VACUOLE VÉGÉTALE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

La cellule végétale typique (cellule foliaire, cellule corticale de racine ou de tige) renferme une grande vacuole centrale, ce qui signifie que le protoplasme de cette cellule est creusé d'une vaste dépression remplie d'une solution saline ou colloïdale diluée — le liquide vacuolaire — et bordée par une membrane simple, le tonoplaste. Certains colorants « vitaux », comme le rouge neutre, envahissent le territoire vacuolaire sans déborder du tonoplaste lorsque la cellule est vivante ; en cas de mort cellulaire, le rouge neutre envahit tout le protoplasme, qui se teinte uniformément en rose. Au microscope électronique, sur une coupe ultrafine de cellule (fixée à la glutaraldéhyde et contrastée au tétroxyde d'osnium ou au permanganate de potassium), la vacuole apparaît comme une zone plus claire que le cytoplasme environnant ; le tonoplaste présente, à fort grossissement, l'image trilamellaire classique valable pour toutes les membranes cellulaires.

La pression osmotique du liquide vacuolaire, combinée à la contre-pression pariétale exercée sur la cellule par les parois du cadre pectocellulosique, détermine les mouvements d'eau entre le milieu et la cellule végétale. On appelle potentiel hydrique (Ψ) de la cellule, la différence entre la contre-pression due à la déformation élastique des parois et la pression osmotique de la vacuole

Ψ est habituellement de l'ordre de —10 à —15 bars (10 bars = 1 mégapascal) dans de nombreux tissus végétaux. L'eau migre toujours des milieux de potentiels hydriques élevés vers les milieux de plus bas potentiels. Lorsque l'eau pénètre dans une cellule végétale et gonfle la vacuole (endosmose), la cellule entre en turgescence : cet état des cellules provoque le port dressé des végétaux non ligneux ; au contraire, lorsque de l'eau quitte la vacuole vers un milieu extérieur de plus bas potentiel hydrique (exosmose ou transpiration), la cellule perd sa turgescence puis entre en plasmolyse. Il s'ensuit un état de flétrissement des tissus qui ne doit pas [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages


Écrit par :

  • : professeur honoraire de biologie cellulaire à l'université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

Classification


Autres références

«  VACUOLE VÉGÉTALE  » est également traité dans :

ABSORPTION VÉGÉTALE

  • Écrit par 
  • René HELLER, 
  • Jean-Pierre RONA
  •  • 4 470 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La diffusion »  : […] La diffusion est un mouvement spontané (sans dépense d'énergie métabolique) des ions dans le sens de leur gradient de potentiel électrochimique Δ μ (gradients de concentration et de potentiel électrique membranaire). La diffusion tend à annuler le gradient de potentiel électrochimique des ions entre deux compartiments séparés par une membrane biologique (par exemple, le plasmalemme – membrane pl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/absorption-vegetale/#i_80556

CELLULE - L'organisation

  • Écrit par 
  • Pierre FAVARD
  •  • 11 007 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Cellule végétale »  : […] Une cellule du tissu vert friable que renferme une feuille d'épinard (parenchyme palissadique) d'une feuille d'épinard est de forme prismatique et mesure 60 μm de haut et 20 μm de large. De forme prismatique (fig. 4), elle est délimitée par une paroi rigide de 0,1 μm d'épaisseur, riche en polysaccharides. C'est un cytosquelette extracellulaire dont les constituants sont synthétisés par la cellu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cellule-l-organisation/#i_80556

DÉVELOPPEMENT (biologie) - Le développement végétal

  • Écrit par 
  • Georges DUCREUX, 
  • Hervé LE GUYADER, 
  • Jean-Claude ROLAND
  •  • 19 202 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre « Croissance et morphogenèse cellulaires »  : […] La différenciation cellulaire s'accompagne d'une augmentation de surface souvent très importante et orientée (fig. 18a) . Le phénomène résulte d'une croissance différentielle de la paroi. Celle-ci, qualifiée à ce stade de paroi primaire, est mince ; elle est à la fois plastique, pour permettre l'extension, et résistante, pour assurer son rôle squelettique. La paroi établit au niveau de la lamelle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/developpement-biologie-le-developpement-vegetal/#i_80556

ÉPICTÈSE

  • Écrit par 
  • René HELLER
  •  • 471 mots

Propriété des cellules végétales de pratiquer une absorption supplémentaire de sels minéraux pour maintenir leur pression osmotique interne légèrement supérieure à celle du milieu. L'épictèse (du grec : ktésis , acquisition, épi , en supplément) fut découverte par le physiologiste français Lapicque en 1925 sur l'algue brune Ectocarpus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epictese/#i_80556

SÈVES

  • Écrit par 
  • René HELLER
  •  • 7 354 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Turgescence et déficit hydrique »  : […] Les feuilles ont une teneur en eau qui se situe entre 60 p. 100 (tilleul) et près de 90 p. 100 (tomate) de leur poids frais. Pour les organes jeunes et les tubercules elle est de plus de 95 p. 100, alors qu'au contraire pour les graines et les spores elle n'est que de 5 à 15 p. 100. La valeur précise de la teneur en eau dépend des conditions ambiantes, car le volume des cavités intratissulaires et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/seves/#i_80556

TISSUS VÉGÉTAUX

  • Écrit par 
  • Jean-Claude ROLAND
  •  • 3 838 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Structure et fonctions des tissus primaires »  : […] Les parenchymes sont constitués de cellules relativement banales et peu structurées, aux caractères polyvalents. Elles sont en général très vacuolisées, à parois minces et séparées par de grands méats aérifères : on parle alors de parenchymes lacuneux. La spécialisation fonctionnelle porte principalement sur les plastes , ce qui pe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tissus-vegetaux/#i_80556

TURGESCENCE

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 376 mots

En cytologie végétale, pression qui applique naturellement le cytoplasme contre la paroi cellulaire pecto-cellulosique, et qui, en vertu du principe de l'action et de la réaction, peut être considérée dans le sens inverse (pression de membrane ou de paroi, sur la masse cytoplasmique). L'origine de la turgescence se trouve dans les corps dissous (sels notamment) dans l'eau cellulaire, principalemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/turgescence/#i_80556

VÉGÉTAL

  • Écrit par 
  • Marie POTAGE, 
  • Arnaud VAN HOLT
  •  • 2 013 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Quelles sont les caractéristiques d’une cellule végétale ? »  : […] Il est difficile de décrire une cellule végétale « type » puisque l’on retrouve des différences structurales entre les cellules des diverses lignées d’algues, ou entre des types cellulaires distincts existant au sein d’un même organisme végétal pluricellulaire. En plus des organites typiquement eucaryotes tels que le noyau et les mitochondries, une cellule végétale possède généralement trois struc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vegetal/#i_80556

Pour citer l’article

Paul MAZLIAK, « VACUOLE VÉGÉTALE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/vacuole-vegetale/