VAISSEAUX SANGUINS ET LYMPHATIQUES

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Radiologie : aortographie

Radiologie : aortographie
Crédits : Collection Guy Pallardy

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Unité fonctionnelle capillaire

Unité fonctionnelle capillaire
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Capillaire : coupe transversale

Capillaire : coupe transversale
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Radiologie : visualisation du système vasculaire

Radiologie : visualisation du système vasculaire
Crédits : Collection Guy Pallardy

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Les lymphatiques

La circulation lymphatique est moins bien connue que celle des artères et des veines. D'abord parce que la pathologie des lymphatiques est moins riche que celle des autres vaisseaux, ensuite parce que son exploration est plus délicate et ne fait guère l'objet de travaux sérieux que depuis quelques années.

Anatomie

Le système lymphatique naît de culs-de-sac endothéliaux ayant avec les tissus les mêmes rapports que les capillaires sanguins. Les capillaires lymphatiques existent dans tous les tissus. Par convergence, ils donnent des canaux de plus en plus importants, qui se réunissent pour former des collecteurs.

Les parois des vaisseaux lymphatiques sont constituées de trois tuniques : une tunique interne, représentée par un endothélium aplati et une couche sous-endothéliale ; une tunique moyenne contractile, formée de fibres lisses ; une tunique externe conjonctivo-élastique. La lumière des lymphatiques est cloisonnée par des valvules comparables à celles des veines et qui évitent le reflux de la lymphe.

Sur le trajet des lymphatiques, on trouve des ganglions, qui sont des formations de tissu lymphoïde. Ils sont arrondis, ovoïdes ou réniformes, et constituent des relais disposés le long de la circulation lymphatique. Les vaisseaux afférents aboutissent à la corticale du ganglion, et les efférents se détachent du hile ganglionnaire. Rarement isolés, ces ganglions se groupent en amas dans des aires anatomiques : les ganglions inguinaux au niveau de l'aine et les ganglions axillaires contrôlent respectivement la quasi-totalité des lymphatiques des membres inférieur et supérieur. Dans le bassin, les ganglions suivent l'axe des gros vaisseaux (ganglions iliaques), et c'est sur les flancs de l'aorte que siègent les volumineux ganglions qui drainent les lymphatiques de l'abdomen. Ceux-ci aboutissent à un réservoir, la citerne de Pecquet, qui se trouve au-devant de l'aorte et sous le diaphragme. Il s'en détache le canal thoracique, qui est le collecteur terminal de la quasi-totalité de l'organisme. Ce canal parcourt le médiastin postérieur en longeant l'aorte e [...]


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Écrit par :

  • : chargé d'enseignement à la faculté, coordinateur de l'enseignement de phlébologie à l'université de Paris-VII
  • : chirurgien assistant des hôpitaux, membre de la Société internationale de chirurgie cardio-vasculaire

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Pour citer l’article

Didier REINHAREZ, Claude ELBAZ, « VAISSEAUX SANGUINS ET LYMPHATIQUES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/vaisseaux-sanguins-et-lymphatiques/