HACKMAN GENE (1930- )

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Acteur de cinéma américain, né le 30 janvier 1930 à San Bernadino, en Californie.

À l'âge de seize ans, Eugene Alden Hackman quitte le foyer familial pour s'engager dans les marines pour cinq ans, et participe ainsi à la guerre de Corée. Il entame plus tard des études de journalisme et de production télévisuelle à l'université de l'Illinois, qu'il abandonne pour suivre des cours d'art dramatique à la Pasadena Playhouse (Californie). Suivent plusieurs tournées d'été et pièces au théâtre Off-Broadway de New York, ainsi qu'un rôle secondaire de policier dans le film Mad Dog Coll (1961). En 1964, il décroche son premier contrat à Broadway dans la pièce Any Wednesday de Muriel Resnick, où il joue un jeune soupirant. Remarqué par des agents d'Hollywood, Hackman se voit bientôt confier un rôle dans le film Lilith (1964), avec, en tête d'affiche, Warren Beatty.

À la fin des années 1960, la carrière cinématographique de Gene Hackman, connu pour son physique rude, ainsi que pour la sincérité et le naturel de son jeu, est durablement lancée. Il apparaît ainsi une nouvelle fois aux côtés de Beatty dans le film culte Bonnie and Clyde (1967) d'Arthur Penn, prestation qui lui vaut d'être nommé à l'oscar du meilleur second rôle. Hackman réitère la prouesse avec I Never Sang for My Father (1970).

L'année 1971 est marquée par sa performance sous les traits du policier non-conformiste Popeye Doyle dans le film d'action The French Connection (French Connection), réalisé par William Friedkin. Gratifié d'un formidable succès, tant public que critique, le film offre à Gene Hackman l'oscar du meilleur acteur. Tout au long des années 1970, il ne va cesser de conforter son statut de premier rôle populaire en jouant dans une série de drames, comme The Poseidon Adventure (1972, L'Aventure du Poséidon), The Conversation (1974, Conversation secrète) ou Night Moves (1975, La Fugue). Quant à ses films plus légers – Young Frankenstein (1974, Frankenstein Junior), satire de Mel Brooks dans laquelle Hackman interprète avec brio le rôle mineur d'un aveugle, et Superman (1978), où il incarne l'infâme héros de bande dessinée Lex Luthor –, ils viennent illustrer sa polyvalence et un talent comique encore peu exploité. Valeur sûre qui excelle dans les registres les plus divers, l'acteur est fort apprécié du public.

Sa filmographie des années 1980 est émaillée de réussites – Reds (1981, Les Rouges), Hoosiers (1986, Le Grand Défi), No Way Out (1987, Sens unique), notamment –, avec, en apothéose, une nouvelle nomination à l'oscar du meilleur acteur pour son jeu dans Mississippi Burning (1988). Quelque années plus tard, Gene Hackman se voit décerner l'oscar du meilleur second rôle pour son interprétation de Little Bill Daggett dans Unforgiven (1992, Impitoyable), western dans lequel le réalisateur Clint Eastwood se livre à une relecture de l'histoire. Gene Hackman s'est illustré depuis dans toute une série de films : Get Shorty (1995, Get shorty, Stars et truands), Enemy of the State (1998, Ennemi d'État), The Royal Tennenbaums (2001, La Famille Tennenbaum), Runaway Jury (2003, Le Maître du jeu), Welcome to Mooseport (2004, Bienvenue à Mooseport).

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages

La suite de cet article est accessible aux abonnés

  • Des contenus variés, complets et fiables
  • Accessible sur tous les écrans
  • Pas de publicité

Découvrez nos offres

Déjà abonné ? Se connecter

Classification

Pour citer l’article

« HACKMAN GENE (1930- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 septembre 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/gene-hackman/