ANDERSON WES (1969- )

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L'homme est charmant, fin, distingué, on le croirait issu d'une vieille famille anglaise, mais il est bel et bien américain – texan de surcroît. Né en 1969 à Houston, il a fait des études de philosophie à l'université d'Austin. C'est là qu'il rencontre Owen Wilson et que commence une belle aventure du cinéma indépendant américain. Avec Spize Jonze, Charlie Kaufman, Richard Linklater, Sofia Coppola et le Français Michel Gondry, Wes Anderson a su repousser les limites du cinéma hollywoodien et montrer, en digne et lointain héritier d'un Preston Sturges, que l'Amérique rencontrait sa véritable identité à travers le regard d'outsiders d'autant plus inspirés qu'ils ne s'en laissaient pas conter par les gros bonnets de l'industrie du cinéma.

Wes Anderson réalise dès 1996 un premier long-métrage avec les frères Owen et Luke Wilson : Bottle Rocket est vite remarqué dans les festivals, et l'on sent que cette histoire de « casse » mené à bien par des dépressifs est riche d'un monde qui ne demande qu'à se déployer. Ce sera le cas dès Rushmore (1999). À travers le personnage de Max Fischer, surdoué pour tout ce qui ne concerne pas les études universitaires, l'acteur Jason Schwartzman crée une forme nouvelle de héros, quintessence d'une certaine Amérique – là encore très proche de l'inspiration d'un Preston Sturges – où la réalité des aspirations est toujours contrecarrée par l'immaturité, la névrose familiale ou un improbable adversaire. Tel est le cas ici de Bill Murray qui impose une figure de dépressif dont on retrouvera la trace dans Lost in Translation de Sofia Coppola. The Royal Tenenbaums (La Famille Tenenbaum, 2001) est le premier film d'importance de Wes Anderson, comme en témoigne une distribution qui réunit, outre Bill Murray, Angelica Huston ou les frères Wilson, des vedettes aussi célèbres que Gene Hackman, Ben Stiller, Danny Glover ou Gwyneth Pa [...]


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Écrit par :

  • : professeur d'études cinématographiques et d'esthétique à l'université de Paris-Est-Marne-la-Vallée

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Pour citer l’article

Marc CERISUELO, « ANDERSON WES (1969- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/wes-anderson/