TOXICOLOGIE

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La toxicologie est la science qui s'occupe des poisons, ou toxiques, s'agissant :

– de leurs origines ;

– de leurs propriétés physiques, chimiques et biologiques ;

– de leurs modalités et de leurs mécanismes d'action ;

– de leur détection et de leur dosage ;

– des moyens de combattre leurs actions nocives soit par la mise en œuvre de moyens thérapeutiques, notamment d'antidotes, soit par l'établissement de mesures de prévention.

Il convient de préciser ce qu'on doit entendre par « poison », ou « toxique ».

On dit d'une substance qu'elle est un poison ou un toxique lorsque, après pénétration dans l'organisme, par quelque voie que ce soit – à une dose relativement élevée (en une fois ou en plusieurs fois très rapprochées) ou par petites doses longtemps répétées –, elle provoque, dans l'immédiat ou après une phase de latence plus ou moins prolongée, de façon passagère ou durable, des troubles d'une ou de plusieurs fonctions de l'organisme pouvant aller jusqu'à leur suppression complète et amener la mort.

La connaissance des poisons est fort ancienne car il semble que les premiers toxiques utilisés aient servi à empoisonner des flèches destinées à la chasse ou à la guerre. Le terme de toxique dérive d'ailleurs du mot grec toxon, qui signifie « arc » et cette étymologie rappelle que l'humanité s'est, hélas, toujours fort préoccupée de trouver des moyens de tuer. L'utilisation militaire de toxiques chimiques puis celle de la bombe atomique ne sont certes pas là pour donner un démenti à cette assertion. Il en est de même, à travers les siècles, de l'emploi des poisons dans des buts criminels. Que d'affaires célèbres pourraient être évoquées, qui permettraient de montrer comment, peu à peu, les toxicologues ont affiné leurs techniques de recherche et notablement réduit, par la crainte salutaire inspirée aux criminels de la découverte de leurs forfaits, la fréquence de tels empoisonnements !

Voies de pénétration des poisons

La pénétration des poisons dans les organismes vivants peut se faire selon différentes modalités. Chez l'homme et les Mammifères supérieurs, à côté de la voie orale (dite souvent digestive), les poisons peuvent emprunter la voie respiratoire et la voie cutanée.

La voie respiratoire est à considérer non seulement dans le cas des poisons gazeux, mais encore dans celui des substances liquides et même solides possédant une tension de vapeur appréciable ou capables d'être dispersées sous forme de particules de taille suffisamment petite (aérosols, fumées, microbrouillards...) pour pouvoir, n'étant pas arrêtées mécaniquement au niveau des voies aériennes supérieures, pénétrer par les ramifications les plus fines de l'arbre respiratoire jusqu'aux alvéoles pulmonaires et, en dehors des effets locaux qu'elles peuvent y provoquer, traverser l'épithélium pulmonaire et gagner la circulation générale pour accéder ensuite aux organes essentiels.

La pénétration par la peau et les muqueuses peut également revêtir une grande importance dans le cas, notamment, de nombreuses substances susceptibles d'être solubilisées par les lipides cutanés tels que les dérivés nitrés et aminés aromatiques (nitrobenzène, aniline...), les solvants chlorés (tétrachlorure de carbone, trichloréthylène...) et les dérivés organiques du plomb (plomb tétraméthyle et plomb tétraéthyle) ajoutés comme agents dopants aux essences de pétrole utilisées comme carburants. Il n'est pas étonnant, dans ces conditions, que des cas d'intoxication par absorption cutanée de poisons soient connus depuis fort longtemps et soient devenus beaucoup plus fréquents avec le développement de l'ère chimique.

Aux trois voies mentionnées (orale, respiratoire et cutanée), il faut ajouter, au moins quand il s'agit de substances à action médicamenteuse, des voies plus exceptionnelles : hypodermique, intramusculaire et intraveineuse...

Formes de toxicité

Il existe différentes formes de toxicité. Citons la toxicité aiguë ou subaiguë et la toxicité à long terme résultant de l'absorption répétée de petites doses ou d'une dose unique.

La première à considérer est la toxicité aiguë ou subaiguë, c'est-à-dire celle qui résulte, dans l'immédiat, de l'absorption par la bouche, par la voie pulmonaire ou par pénétration à travers la peau, en une seule fois ou en plusieurs fois très rapprochées, d'une dose suffisamment importante. Il en est ainsi, par exemple, à la suite de l'ingestion de nombreux produits ou de l'inhalation de gaz ou de vapeurs tels que l'oxyde de carbone, le chlore ou l'acide cyanhydrique. Les manifestations de cette forme de toxicité sont spectaculaires, puisqu'elles peuvent même se traduire par une mort rapide. C'est la raison pour laquelle une opinion très répandue tend à considérer les poisons comme des substances qui tuent violemment. Sur le plan expérimental, d'ailleurs, l'estimation de la toxicité aiguë d'une substance donnée s'effectue couramment au laboratoire en déterminant les doses létales, et particulièrement la dose létale 50 (D.L. 50), c'est-à-dire celle qui entraîne la mort de 50 p. 100 des animaux soumis à l'administration de la substance. Cette dose peut varier dans de très larges limites en fonction de l'espèce animale expérimentée, ainsi que de divers facteurs, notamment de la voie d'administration.

La seconde forme est la toxicité à long terme. On ne saurait trop souligner que les effets toxiques ne résultent pas seulement de l'absorption, en un court espace de temps, de doses relativement fortes, mais aussi très souvent de l'absorption de doses même très minimes, en tout cas beaucoup trop faibles pour entraîner des effets de toxicité aiguë, dont la répétition finit par provoquer des intoxications beaucoup plus insidieuses, car elles apparaissent en général sans aucun signe d'alarme. Tel est le cas des poisons dits cumulatifs, parmi lesquels on mentionnera, entre autres, l'alcool méthylique, les hétérosides de la digitale, les dérivés minéraux de l'arsenic et du fluor, les métaux lourds (plomb, mercure, cadmium, thallium). Ces poisons sont retenus dans l'organisme à la faveur d'affinités de nature physique (solubilité dans les lipides beaucoup plus élevée que dans les liquides aqueux, adsorption), ou chimique (fixation sur tel ou tel constituant cellulaire), ou encore par suite de leur action nocive sur le filtre rénal qui entrave leur élimination (métaux lourds). L'absorption de ces petites doses, qui, si elles s'éliminaient normalement, serait sans conséquences discernables, provoque, au bout d'un certain temps, des troubles dont la symptomatologie est très variée : par exemple, action sur la croissance, le comportement général, la composition chimique des humeurs, la structure histologique et les fonctions des différents organes (foie, reins, centres nerveux, moelle osseuse, glandes endocrines), la formule sanguine, l'aptitude à la reproduction, la durée de vie. On donne, en général, à ces formes d'intoxications le nom d'intoxications chroniques. C'est une mauvaise dénomination, car il n'est pas impossible qu'une lésion irréversible, et par conséquent chronique, puisse être la conséquence d'un phénomène initial de toxicité aiguë. C'est pourquoi il est préférable de parler de toxicité à long terme.

Un exemple de ce type de toxicité est fourni par les dérivés minéraux du fluor. Si on considère, par exemple, le flœrure de sodium, alors qu'une dose dépassant largement le gramme est nécessaire pour provoquer, chez l'homme adulte, une intoxication aiguë grave, il suffit, lorsqu'elles sont répétées jour après jour, de doses de quelques centigrammes pour provoquer une intoxication à long terme, dite fluorose, caractérisée par des lésions dentaires et osseuses et des phénomènes sévères de cachexie. C'est la raison pour laquelle la concentration d'ions fluor dans les eaux d'alimentation ne doit pas dépasser 1,5 mg/l. On citera également l'exemple de l'insecticide D.D.T., dont la D.L. 50 per os chez le rat se situe aux environs de 250 mg/kg. Or l'administration au même animal pendant sept ou huit mois d'un régime renfermant seulement 5 mg/kg de l'insecticide, soit une absorption journalière ne dépassant pas 0,1 mg, provoque l'apparition de lésions hépatiques. De même, P. Kastli (1955) a observé une inhibition nette de la croissance et des accidents nerveux graves chez des veaux allaités par des vaches nourries avec des fourrages souillés de petites quantités de D.D.T.

Il faut bien souligner que, très souvent, il n'existe pas de relation prévisible entre la toxicité aiguë et la toxicité à long terme. Un exemple très significatif est celui des isomères d'un autre insecticide, l'hexachlorocyclohexane. Si, en effet, du point de vue de la toxicité aiguë, l'isomère γ (lindane) est de beaucoup le plus toxique (D.L. 50 per os chez le rat de l'ordre de 125 mg/kg), c'est, en revanche, l'isomère β qui tient de loin la tête du point de vue de la toxicité à long terme, par suite de sa rétention dans le rein, le cerveau, le foie et les réserves lipidiques. Alors qu'il est pratiquement impossible de tuer un rat en lui administrant une dose unique de cet isomère (D.L. 50 de l'ordre de 6 000 mg/kg), il suffit de soumettre pendant huit à neuf mois le même animal à un régime n'en renfermant que 10 mg/kg pour provoquer une intoxication grave, caractérisée, entre autres, par une atteinte sévère du foie (dégénérescence graisseuse, foyers de nécrose, altérations cytologiques diverses).

Les substances douées d'action cancérogène apparaissent encore plus dangereuses. D'après les résultats obtenus par H. Druckrey et H. Kupfmuller (1949) chez le rat avec le paradiméthylaminoazobenzène (jaune de beurre : colorant azoïque producteur d'hépatomes, autrefois employé, au moins dans certains pays, pour la coloration des margarines), il semble qu'il faille admettre cette notion, a priori paradoxale, que les effets de chaque dose isolée s'ajoutent pendant toute la vie des animaux d'expérience, quel que soit le jeu des éliminations et des dégradations métaboliques. Il y aurait cumulation d'effets, et non plus cumulation de doses. Les substances cancérogènes occuperaient ainsi une place à part parmi les agents de toxicité à long terme, car, dans leur cas, on ne pourrait fixer de doses seuils, puisque, du fait de la persistance de l'effet, après élimination du produit, aucune dose, si minime soit-elle, ne serait sans danger si elle est répétée et si un temps suffisamment long s'écoule pour lui permettre de manifester son activité. Il s'agit là d'un problème très important donnant toujours lieu à des discussions d'un grand intérêt à l'échelle internationale et à des recherches activement poursuivies sur les relations entre les doses et les effets dans le cas des agents cancérogènes, qu'ils soient physiques, comme les rayons X et les radiations émises par les éléments radioactifs, ou chimiques. Certaines observations dans le domaine de la biologie moléculaire conduisent, en effet, à admettre la possibilité d'une réparation des lésions au niveau des macromolécules nucléiques qui conditionnent le développement de la prolifération maligne.

Il faut, enfin, envisager la possibilité d'effets cumulatifs à travers plusieurs générations. C'est la raison pour laquelle, dans les essais de toxicité à long terme, il est souhaitable, au moins dans les cas des espèces à vie courte (par exemple, rat, souris), de prolonger l'expérimentation pendant toute la vie d'au moins deux générations d'animaux.

Ces notions ont une grande importance en raison du nombre d'agents chimiques auxquels l'homme peut se trouver exposé dans les conditions de la vie moderne. À cet égard, une attention toute particulière doit être accordée à deux facteurs auxquels il est fatalement soumis dès sa naissance et dont l'action se continue pendant toute la vie : l'air et l'alimentation.

Il faut remarquer ici que, en dehors des effets de toxicité aiguë ou subaiguë dans l'immédiat et des effets de toxicité à plus ou moins long terme pouvant résulter de l'absorption répétée de petites doses, il existe des effets également à plus ou moins long terme pouvant résulter de l'absorption d'une dose unique. À cet égard, on a fourni ces dernières années divers exemples de produits susceptibles de faire apparaître, dans ces conditions, des effets graves après une phase de latence plus ou moins prolongée et alors qu'ils ont disparu de l'organisme. Il en est ainsi, par exemple, d'un herbicide dérivé du bipyridinium qui, plusieurs semaines après l'ingestion d'une certaine dose n'ayant entraîné que des troubles gastro-intestinaux mineurs, provoque une prolifération des cellules de l'épithélium pulmonaire pouvant causer la mort par inhibition de la diffusion de l'oxygène. Il en est ainsi également de certains insecticides organo-phosphorés doués d'une action neurotoxique retardée, se traduisant par des phénomènes de dégénérescence des axones des neurones du système nerveux central avec démyélinisation conduisant à des paralysies. Ce sont là, comme les a si bien dénommés J. M. Barnes, des « poisons qui frappent et s'en vont » (poisons that hit and run). Dans certains cas, les effets d'une dose unique peuvent se manifester à très long terme. Il en va de la sorte avec des cancérogènes comme les nitrosamines et substances apparentées (nitrosamides). C'est ainsi que l'administration à une rate gravide, au milieu de la période de gestation, de méthylnitroso-urée, à une dose qui ne provoque aucun phénomène de toxicité apparent chez cet animal, provoque chez les descendants, lorsqu'ils ont atteint l'âge adulte, des cancers du cerveau (cancérogenèse transplacentaire).

Toxicologie et thérapeutique

Les rapports de la toxicologie avec la thérapeutique sont étroits, car la distinction entre poison et médicament est en réalité subtile. Il faut bien savoir que, si, à doses convenables, les médicaments peuvent exercer des effets salutaires, ils peuvent, au contraire, provoquer des actions nocives lorsque les doses administrées sont trop fortes, la marge entre les doses thérapeutiques et les doses toxiques étant parfois d'autant plus faible que, en dehors du médicament, de ses modalités d'administration et de son association éventuelle avec d'autres produits, interviennent des facteurs nombreux et complexes, tenant, entre autres, au terrain physique et psychique du patient, à ses conditions de vie et même à la nature et à l'évolution de sa maladie. Cette notion classique des rapports étroits entre l'action médicamenteuse et l'action toxique, si bien soulignée, après Paracelse, par Claude Bernard dans ses leçons au Collège de France, est connue depuis des temps très anciens ; ainsi, les Grecs désignaient par le même terme, pharmacon, le poison et le médicament. Son importance s'est accrue avec la découverte des multiples effets secondaires indésirables que peuvent exercer les substances médicamenteuses à côté de leurs effets bénéfiques. Il en est résulté l'existence d'une pathologie thérapeutique s'extériorisant par de véritables maladies médicamenteuses. Il suffit de rappeler à cet égard les effets tératogènes exercés par certains produits médicamenteux, dont la thalidomide constitue un exemple spectaculaire. La consommation par la femme enceinte d'un tel médicament, par ailleurs dépourvu de nocivité aux doses d'emploi préconisées comme hypnotique et tranquillisant, mais dont la consommation à une certaine période de la gravidité (celle de la formation des ébauches embryonnaires : du 23e au 40e jour) provoque des anomalies très graves chez le fœtus, se traduit par la naissance de véritables monstres.

Ces remarques expliquent la fréquence relative des accidents causés par les substances médicamenteuses et même, parfois de façon dramatique, en raison du jeu capricieux et imprévisible des intolérances innées ou acquises, par certaines substances que des esprits non avertis tendraient à considérer comme absolument anodines. L'extraordinaire accroissement du nombre des corps synthétiques mis par l'industrie chimique à la disposition des thérapeutes, dans les buts les plus divers, n'a fait que multiplier ces risques que vient encore aggraver l'extrême diversité des agressions exogènes concourant à l'installation de réactions d'allergie.

Il resterait beaucoup à dire sur la toxicologie des produits médicamenteux, et en particulier à envisager l'étude des substances génératrices de toxicomanies qui conduisent à la déchéance physique et morale de l'individu. C'est tout le problème du fléau social que constitue la drogue.

Il est bien évident que l'étude des moyens thérapeutiques de lutte contre l'action nocive des poisons est capitale en toxicologie. Y contribuent puissamment, dans le cas de l'homme, les spécialistes de la toxicologie clinique, notamment au niveau des centres antipoisons. Mais les spécialistes de la toxicologie expérimentale peuvent souvent, par leurs investigations, apporter des bases fondamentales pour la découverte d'antidotes. Il en a été ainsi, parmi beaucoup d'autres exemples, dans le cas du dimercapto-2, 3 propanol (ou BAL), très actif vis-à-vis des intoxications par des éléments thioloprives comme l'arsenic ou le mercure, ainsi que dans celui des réactivateurs des cholinestérases de la série de la pralidoxime, efficaces contre la plupart des insecticides organophosphorés anticholinestérasiques.

La toxicologie moderne

Un des chapitres de la toxicologie moderne est l'étude des risques de nocivité pouvant résulter de la pollution chimique de l'air des villes. On concevra qu'il s'agisse d'un problème extrêmement sérieux, si l'on songe que l'air est l'« aliment » le plus fondamental de l'homme qui, chaque jour, en absorbe un peu plus de 15 kilogrammes.

Le développement croissant de l'industrie nucléaire, joint aux applications sans cesse plus nombreuses des radio-isotopes, n'est pas pour diminuer les craintes. Particulièrement redoutables sont, en effet, les risques pouvant résulter pour la santé de l'exposition prolongée, à des doses même minimes, de produits radioactifs dont certains, comme le strontium 90, ont une vie très longue et sont solidement retenus dans les tissus. Il est bon de préciser qu'ils sont capables de pénétrer dans l'organisme non seulement par voie respiratoire, mais encore et surtout par voie digestive, par suite de contaminations éventuelles de la chaîne alimentaire, y compris les eaux.

Un autre chapitre de la toxicologie s'est ouvert depuis que, pour lutter contre les nombreux parasites et ravageurs de cultures, parmi lesquels il faut surtout citer les insectes, les moisissures et les rongeurs, ont été mis en œuvre des agents chimiques, qualifiés de pesticides, dont le nombre s'est progressivement accru. Leur emploi comporte, dès lors, des risques de nocivité pour les manipulateurs chargés de leur application et, par suite de leur persistance sous forme de résidus, pour les consommateurs des produits végétaux traités.

D'autres ramifications de la toxicologie dans le domaine alimentaire sont à envisager. Les intoxications alimentaires ont des origines très diverses : méprises, fraudes, contaminations chimiques ou bactériennes au cours de la préparation, de la conservation ou de la distribution. Il faut y ajouter les risques de nocivité résultant de l'addition volontaire aux aliments d'agents chimiques les plus divers et, en particulier, de conservateurs ou de colorants, dont certains, tel le paradiméthylaminoazobenzène, ont été reconnus cancérogènes.

La diffusion d'emploi des produits chimiques sur le plan ménager, par exemple, comme produits d'entretien, comme insecticides ou même comme produits de toilette ou de beauté, pose aussi des problèmes toxicologiques exigeant une vigilance continue pour la protection des populations. Les effets neurotoxiques graves provoqués chez les nourrissons par l'usage inconsidéré de préparations contenant de trop fortes doses de l'antiseptique hexachlorophène constituent, à cet égard, un exemple spectaculaire.

Une science, dont l'objectif est l'étude des toxiques, doit se préoccuper tout d'abord de leur origine. Il faut savoir, en effet, s'ils sont fabriqués par l'homme ou s'ils existent dans la nature, élaborés par les animaux, comme les ptomaïnes ou les venins, par les végétaux, comme les alcaloïdes, par les bactéries, comme les nitrites, ou par les moisissures, comme les mycotoxines, dont certaines, notamment les aflatoxines, hautement cancérogènes pour le foie, sont des toxiques terriblement actifs. Cette connaissance est un élément fondamental pour l'orientation des efforts en vue de soustraire les populations à leur influence.

De plus, il faut connaître les propriétés physiques et chimiques des produits toxiques pour comprendre comment ils peuvent pénétrer dans les organismes vivants, y circuler, s'y transformer, en être éliminés ou s'y accumuler.

De façon primordiale, il s'impose de révéler les récepteurs, morphologiques ou biochimiques, sensibles à leurs effets biologiques néfastes. Le premier stade des études, de nature descriptive, consiste à découvrir les symptômes qu'ils provoquent. Il doit être suivi d'investigations en profondeur pour tenter d'établir les mécanismes de production de ces symptômes, d'en expliquer le pourquoi, qu'il s'agisse d'altérations histologiques ou de lésions biochimiques. À cet égard, il faut souligner que la toxicologie est typiquement une discipline scientifique pluridisciplinaire, située au carrefour de toute une série de disciplines fondamentales, physico-chimiques ou biologiques. Elle doit, de ce fait, emprunter leurs méthodes et, tenant compte de leurs progrès, appliquer leurs acquisitions à l'étude des problèmes qui lui sont propres. Sur le plan biologique que constitue la révélation des risques, elle doit mettre en œuvre, entre autres, les méthodes de la physiologie, de la pharmacodynamie, de la pathologie expérimentale, de l'anatomie pathologique, de l'histologie, de la cytochimie, de la biochimie, et même de la biologie moléculaire, de l'immunologie, de la génétique et de la biophysique.

Pour prendre un seul exemple, celui des approches biochimiques, un intérêt majeur s'attache à l'étude des transformations métaboliques subies par les poisons dans les organismes animaux ou végétaux, étude qu'est venue faciliter l'introduction de l'emploi de traceurs, et particulièrement des traceurs radioactifs, pour marquer les molécules. Cette étude, que complète celle des inductions enzymatiques, est capitale non seulement du point de vue analytique – les déterminations qualitatives et quantitatives dans les milieux biologiques devant nécessairement porter sur les dérivés auxquels les produits absorbés donnent naissance – mais encore du point de vue biologique, car la nature et l'intensité des actions toxiques, notamment celles à long terme, sont le plus souvent conditionnées par les transformations subies, qui sont loin d'être toujours, comme on l'a longtemps cru, des processus de détoxification. C'est ainsi que la transformation du benzène, par oxydation nucléaire, en composés phénoliques antimitotiques paraît bien rendre compte de la différence considérable d'agressivité vis-à-vis de la moelle osseuse existant entre cet hydrocarbure aromatique et ses homologues supérieurs, en particulier le toluène, ou méthylbenzène, qui, subissant une oxydation dans la chaîne latérale, conduit à la production d'acide benzoïque, composé ne possédant pas les propriétés antimitotiques des phénols. C'est là une base précieuse de la prophylaxie du benzénisme.

D'une importance primordiale sont également les recherches ayant pour but de révéler les anomalies biochimiques causales et d'obtenir ainsi, en même temps que l'explication de la nature des symptômes d'intoxication, des bases vraiment rationnelles pour combattre la nocivité des poisons en tentant de supprimer ou de compenser les lésions biochimiques qu'ils provoquent. Pour illustrer la fécondité de cette voie de recherche, dont on peut attendre encore la compréhension des phénomènes de toxicité sélective vis-à-vis de catégories définies d'êtres vivants, ou même, au sein d'une espèce déterminée, vis-à-vis de certains tissus normaux ou pathologiques, quelques exemples très classiques peuvent être utilement mentionnés : le blocage de l'hémoglobine par l'oxyde de carbone, celui de la cytochrome-oxydase par l'acide cyanhydrique, celui des groupements thiols des protéines par de nombreux toxiques.

Il est intéressant de mentionner encore, de façon plus générale, les lésions biochimiques provoquées par des substances auxquelles leur configuration moléculaire permet de se substituer à des métabolites ayant normalement un rôle physiologique important et de bloquer ainsi certains des grands cycles de dégradation et de synthèse biochimiques.

Un bel exemple, s'ajoutant aux exemples classiques des sulfamides, des antivitamines, des antipuriques et des antipyrimidiques, en est fourni par l'acide monofluoracétique, qui se comporte en quelque sorte comme l'acide acétique dans le métabolisme. S'engageant dans les réactions du cycle tricarboxylique, il est finalement transformé en un acide fluorocitrique qui, en inhibant l'aconitase, bloque la dégradation oxydative du métabolite intermédiaire que constitue l'acide citrique et, par suite, le cycle tricarboxylique tout entier (cf. métabolisme, fig. 2). On conçoit qu'un tel blocage puisse entraîner de graves conséquences pour les centres nerveux, dont le fonctionnement normal dépend principalement de l'énergie fournie par le glucose apporté par la circulation sanguine. On explique ainsi, de façon logique, les effets convulsivants intenses de l'acide monoflluoracétique et de ses dérivés, dépendant de leur transformation en un acide fluorocitrique, que R. Peters a appelée fort justement une synthèse létale. Il est opportun de préciser que l'enzyme aconitase, dont l'inhibition est à la base de cette synthèse, est localisée, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, dans les mitochondries.

Cette remarque permet de souligner l'immense intérêt qui s'attache à la considération dans les recherches toxicologiques des organites intracellulaires isolés (noyau, mitochondries, microsomes, par exemple), qui peuvent être le support d'activités enzymatiques très différentes. Jusqu'ici, la majorité des études de localisation et de métabolisme des toxiques a porté sur des organes entiers. Mais il ne faut pas oublier que, au sein même d'un tissu déterminé, ou plus exactement au sein des cellules qui le constituent, la répartition d'un toxique est certainement loin d'être uniforme. Il se pourrait, dans ces conditions, que l'accumulation éventuelle d'un toxique au niveau de tel ou tel organite intracellulaire puisse conditionner la réalisation de concentrations très supérieures à celles que révèle l'analyse du tissu in toto, et, en tout cas, suffisantes pour qu'il puisse en résulter des inhibitions sélectives de systèmes enzymatiques fondamentaux. C'est là le vaste domaine de la toxicologie cellulaire.

Il faut également envisager l'éventualité d'induction, au niveau de molécules biologiques hautement polymérisées telles que les acides nucléiques, d'altérations structurales, y imprimant, en quelque sorte, des messages toxiques dont la matérialisation n'apparaîtrait qu'à longue échéance sous forme, par exemple, d'effets cancérogènes ou de mutations génératrices de monstruosités biologiques. Il existerait ainsi des intoxications d'origine moléculaire, de même qu'il existe, comme l'a bien démontré L. C. Pauling, des maladies moléculaires.

Ce sont là quelques horizons, combien passionnants et prometteurs, de la toxicologie moderne.

—  René TRUHAUT

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Écrit par :

  • : membre de l'Académie des sciences, membre de l'Académie nationale de médecine.

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AGNOTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Mathias GIREL
  •  • 4 994 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Intentions des acteurs de l’ignorance »  : […] Certaines critiques dirigées contre la version stratégique de l’agnotologie tenaient au fait qu’une explication complète devait incorporer une description des intentions des acteurs ainsi que de la manière dont ces intentions avaient pu causer les événements. On peut hésiter à tenir compte de l’intention lorsqu’il s’agit de juger de la qualité d’én […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/agnotologie/#i_857

ALCALOÏDES

  • Écrit par 
  • Jacques E. POISSON
  •  • 5 684 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Propriétés et utilisations diverses »  : […] La forte activité biologique des alcaloïdes en fait parfois des toxiques puissants qui ont été impliqués dans des accidents et des affaires criminelles. On les retrouve comme principes actifs de préparations utilisées dans des cérémonies rituelles ou comme poisons d'épreuve dans des ordalies (mescaline de diverses cactacées, psilocybine de champig […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alcaloides/#i_857

ALCOOLISME

  • Écrit par 
  • Marie CHOQUET, 
  • Michel CRAPLET, 
  • Henri PÉQUIGNOT, 
  • Alain RIGAUD, 
  • Jean TRÉMOLIÈRES
  •  • 10 033 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Effets neuro-psychiques »  : […] Généralement consommé comme un stimulant, l'alcool en réalité se rapproche plutôt des anesthésiques. Il fut le premier anesthésique connu en chirurgie générale. Dans la classification actuelle des substances qui agissent sur le système nerveux, il se rapproche des tranquillisants dont l'effet électif est l'apaisement de l'angoisse. L' intoxication […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alcoolisme/#i_857

ALCOOLISME FŒTAL

  • Écrit par 
  • Chantal GUÉNIOT
  •  • 896 mots

Depuis 2007, toutes les bouteilles d'alcool en France comportent un pictogramme pour mettre en garde les femmes enceintes sur les risques de la consommation d'alcool pour le fœtus. Bien qu'à peine visible, ce dessin a constitué une petite révolution dans notre pays viticole, en symbolisant le message que toute consommation d'alcool peut être dange […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alcoolisme-foetal/#i_857

ALIMENTATION (Aliments) - Risques alimentaires

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre RUASSE
  •  • 4 747 mots

Dans le chapitre « Hygiène structurale »  : […] À côté des nuisances exogènes, l'alimentation risque d'apporter au consommateur des nuisances liées à la denrée elle-même. Deux cas bien différents sont à distinguer : celui des produits naturellement toxiques et celui des produits normaux au sein desquels la technologie a induit la formation de produits toxiques. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alimentation-aliments-risques-alimentaires/#i_857

AMÉRICIUM

  • Écrit par 
  • Monique PAGÈS
  •  • 1 390 mots

Dans le chapitre « Isotopes utilisés. Dangers biologiques »  : […] Parmi la vingtaine d'isotopes actuellement connus de l'américium, deux émetteurs alpha – 241 Am et 243 Am – jouent un rôle important dans la détermination des propriétés chimiques de l'élément, car ils bénéficient d'une durée de vie relativement élevée. Seul disponible pendant longtemps en raison de sa plus grande facilité de formation, 241 Am perm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/americium/#i_857

AMIANTE ou ASBESTE

  • Écrit par 
  • Laurence FOLLÉA, 
  • Henri PÉZERAT
  • , Universalis
  •  • 3 473 mots

Dans le chapitre «  Les maladies dues à l'amiante »  : […] Deux types de pathologies distinctes sont dus aux expositions à l'amiante : des fibroses et des cancers. Les experts estiment que ces maladies sont responsables, en France de 2 000 à 3 000 décès chaque année. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/amiante-asbeste/#i_857

AMMONIAC

  • Écrit par 
  • Henri GUÉRIN
  •  • 5 051 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Toxicologie »  : […] L' ammoniac est un gaz toxique, il irrite les muqueuses (surtout oculaires). Une atmosphère à 1 p. 100 serait mortelle en 5 minutes. L'ammoniaque a des propriétés vésicantes et caustiques. Absorbée par la bouche, en solution concentrée et en dose assez importante, elle produit une irritation de l'appareil digestif. Le malade souffre de vives douleu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ammoniac/#i_857

AMPHÉTAMINES

  • Écrit par 
  • Michel HAMON
  •  • 502 mots

Drogues sympathicomimétiques dérivées de la phényl-éthylamine. Ainsi l'amphétamine racémique proprement dite est la ± α-méthyl-phényl-éthylamine. Deux propriétés caractérisent ce groupe : suppression de de l'appétit (effet anorexigène), stimulation de l'activité du système nerveux central. Le dérivé dextrogyre, la dexamphétamine, est deux fois plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/amphetamines/#i_857

ANALGÉSIQUES ET ANTALGIQUES

  • Écrit par 
  • Jacques DUTEIL
  •  • 1 053 mots

Face à des douleurs multiples par leur siège, leur nature et leur intensité, chaque patient réagit individuellement en fonction de ses facteurs génétiques et de son psychisme. L'appréciation de l'effet analgésique d'un médicament varie, elle aussi, d'un individu à l'autre. Une classification simple des médicaments analgésiques consiste à les sépare […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/analgesiques-et-antalgiques/#i_857

ANTIMOINE

  • Écrit par 
  • Jean PERROTEY
  • , Universalis
  •  • 3 892 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Chimie analytique »  : […] La recherche analytique qualitative se fait par isolement du sulfure, dont la couleur orangée est très remarquable. Le dosage volumétrique est possible avec une solution d'iode, en présence d'acide tartrique et de carbonate de sodium pour stabiliser le pH : La caractérisation d'antimoine ou d'arsenic pose un problème délicat en toxicologie. L'em […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antimoine/#i_857

ARMES - Armes lourdes

  • Écrit par 
  • Alain BRU
  •  • 3 926 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre «  Les armes chimiques et biologiques »  : […] L' Allemagne lança le 22 avril 1915, près d'Ypres, la première attaque chimique massive ; elle fit environ dix mille morts ou hommes hors de combat. Il s'agissait de vapeur de chlore. La suite du conflit connut une « course » parallèle aux produits plus toxiques, mais aussi aux équipements protecteurs . Les effets létaux furent faibles : ainsi 1,1 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/armes-armes-lourdes/#i_857

ARNICA

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 514 mots
  •  • 1 média

Ce n'est qu'au xii e siècle que l'arnica ( Arnica montana L.) apparaît dans la matière médicale, en Allemagne. C'est surtout dans cette contrée et en Europe centrale qu'on l'emploie jusqu'au xviii e siècle, époque où des médecins célèbres comme J. F. Cartheuser et A. de Haller en publient les mérites. Les médecins du passé employaient l'arnica […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arnica/#i_857

ARSENIC

  • Écrit par 
  • Jean PERROTEY
  •  • 4 537 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Intérêt biologique de l'arsenic et de ses composés »  : […] Le trioxyde est extrêmement toxique, la dose létale étant de l'ordre de 0,1 gramme. De très nombreux autres composés arsenicaux, triou pentavalents, peuvent être absorbés par l'organisme soit au niveau de la peau, soit par la paroi intestinale. L'excrétion est toujours lente et se fait presque uniquement par la voie urinaire. En cas d'absorption p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arsenic/#i_857

ARSENIC, toxicologie

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 254 mots

L'arsenic entrait autrefois dans la composition de nombreux produits insecticides, raticides, pesticides comme de certaines peintures, papiers peints et céramiques. L'empoisonnement arsenical chez l'homme résulte souvent de l'ingestion ou de l'inhalation d'un insecticide contenant oxyde arsénieux, acétoarsénite de cuivre ou arséniate de calcium ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arsenic-toxicologie/#i_857

AUTOMÉDICATION

  • Écrit par 
  • Edith ALBENGRES
  •  • 560 mots

Dans son sens strict, le terme automédication signifie utiliser des médicaments sans ordonnance. Dans ce cas, le malade fait lui-même le diagnostic de sa maladie et établit lui-même la prescription, choisissant son médicament et sa posologie. Mais l'automédication concerne aussi dans un sens plus large le fait, pour un patient, de modifier la presc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/automedication/#i_857

AZIRIDINE ou AZACYCLOPROPANE ou DIMÉTHYLÈNIMINE

  • Écrit par 
  • Dina SURDIN
  •  • 160 mots

Masse moléculaire : 43,07 g Masse spécifique : 0,832 g/cm 3 Point d'ébullition : 56 0 C Huile à très forte odeur ammoniacale, fumant à l'air. Miscible à l'eau, soluble dans l'éthanol. Également appelée azacyclopropane, diméthylènimine ou bien cyclodiméthylène amine, l'aziridine est un composé très basique, peu stable et qui se polymérise facilement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aziridine-azacyclopropane-dimethylenimine/#i_857

BÉRYLLIUM

  • Écrit par 
  • Jean-Paul CARRON, 
  • Robert GADEAU, 
  • Jean PERROTEY
  •  • 5 432 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Toxicité du béryllium et de ses composés »  : […] Le béryllium et ses composés, tout particulièrement l'oxyde BeO, sont considérés comme faisant partie des produits chimiques les plus dangereux que l'on connaisse. Toute manipulation de ces produits comporte un risque d'accident très grave. Les poussières, fumées, aérosols pouvant contenir du béryllium pénètrent dans les poumons et déclenchent des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/beryllium/#i_857

BISMUTH

  • Écrit par 
  • Anne-Marie TRISTANT
  •  • 2 944 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Emplois thérapeutiques »  : […] Le bismuth, dont la toxicité rappelle celle du mercure et de l'arsenic, avec une prédominance rénale, est administré sous forme de composés insolubles dans l'eau. Ces sels insolubles constituent de remarquables pansements externes ou internes. Leur composition étant, le plus souvent, définie par leur préparation, il convient de multiplier les cont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bismuth/#i_857

BISPHÉNOL A

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 825 mots

Le 4,4-isopropylidènediphénol, dit bisphénol A (ou BPA), et d'autres molécules apparentées sont largement utilisés dans l'industrie agroalimentaire pour tapisser l'intérieur d'emballages, dans les films à usage alimentaire, dans les biberons, mais aussi pour les papiers thermiques comme révélateur de couleur, les CD, les DVD, des adhésifs, des col […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bisphenol-a/#i_857

CADMIUM

  • Écrit par 
  • Alexandre TRICOT
  •  • 8 045 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre «  Propriétés physiologiques »  : […] Les intoxications par le cadmium et ses composés sont dues à l'inhalation de leurs vapeurs et poussières ou à l'ingestion d'aliments qui auraient été contaminés. L'intoxication aiguë est caractérisée par des troubles respiratoires et des atteintes hépato-digestives et surtout rénales. L'intoxication chronique est précédée d'une période d'imprégnat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cadmium/#i_857

CANCER ET ENVIRONNEMENT

  • Écrit par 
  • Dominique BELPOMME
  •  • 1 544 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Présence de facteurs cancérigènes dans l'environnement »  : […] De nombreux facteurs environnementaux sont considérés être à l'origine des cancers. Citons les virus oncogènes, pour 10 p. 100 des cas (leucémies, lymphomes, sarcomes, cancers du col de l'utérus, cancers primitifs du foie, etc.) ; les radiations ionisantes (radioactivité naturelle et artificielle) ou non ionisantes (ultraviolets solaires), à l'orig […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cancer-et-environnement/#i_857

CARBONE

  • Écrit par 
  • Jean AMIEL, 
  • Henry BRUSSET
  •  • 8 318 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Sulfure de carbone »  : […] Le sulfure de carbone est obtenu par action directe du soufre sur le carbone au rouge vers 900 à 1 000  0 C. La réaction est très endothermique (ΔH = 117 kJ  .  mol -1 ). Le sulfure de carbone est un corps très inflammable : C'est un réducteur. À 500  0 C en présence de catalyseur (magnésie + charbon) on a la réaction : Il peut aussi donner des ré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/carbone/#i_857

CHAMPIGNONS

  • Écrit par 
  • Jacques GUINBERTEAU, 
  • Patrick JOLY, 
  • Jacqueline NICOT, 
  • Jean Marc OLIVIER
  •  • 10 942 mots
  •  • 17 médias

Dans le chapitre « Les champignons dans l'alimentation »  : […] La France occupe une place de choix parmi les nations mycophages. Les espèces consommées sont surtout des basidiomycètes, agarics (champignon de couche) et bolets ; parmi les ascomycètes, les morilles et les truffes sont particulièrement réputées. La valeur alimentaire des champignons n'est pas très élevée : ils contiennent 80 à 90 p. 100 d'eau, e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/champignons/#i_857

CHROME

  • Écrit par 
  • Jean AMIEL
  •  • 3 869 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Propriétés physiologiques : toxicologie »  : […] Le métal lui-même n'est pas toxique, mais les sels de chrome trivalent et surtout l'acide chromique et ses sels sont des poisons. Les cations Cr 3+ se fixent sur l'hémoglobine et les protéines du plasma. L'acide chromique, les bichromates et les chromates attaquent la peau et les voies respiratoires, provoquant des ulcères, des dermatoses, de l'i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chrome/#i_857

CIGARETTE ÉLECTRONIQUE ou E-CIGARETTE

  • Écrit par 
  • Bertrand DAUTZENBERG, 
  • Universalis
  •  • 1 870 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Cigarette électronique et effets sur la santé »  : […] On ne connaît pas vraiment les effets cliniques de la cigarette électronique, mais celle-ci ne sera jamais totalement sans danger. Les données actuelles sont cependant suffisantes pour affirmer que remplacer le tabac par l’e-cigarette implique une diminution considérable du risque, car la vapeur ne contient ni monoxyde de carbone (CO), qui prend […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cigarette-electronique-e-cigarette/#i_857

CIGUË

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 733 mots
  •  • 1 média

Prototype de la plante vénéneuse, non seulement dans une famille ambiguë où les meilleures condimentaires et des potagères de première importance ont souvent leurs sosies toxiques, mais aussi dans toute l'étendue de la flore d'Europe, la grande ciguë ( Conium maculatum  L. ; ombellifères) a des propriétés délétères connues depuis la plus haute ant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cigue/#i_857

COCAÏNE

  • Écrit par 
  • A. M. HAZEBROUCQ
  •  • 672 mots
  •  • 1 média

L' Erythroxylon coca (famille des Linacées), cultivée surtout en Amérique du Sud d'où la plante est originaire, produit la cocaïne au niveau des feuilles par transformation de l'ornithine. Les racines paraissent totalement dépourvues d'alcaloïde. La teneur en alcaloïde varie selon les échantillons et, en particulier, selon l'âge des feuilles réco […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cocaine/#i_857

COLBORN THEODORA EMILY dite THEO (1927-2014)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 519 mots
  •  • 1 média

Née Decker le 28 mars 1927 à Plainfield, New Jersey, Theodora (Theo) Colborn, est une biologiste, plus précisément zoologiste et pharmacologue . Elle est particulièrement connue pour ses travaux sur des substances produites par l’homme qui provoquent des anomalies du développement des organes sexuels : les perturbateurs endocriniens. L’importance […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/colborn-theodora-emily-dite-theo/#i_857

COLCHIQUE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 396 mots
  •  • 1 média

L'une des plantes les plus redoutables de la flore d'Europe. Toutes les parties du colchique ( Colchicum autumnale  L., liliacées) renferment, parmi une dizaine de substances toxiques à des degrés divers, un alcaloïde particulièrement dangereux, la colchicine, qui représente le principe actif médicinal. La dessiccation n'altère pas le poison. La c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/colchique/#i_857

COMPOSÉES

  • Écrit par 
  • Chantal BERNARD-NENAULT, 
  • Jacques MIÈGE
  •  • 3 804 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Particularités chimiques »  : […] L'originalité chimique des Astéracées est attestée par de nombreuses substances dont certaines leur sont propres telles que l'inuline, polysaccharide amassé dans les organes de réserve (l'inuline a une valeur médicinale pour les diabétiques qui la tolèrent car elle renferme du fructose et non du glucose), des acides gras caractéristiques accumulés […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/composees/#i_857

CONFUSION MENTALE

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 2 009 mots

Dans le chapitre « Rôle des facteurs extérieurs »  : […] La psychose confusionnelle appartient au groupe des psychoses exogènes aiguës , dont elle représente la variété la plus fréquente, la mieux caractérisée. On peut la concevoir comme une modalité réactionnelle de l'organisme à toute agression brutale et massive compromettant l'activité d'intégration du cerveau. Tous les désordres cérébraux, localis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/confusion-mentale/#i_857

CONTAMINATIONS RADIOACTIVES

  • Écrit par 
  • René NOTO
  •  • 894 mots

La contamination radioactive correspond à la présence accidentelle de substances radioactives à la surface ou à l'intérieur du corps humain. La contamination externe peut être directe par dépôt, sur la peau saine et les phanères, de particules solides ou de gouttelettes de liquides ayant un certain taux de radioactivité ; elle peut être également […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contaminations-radioactives/#i_857

CYANOBACTÉRIES ou CYANOPHYCÉES, anc. ALGUES BLEUES

  • Écrit par 
  • Pierre BOURRELLY, 
  • Jean Claude LEFEUVRE
  •  • 2 715 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Nocivité des Cyanobactéries »  : […] Les cyanobactéries, présentes dans la plupart des milieux aquatiques, sont capables de synthétiser une très grande variété de molécules. Cela va de produits utiles comme des antibiotiques, des antiviraux et antitumoraux jusqu'à différentes toxines qui font l'objet, en France, d'une surveillance depuis l'année 2000, en raison du risque sanitaire. T […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cyanobacteries-cyanophycees-algues-bleues/#i_857

DAPHNÉ, botanique

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 227 mots

Les trois daphnés (thyméléacées) les plus répandus, le bois gentil ( Daphne mezereum  L.), la lauréole ( D. laureola  L.), le garou ( D. gnidium  L.), et les autres espèces européennes, sont des plantes très vénéneuses. Ils renferment une résine âcre, irritante (même après séchage prolongé), toxique, la mézéréine, et un hétéroside, le daphnoside, q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/daphne-botanique/#i_857

DATURA ou STRAMOINE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 305 mots

L'une des solanacées les plus vénéneuses, plus dangereuse encore que la belladone, le datura ou stramoine ( Datura stramonium  L.) renferme trois alcaloïdes : l'hyoscyamine, l'atropine et la scopolamine, qui sont aussi les poisons de la belladone et de la jusquiame. À forte dose (infusion de quelques grammes de feuilles chez l'adulte), elle provoqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/datura-stramoine/#i_857

DÉMYÉLINISATIONS

  • Écrit par 
  • Alain PRIVAT
  •  • 862 mots

Phénomène pathologique, la démyélinisation est observée principalement dans deux maladies : la sclérose en plaques , qui touche le système nerveux central et qui est fatale à plus ou moins longue échéance, et la maladie de Guillain-Barré, qui touche le système nerveux périphérique et qui est spontanément régressive. L'examen post mortem du cerveau […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/demyelinisations/#i_857

DIGITALE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 422 mots
  •  • 1 média

Décrite pour la première fois par Leonhart Fuchs en 1542, reconnue diurétique et cardiotonique à la fin du xviii e  siècle par les Anglais Withering et Cullen (les paysans de leur pays l'employaient empiriquement dans l'épilepsie, non sans risques), la digitale ( Digitalis purpurea  L.) s'est imposée de nos jours comme le grand médicament des défi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/digitale/#i_857

DIOSCORÉALES

  • Écrit par 
  • Jacques MIÈGE
  •  • 2 217 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Étude d'un type : le tamier »  : […] Le tamier ( Tamus communis ) est une liane dont la tige volubile s'élève à 3 - 4 mètres dans les haies, les bois et leurs lisières. Plante grimpante sans vrille, elle s'accroche grâce à un mouvement révolutif (circumnutation) qui s'effectue toujours dans le sens des aiguilles d'une montre. Les feuilles sont alternes, cordiformes, acuminées avec une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dioscoreales/#i_857

DIOXINES

  • Écrit par 
  • François RAMADE
  •  • 455 mots
  •  • 2 médias

Les dioxines constituent une classe regroupant quelque 210 composés organiques polychlorés désignés sous le sigle général de PCDD (polychlorodibenzodioxines). Elles se forment par oxydation lors de la combustion incomplète de divers dérivés aromatiques chlorés, ou encore au cours de réactions secondaires lors de la synthèse de chlorophénols. Les d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dioxines/#i_857

DISULFIRAME ou ANTABUSE

  • Écrit par 
  • Philippe COURRIÈRE
  •  • 234 mots

Le disulfirame (Antabuse) est le disulfure de tétraéthyl-thiocarbamoyle : Le British Pharmaceutical Codex indique qu'il peut être préparé par condensation de la diéthylamine et du disulfure de carbone en présence de soude, suivie d'une oxydation du diéthyl-dithiocarbamate de sodium obtenu par le persulfate d'ammonium. Il se présente alors sous for […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/disulfirame-antabuse/#i_857

ÉCOTOXICOLOGIE

  • Écrit par 
  • François RAMADE
  •  • 316 mots

L' écotoxicologie peut se définir, de la façon la plus simple, comme l'étude des polluants toxiques dans les écosystèmes. Cette discipline scientifique est donc à l'interface entre l'écologie et la toxicologie. Son objectif est d'évaluer les modalités par lesquelles les polluants sont introduits et circulent dans les écosystèmes, depuis les milieux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecotoxicologie/#i_857

ÉPIDÉMIOLOGIE

  • Écrit par 
  • Catherine DUPUIS, 
  • Pierre SALIOU
  •  • 1 834 mots

Dans le chapitre « L'épidémiologie descriptive et l'épidémiologie analytique »  : […] La définition proposée regroupe les deux aspects maintenant classiques de l'épidémiologie : – la description des phénomènes de santé correspond à l' épidémiologie descriptive  ; – l'analyse causale correspond à l' épidémiologie analytique . Ces deux aspects sont complémentaires. En effet, si l'épidémiologie analytique tire sa finalité dans la reche […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epidemiologie/#i_857

ÉTHANAL ou ACÉTALDÉHYDE ou ALDÉHYDE ACÉTIQUE

  • Écrit par 
  • Dina SURDIN
  •  • 454 mots

Appelé parfois improprement acétaldéhyde, aldéhyde acétique ou aldéhyde éthylique CH 3 —CHO Masse moléculaire : 44,05 g Point d'ébullition : + 21  0 C Liquide incolore, inflammable, à odeur caractéristique, infiniment soluble dans l'eau, l'éthanol, l'éther, le benzène. L'éthanal, composé type de la série des aldéhydes, est un réducteur, comme tous […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethanal-acetaldehyde-aldehyde-acetique/#i_857

FAVISME

  • Écrit par 
  • Marie-Christine STÉRIN
  •  • 124 mots

Favisme est l'ancien nom du déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase, une enzyme du sang, entraînant la destruction des globules rouges. L'intoxication est provoquée (chez les sujets génétiquement prédisposés) par l'ingestion de fèves ou l'inhalation du pollen de cette plante. Dans les heures qui suivent apparaît brusquement un syndrome d'aném […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/favisme/#i_857

FLUOR

  • Écrit par 
  • Josik PORTIER
  • , Universalis
  •  • 2 404 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Action physiologique »  : […] Le fluor présente une très grande toxicité. La présence de difluor dans l'air pour des teneurs inférieures à deux parties par million (p.p.m.) provoque de graves troubles respiratoires ; on doit les combattre par l'inhalation d'oxygène, qui évite le développement d'œdèmes pulmonaires. Ce danger est cependant minimisé, car son odeur pénétrante per […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fluor/#i_857

FOIE

  • Écrit par 
  • Jean ANDRE, 
  • Jacques CAROLI, 
  • Yves HECHT
  •  • 15 671 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Hépatites toxiques »  : […] Certaines intoxications sont mortelles par suite d'une lésion du foie : tel est le cas des intoxications par le phosphore blanc de certains raticides, le tétrachlorure de carbone des extincteurs d'incendie, les toxines de l'amanite phalloïde. L'utilisation de ces toxiques est bien connue des expérimentateurs qui, en variant les doses et les voies […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/foie/#i_857

IATROGÈNE PATHOLOGIE

  • Écrit par 
  • Edith ALBENGRES
  •  • 1 005 mots

Ce sont les états pathologiques liés à l'administration d'un médicament quand ce dernier est donné dans la bonne indication, à la bonne posologie, et qu'il a été correctement pris par le malade, c'est-à-dire en dehors de toute erreur thérapeutique. Cela souligne le caractère inévitablement agressif à des degrés divers de la plupart des médicaments. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pathologie-iatrogene/#i_857

INTOXICATIONS

  • Écrit par 
  • Jacques-Robert BOISSIER, 
  • Claude PIVA
  •  • 4 134 mots
  •  • 2 médias

L' introduction dans un organisme vivant d'une substance étrangère peut entraîner des conséquences graves, irréversibles ou non, pouvant même mettre en danger la vie de l'organisme. Le mot « toxique » vient du mot grec toxos signifiant arc, probablement en référence aux poisons de flèches utilisés au cours de la chasse par les populations primiti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intoxications/#i_857

JUSQUIAME

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 315 mots

Dans le trio des grandes « solanacées vireuses », la jusquiame ( Hyoscyamus niger L.) vient en troisième position pour la toxicité, après la stramoine et la belladone. C'est cependant une plante très vénéneuse, renfermant, comme ses parentes, les trois alcaloïdes : atropine, hyoscine et surtout hyoscyamine. Si l'empoisonnement par la belladone se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jusquiame/#i_857

KELSEY FRANCES (1914-2015)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 366 mots
  •  • 1 média

Frances Oldham Kelsey , médecin, est connue pour avoir empêché, en 1960, alors qu’elle était experte médicale pour la Food and Drug Administration (F.D.A.), la mise sur le marché de la thalidomide, un sédatif, permettant ainsi d’éviter une épidémie de malformations à la naissance. Le médicament était alors largement utilisé en Europe, comme somnif […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/frances-kelsey/#i_857

LECTINES

  • Écrit par 
  • Jacques MIÈGE
  •  • 2 166 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Structure et propriétés »  : […] Elles sont composées d'une ou plusieurs sous-unités associées par des forces non covalentes en une molécule polymère. La mieux connue, la con A, est un tétramère dans lequel des ions métalliques interviennent dans l'assemblage des sous-unités et dans la configuration du site de liaison, configuration d'une grande importance pour son activité . La p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lectines/#i_857

LEUCÉMIES

  • Écrit par 
  • Michel LEPORRIER
  •  • 5 011 mots

Dans le chapitre « Quels sont les facteurs connus provoquant ces altérations des gènes des cellules ? »  : […] Les facteurs intervenant dans le processus de leucémogenèse sont mieux connus chez l'animal que chez l'homme. Alors que les virus sont à l'origine de nombreuses leucémies animales, en particulier chez les félidés, les rongeurs, les gallinacés, la recherche de foyers de leucémie humaine évoquant une possible contagiosité a été longtemps infructueus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leucemies/#i_857

MAGENDIE (F.) ET L'EXPÉRIMENTATION PHARMACOLOGIQUE

  • Écrit par 
  • François CHAST
  •  • 230 mots

François Magendie (1783-1855) est à l'origine de la pratique expérimentale en médecine. Il exploite les principes de la physique et de la chimie comme bases de la compréhension des phénomènes physiologiques, se proposant ainsi de lutter contre l'empirisme. Outre l'intérêt qu'il porte à la neurophysiologie, ses principaux travaux portent sur la toxi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/magendie-f-et-l-experimentation-pharmacologique/#i_857

MALFORMATIONS CONGÉNITALES

  • Écrit par 
  • Jean de GROUCHY
  •  • 2 934 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Étiologie »  : […] Les malformations congénitales relèvent de trois grandes causes : un tiers environ est dû à des aberrations chromosomiques, un tiers à des mutations géniques, un tiers à des embryopathies. Les aberrations chromosomiques portent sur le nombre et la structure des chromosomes. Elles ne sont pas, en principe, héréditaires, étant donné l'importance des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/malformations-congenitales/#i_857

MARÉES VERTES

  • Écrit par 
  • Alain MENESGUEN
  •  • 734 mots

Depuis les années 1970, un nombre croissant de plages et de vasières de la côte bretonne sont envahies, du printemps à l'automne, par une prolifération de macro-algues vertes (ulves libres et entéromorphes fixées). Cette conséquence typique (phénomène dit d' eutrophisation) d'un enrichissement excessif des eaux côtières en substances nutritives, su […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marees-vertes/#i_857

MERCURE, élément chimique

  • Écrit par 
  • Guy PÉREZ, 
  • Jean-Louis VIGNES
  •  • 2 308 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Usages et toxicité »  : […] Le mercure, en raison de ses propriétés physiques remarquables (état liquide, conductibilité électrique élevée, masse volumique élevée, tension de vapeur faible, etc.), a été très largement utilisé dans les baromètres, thermomètres, manomètres, pompes à diffusion de vapeur de mercure pour vides très poussés, jauges de McLeod, commutateurs électriqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mercure-element-chimique/#i_857

MERCURE, toxicologie

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 575 mots

Certaines industries modernes mais aussi des processus biologiques aboutissent à une concentration dangereuse des composés mercuriels dans l'organisme humain. Le mercure est largement utilisé dans l'industrie, les produits chimiques, les peintures, divers objets, des pesticides et des fongicides, etc. Indépendamment du fait que de nombreux biens de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mercure-toxicologie/#i_857

MINAMATA MALADIE DE

  • Écrit par 
  • Yugi SATO
  •  • 288 mots

Intoxication au mercure observée, dès 1956, dans la ville de Minamata (petit port japonais de la côte ouest de l'île de Kyūshū), d'abord chez les chats, puis chez les pêcheurs et leur famille qui ont consommé du poisson ou des coquillages. Cette intoxication — qui , au début du xxi e siècle, selon les statistiques gouvernementales, avait fait 2 26 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maladie-de-minamata/#i_857

MORELLE DOUCE-AMÈRE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 235 mots
  •  • 1 média

Parente sauvage de la tomate et de la pomme de terre, la morelle douce-amère ( Solanum dulcamara  L. ; solanacées) renferme deux saponosides de nature différente, l'acide dulcamarétique et l'acide dulcamarique, qui sont à l'origine de la saveur d'abord sucrée, puis amère, de la tige mâchée. Il y a en outre un glucoalcaloïde, la solacéine, voisin d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/morelle-douce-amere/#i_857

MORPHINE

  • Écrit par 
  • Hélène MOYSE, 
  • Michel PARIS, 
  • René Raymond PARIS
  •  • 2 111 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Toxicité »  : […] L' intoxication aiguë entraîne, à forte dose, le coma, la suspension plus ou moins prolongée de la respiration (apnée), la mort par arrêt respiratoire. Les enfants et les vieillards sont très sensibles à son action. Il faut noter par ailleurs que la morphine potentialise l'action des convulsivants notamment la strychnine, le pentétrazole, le nicét […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/morphine/#i_857

MUGUET, botanique

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 290 mots
  •  • 1 média

Plante très toxique, en dépit de son parfum innocent, le muguet ( Convallaria majalis L. ; liliacées) peut provoquer des malaises : un simple brin mâchonné ou les émanations d'un bouquet dans une pièce close ont suffi à indisposer certains sujets. On a relaté des intoxications par l'eau d'un vase de muguet, bue par erreur. Les parties vertes, les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/muguet-botanique/#i_857

MUSCARINE

  • Écrit par 
  • Philippe COURRIÈRE
  •  • 236 mots
  •  • 1 média

Alcaloïde, de formule brute C 9 H 21 O 2 N, que l'on trouve dans divers champignons supérieurs comme l'amanite tue-mouches ( Amanita muscaria ), l'amanite panthère ( Amanita pantherina ) et les inocybes. Ces champignons poussent dans les régions tempérées et sont responsables chaque année de nombreuses intoxications. S'ils ne sont pas mortels, il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/muscarine/#i_857

NANOTECHNOLOGIES (enjeux et risques)

  • Écrit par 
  • Francelyne MARANO
  •  • 5 946 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Pourquoi s'inquiète-t-on de la toxicité des nanoparticules ? »  : […] Pour bien comprendre les interrogations actuelles sur les dangers et les risques des nanoparticules, il faut avoir en tête leurs propriétés spécifiques, qui ont permis l'explosion de leurs utilisations mais qui portent également en germe leurs dangers potentiels. En effet, un matériau donné divisé en particules de taille nanométrique peut acquérir […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nanotechnologies-enjeux-et-risques/#i_857

NEUROLOGIE

  • Écrit par 
  • Raymond HOUDART, 
  • Hubert MAMO, 
  • Jean MÉTELLUS
  • , Universalis
  •  • 30 236 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Étiologie toxique et étiologie métabolique »  : […] L' étiologie toxique et l'étiologie métabolique peuvent être réunies dans un même chapitre, car c'est habituellement par une accumulation massive de produits toxiques que les troubles métaboliques entraînent des lésions du système nerveux, et les manifestations des intoxications endogènes ne sont pas différentes de celles des intoxications exogène […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neurologie/#i_857

O.G.M. - Les risques

  • Écrit par 
  • Louis-Marie HOUDEBINE
  •  • 4 713 mots

Dans le chapitre « Évaluation des risques alimentaires »  : […] La consommation d'un O.G.M. n'est autorisée dans l'Union européenne (U.E.) que si un certain nombre de tests d'innocuité ont été effectués et agréés par des commissions nationales (par exemple, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, A.F.S.S.A.) et l'Agence européenne de sécurité des aliments ou E.F.S.A., European Food Safety Author […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/o-g-m-les-risques/#i_857

O.G.M. (ÉTUDE SÉRALINI SUR LES)

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 1 353 mots
  •  • 1 média

Plusieurs végétaux génétiquement modifiés (O.G.M.), maïs, soja, pomme de terre, tomate, etc., ont été mis sur le marché depuis la fin des années 1990. Selon le cas, ces végétaux sont moins sensibles aux insectes, résistent à des herbicides ou possèdent des propriétés alimentaires particulières. En Europe, chaque culture en champ a été précédée de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/o-g-m-etude-seralini-sur-les/#i_857

PARABÈNES

  • Écrit par 
  • Patrick BALAGUER
  •  • 830 mots

Dans le chapitre « Des molécules controversées »  : […] Les parabènes font l'objet de vives controverses car ils sont soupçonnés d'augmenter la survenue de tumeurs du sein et de nuire à la fertilité masculine notamment en agissant pendant le développement du fœtus. Le 3 mai 2011, l'Assemblée nationale a adopté, au nom du principe de précaution, une proposition de loi visant à interdire les parabènes et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parabenes/#i_857

PARISETTE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 224 mots

Plante vénéneuse ( Paris quadrifolia  L. ; liliacées) dont toutes les parties, surtout les feuilles, renferment deux glucosides toxiques, le paristyphnoside et le paridoside, qui dérive vraisemblablement du premier par hydrolyse. Elles contiennent, en outre, de l'asparagine, des acides citrique, malique, phosphorique, une résine, probablement des a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parisette/#i_857

PARTICULES ATMOSPHÉRIQUES

  • Écrit par 
  • Karine DESBOEUFS, 
  • Jean-François DOUSSIN
  •  • 6 937 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Particules fines et santé »  : […] L’épisode de pollution particulaire qui frappa Londres du 5 au 9 décembre 1952 reste certainement celui qui a eu les conséquences les plus importantes sur la prise de conscience de l’impact sanitaire des particules fines. Cet épisode historique de pollution aux particules fines (essentiellement lié à une forte concentration de dioxyde de soufre pr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/particules-atmospheriques/#i_857

PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

  • Écrit par 
  • Vincent LAUDET
  •  • 3 826 mots
  •  • 5 médias

Le grand public est alerté régulièrement sur les risques liés à l'exposition de l'homme à certains produits chimiques présents dans l'environnement. La toxicité du bisphénol A, l'épandage de pesticides sur les cultures ou encore les risques associés aux déchets industriels déversés dans les rivières font l'objet de nombreux débats dans les médias. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/perturbateurs-endocriniens/#i_857

PESTICIDES

  • Écrit par 
  • Alain BLOGOWSKI
  •  • 5 068 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les effets sur la santé humaine »  : […] Depuis les années 1980, les enquêtes épidémiologiques ont évoqué l’implication des pesticides dans plusieurs pathologies chez des personnes exposées professionnellement à ces substances, en particulier des pathologies cancéreuses, des maladies neurologiques et des troubles de la reproduction. Dans ce contexte, la Direction générale de la santé a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pesticides/#i_857

PHARMACODÉPENDANCE

  • Écrit par 
  • Edith ALBENGRES
  •  • 1 249 mots
  •  • 2 médias

Le phénomène de dépendance d'un individu vis-à-vis d'un médicament a été dénommé pharmacodépendance par l'Organisation mondiale de la santé (O.M.S.), qui en a donné la définition, internationalement admise, suivante : « État psychique et quelquefois également physique résultant de l'interaction entre un organisme vivant et un médicament, se caract […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pharmacodependance/#i_857

PHARMACOLOGIE

  • Écrit par 
  • Edith ALBENGRES, 
  • Jérôme BARRE, 
  • Pierre BECHTEL, 
  • Jean-Cyr GAIGNAULT, 
  • Georges HOUIN, 
  • Henri SCHMITT, 
  • Jean-Paul TILLEMENT
  •  • 20 274 mots
  •  • 9 médias

Dans son sens le plus restreint, la pharmacologie est la science des médicaments. Mais une telle définition ne peut actuellement satisfaire un pharmacologue, car la différence entre médicament, poison et substance jouant un rôle hormonal ou neurohumoral n'est pas claire et dépend souvent de la dose utilisée et de l'orientation de la recherche. En […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pharmacologie/#i_857

PLOMB, toxicologie

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 497 mots

Encore appelée saturnisme, l'intoxication au plomb résulte de l'accumulation de ce dernier dans les tissus humains, à la suite de l'exposition répétée aux objets ou aux aliments contenant ce métal. À la maison, il s'agit des peintures recelant du plomb et de l'eau de boisson ayant séjourné dans des canalisations en plomb. Les enfants sont plus expo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plomb-toxicologie/#i_857

POLICE SCIENTIFIQUE

  • Écrit par 
  • Robert GAURENNE, 
  • Bertrand LUDES, 
  • Hélène PFITZINGER
  • , Universalis
  •  • 10 061 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'expertise toxicologique »  : […] L'expertise toxicologique consiste à rechercher des traces de produits, stupéfiants ou autres, responsables de l'intoxication présumée d'une victime. Les tests immunochimiques de dépistage des toxiques reposent sur la grande spécificité entre antigènes et anticorps. Hautement sensibles, ils permettent d'effectuer des dosages de toxiques à très faib […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/police-scientifique/#i_857

POLLUTION

  • Écrit par 
  • François RAMADE
  •  • 20 844 mots
  •  • 21 médias

Dans le chapitre « Concentration par les êtres vivants : notions de bioaccumulation et de bioconcentration »  : […] La dernière phase de la circulation d'un polluant dans la biosphère correspond en définitive à la contamination même des êtres vivants propres aux diverses communautés terrestres ou aquatiques. Les processus évoqués ci-dessus montrent que non seulement les organismes effectuent une dispersion active de nombreux polluants, mais, pis encore, qu'ils p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pollution/#i_857

POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE URBAINE

  • Écrit par 
  • Isabelle ROUSSEL
  •  • 3 594 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Polluants et santé »  : […] Les principales études épidémiologiques portant sur les villes permettent de quantifier le nombre de décès précoces attribués à la pollution urbaine dans son ensemble. Celle-ci a réduit l’espérance de vie de plusieurs mois. C’est ainsi que l’O.M.S. recommande de ne pas dépasser la valeur de 10 μg/m 3 de particules fines de taille inférieure à 2,5 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pollution-atmospherique-urbaine/#i_857

PROBO KOALA DÉCHETS TOXIQUES DU

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 527 mots

Dans la nuit du 19 au 20 août 2006, le Probo Koala , navire vraquier polyvalent battant pavillon panaméen en provenance du Nigeria où il avait livré de l'essence, décharge sa cargaison de déchets autour d'Abidjan en Côte d'Ivoire. Au début de l'affaire, l'affréteur, la multinationale Trafigura, déclare qu'il ne s'agit que d'« eaux usées », de rési […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dechets-toxiques-du-probo-koala/#i_857

PROCRÉATION

  • Écrit par 
  • Bernard JAMAIN, 
  • Paul-François LEROLLE, 
  • Yves MALINAS, 
  • Jacques TESTART
  •  • 12 308 mots
  •  • 15 médias

Dans le chapitre « Molécules tératogènes »  : […] En expérimentation animale, les molécules capables d'induire des malformations (on dit « tératogènes ») sont innombrables. Il est vrai, toutefois, qu'elles agissent à doses élevées et que leur effet est variable selon l'espèce, la race et la lignée expérimentée... et même selon l'individu puisque, dans une portée, il est exceptionnel que 100 p. 10 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/procreation/#i_857

RADIUM

  • Écrit par 
  • Georges BOUISSIÈRES
  •  • 2 336 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Effets biologiques et utilisation »  : […] Les effets du radium sont imputables au rayonnement complexe émis par ce radioélément et ses composés. Les dangers que présentent les manipulations de préparations radifères sont accrus par le dégagement de radon 222. Dans l'organisme, le radium se fixe principalement sur la moelle osseuse et sur le squelette. La quantité admissible de radium 226 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/radium/#i_857

REACH (Registration, Evaluation and Authorization of Chemicals)

  • Écrit par 
  • Pierre LASZLO
  •  • 8 032 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Molécules toxiques »  : […] On connaît un bon nombre de composés chimiques fortement toxiques, à commencer par des substances naturelles telles que l'aflatoxine des cacahuètes rancies, la tétrodotoxine de petites grenouilles amazoniennes, la toxine des marées rouges ou différents venins. Les modes d'action sont très divers. Ainsi, le safrole [ou 5-(2-propényl)-1,3-benzodioxo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reach/#i_857

RÉCIFS CORALLIENS

  • Écrit par 
  • Pascale JOANNOT
  •  • 6 421 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Conséquences pour l'homme des pressions sur les récifs coralliens »  : […] Naturelles ou anthropiques, les pressions exercées sur les récifs coralliens, entraînant leur destruction partielle ou totale, ont des conséquences pour l'homme, notamment en termes d'économie et de santé publique. Les catastrophes de blanchissement entraînent une chute des revenus de la pêche vivrière pour les populations locales ainsi qu'une bais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/recifs-coralliens/#i_857

REDI FRANCESCO (1626-1697)

  • Écrit par 
  • Pascal DURIS
  •  • 1 088 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Ses travaux sur les vipères »  : […] Dans le domaine des sciences naturelles, Redi étudie tout d’abord la production et le mode d’action du venin des serpents élevés à la pharmacie ducale dont il est le surintendant. Ces animaux entrent en effet dans la préparation de la célèbre thériaque (antidote de divers poisons). Il montre que le venin n’a pas de rapport avec la bile, comme on l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francesco-redi/#i_857

RENONCULES

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 399 mots
  •  • 1 média

Dans la flore d'Europe, les nombreuses renoncules sont toutes très toxiques. Elles renferment un principe âcre, irritant, analogue à l'anémonine des anémones, produit de la polymérisation d'une substance initiale, la protoanémonine. Les plus vénéneuses sont la renoncule scélérate des lieux humides et des étangs, et la thora des montagnes calcaires, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/renoncules/#i_857

RYTHMES BIOLOGIQUES ou BIORYTHMES

  • Écrit par 
  • Catherine BLAIS, 
  • René LAFONT, 
  • Bernard MILLET, 
  • Alain REINBERG
  •  • 15 550 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Chronopharmacologie et chronothérapeutique »  : […] La susceptibilité d'un organisme vis-à-vis d'un agent doué d'actions toxiques et/ou pharmacologiques n'est pas constante en fonction du temps, suivant une certaine conception de l'homéostasie. Au contraire, les effets désirés et non désirés des médicaments, par exemple, varient de manière périodique et prévisible. Ainsi, des lots similaires d'anim […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rythmes-biologiques-biorythmes/#i_857

SANTÉ ET ENVIRONNEMENT

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 7 721 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Apprécier la toxicité d'un agent physique ou chimique »  : […] La dangerosité des agents physiques ou chimiques et leurs effets physiopathologiques sur les organismes sont classiquement appréciés par la toxicologie, originellement science des poisons. L'étude de la toxicité des substances et de leurs signes cliniques (ou de souffrance cellulaire dans le cas de recherches menées sur des cellules en culture), m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sante-et-environnement/#i_857

SARIN

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 1 094 mots
  •  • 1 média

Le sarin, ou méthylphosphonofluoridate de formule C 4 H 10 FO 2 P , est une substance incolore et inodore lorsqu'elle est pure. Le sarin se conserve à l'état liquide et se vaporise rapidement à la température ordinaire. Il appartient à la famille des neurotoxiques organophosphorés, tout comme d'autres gaz de combat, comme le tabun ou le gaz VX e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sarin/#i_857

SATURNISME

  • Écrit par 
  • François BOURNÉRIAS
  •  • 425 mots

Intoxication par le plomb faisant toujours suite à une exposition prolongée, professionnelle (peintres, zingueurs, imprimeurs de l'ancien temps) ou non (adduction d'eau pauvre en carbonates par tuyaux de plomb, écaillage de vieilles peintures au plomb, habitat en zone industrielle polluée, alimentation). Dans l'intoxication chronique, la seule ren […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/saturnisme/#i_857

SMOG MORTEL À LONDRES

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 185 mots

Au début de décembre 1962, un nuage nauséabond et asphyxiant, de plus de 150 mètres d'épaisseur, envahit Londres. Le smog (contraction des mots anglais smoke , fumée, et fog , brouillard) peut se révéler mortel pour toute personne ayant une fragilité de l'appareil respiratoire : au 8 décembre, on dénombre 106 morts rien que dans la capitale anglai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/smog-mortel-a-londres/#i_857

VENINS

  • Écrit par 
  • Jean-Philippe CHIPPAUX, 
  • Max GOYFFON
  •  • 6 917 mots
  •  • 8 médias

Les venins sont des sécrétions toxiques produites par de nombreuses espèces animales grâce à une glande exocrine spécialisée, la glande venimeuse. Les animaux pourvus d'un tel système sont dits venimeux. Par définition, ces toxines agissent par voie parentérale, c'est-à-dire par pénétration dans le milieu intérieur d'un être vivant, après rupture […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/venins/#i_857

Voir aussi

Pour citer l’article

René TRUHAUT, « TOXICOLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/toxicologie/