BERTRAND XAVIER (1965- )

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Homme politique français, Xavier Bertrand a exercé des responsabilités aux échelles locale et régionale (toujours dans le Nord de la France, dont il est originaire), mais aussi au niveau national.

Porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle de 2007, secrétaire général de l'UMP en 2009-2010, Xavier Bertrand apparaît comme une figure clé de son parti et de la droite parlementaire. Pourtant, son parcours politique ne s'inscrit pas dans le cursus honorum qui passe par l'ENA, les grands corps d'État et les cabinets ministériels, et qu'ont suivi nombre de dirigeants politiques exerçant des responsabilités nationales.

Né le 21 mars 1965 d'une mère employée et d'un père cadre travaillant tous deux dans la banque, c'est à Saint-Quentin, dans l'Aisne, que Xavier Bertrand voit précocement naître sa vocation politique. Ayant pris le parti de Jacques Chirac contre Valéry Giscard d'Estaing lors de l'élection présidentielle de 1981, il se rapproche du RPR. En 1983, au cours d'une visite du Sénat organisée par son père pour le club local d'investisseurs en Bourse, il rencontre Jacques Braconnier, sénateur-maire RPR de Saint-Quentin, qui fait office de guide. Celui-ci le recommande à l'un de ses adjoints, Pierre André, qui le charge d'animer à Saint-Quentin le mouvement des jeunes RPR, dont il devient plus tard, alors qu'il poursuit ses études à Reims, le responsable départemental.

Titulaire d'une maîtrise de droit public et d'un diplôme d'études supérieures spécialisées d'administration locale, il poursuit son apprentissage du métier politique comme assistant parlementaire de Jacques Braconnier de 1987 à 1992. La perte par ce dernier de la mairie de Saint-Quentin, lors des élections de 1989, entrave pour un temps la professionnalisation politique de Xavier Bertrand en le privant en 1992, à l'issue de sa collaboration avec Jacques Braconnier, d'un poste ou d'un mandat municipal qui aurait pu lui permettre de continuer à vivre de la politique. Il devient alors agent général d'assurance, et reprend trois ans plus tard la clientèle de son beau-père, lui-même établi à Saint-Quentin. Il s'impose durant cette période comme l'un des principaux leaders de l'opposition municipale. Lorsque Pierre André remporte la mairie en 1995, il poursuit son ascension politique locale en devenant adjoint au maire et conseiller de district. Cette même année, son initiation maçonnique au Grand Orient de France révèle aussi une « notabilisation » certaine. En 1998, il est élu conseiller général et prend la tête de la fédération RPR de l'Aisne. Réélu adjoint au maire en 2001, il obtient la vice-présidence de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin.

Dès son accès à la députation en 2002, Xavier Bertrand sollicite et se voit rapidement confier des responsabilités dans l'enceinte parlementaire. Sa relative jeunesse et sa longue carrière d'élu d'une ville moyenne de province y constituent des atouts alors que la présence du FN au second tour de l'élection présidentielle est interprétée comme un rejet des élites politiques nationales. Nommé rapporteur spécial du budget des anciens combattants et président du groupe d'études parlementaire sur les professions libérales dès sa première année à l'Assemblée nationale, il apparaît comme un débatteur habile et consensuel, et comme un négociateur efficace.

En 2003, Xavier Bertrand est chargé d'animer le débat national sur les retraites par le président de l'UMP, Alain Juppé, dont il se revendique, avant d'être le rapporteur de la loi que la majorité adopte à l'issue de cette consultation. L'année suivante, le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, dont la trajectoire politique présente de fortes homologies avec la sienne, et qui sait, comme lui, user d'une rhétorique de la proximité pour façonner son image politique, lui offre le poste de secrétaire d'État à l'Assurance-maladie. En 2004 toujours, son entrée au bureau politique de l'UMP témoigne de la position éminente qu'il a su rapidement conquérir au sein de la majorité. Alors que s'affrontent les proches de Jacques Chirac et les partisans de Nicolas Sarkozy, sa fidélité aux premiers lui permet, en 2005, de devenir min [...]

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Blaise MAGNIN, « BERTRAND XAVIER (1965- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 03 mai 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/xavier-bertrand/