GAINSBOROUGH THOMAS (1727-1788)

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Mrs Sarah Siddons, T. Gainsborough

Mrs Sarah Siddons, T. Gainsborough
Crédits : Bridgeman Images

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Sir Henry Bate Dudley, T. Gainsborough

Sir Henry Bate Dudley, T. Gainsborough
Crédits : Tate Gallery, Londres, 2000

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La Chasse aux papillons, T. Gainsborough

La Chasse aux papillons, T. Gainsborough
Crédits : Bridgeman Images

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Paysage de forêt, T. Gainsborough

Paysage de forêt, T. Gainsborough
Crédits : Sotheby's/ AKG

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Contemporain et rival de Reynolds, Gainsborough a connu le succès grâce à ses portraits. Son extraordinaire aptitude à saisir la ressemblance, sa virtuosité dans le rendu des étoffes et le traitement de l'arrière-plan, l'élégance formelle de la composition ont été vite appréciées à Bath, puis à Londres, et ont fait sa réputation depuis lors. Pourtant, le genre préféré de l'artiste a toujours été le paysage. Influencé tour à tour par les peintres de pastorales rococo, par les maîtres flamands du xviie siècle, enfin par Claude Lorrain, Gainsborough a fini par trouver un style très personnel dans ce domaine, en faisant du paysage imaginaire le champ d'une recherche plastique et poétique libérée des exigences de la représentation topographique. Méfiant à l'égard des artistes plus savants et plus académiques, il a toujours affiché son goût de la spontanéité et du naturel. Mais ce masque de désinvolture dissimule une qualité de facture et d'invention exceptionnelle.

Les étapes du succès

Comme Constable, Gainsborough est originaire du Suffolk, où il naquit en 1727 dans la famille d'un drapier de Sudbury. Il manifesta des dons précoces de dessinateur, et sa famille accepta de l'envoyer à Londres vers 1740, où il devint l'assistant du graveur français Gravelot, qui diffusa en Angleterre le style rococo. Le jeune homme se mit à peindre sans recevoir de véritable formation, et sans avoir la possibilité de se rendre en Italie. Ses premiers portraits furent influencés par le style de Hogarth et de ses amis de l'académie de Saint Martin's Lane. Ne pouvant gagner sa vie dans la capitale, Gainsborough retourna en 1746 dans son pays natal, après avoir épousé Margaret Burr. À Sudbury, puis à Ipswich, il se fit rapidement une clientèle parmi la bourgeoisie et la petite noblesse locales grâce à son talent de portraitiste. Dans le même temps, il peignit de nombreuses vues du Suffolk à la manière de Ruisdael et Wijnants, dont il pouvait étudier les œuvres dans les collections locales. Af [...]

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Écrit par :

  • : professeur à l'université de Clermont-Ferrand-II-Blaise-Pascal

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ANGLAIS (ART ET CULTURE) - Peinture

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Dans le chapitre « L'ère des « connaisseurs » (1714-1830) »  : […] anglais de la fin du xviiie siècle est Thomas Gainsborough (1727-1788). Techniquement plus doué que son concurrent Reynolds, il ne se   souciait nullement de théorie. Formé comme Hogarth à l'école du rococo, par son travail auprès de Gravelot à Londres, Gainsborough n'eut jamais la possibilité d'aller en Italie et fut […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anglais-art-et-culture-peinture/#i_12718

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pas de se mesurer à des œuvres qui occupent une position centrale dans l’imaginaire artistique anglais ‒ ainsi le double portrait de Thomas Gainsborough, Mr and Mrs Andrews (1750) ‒, Berger est l’un des premiers critiques d’art à mettre en perspective le sous-texte politique des œuvres, à porter son regard au- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-berger/#i_12718

STUART GILBERT (1755-1828)

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  • Pierre GEORGEL
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Peintre américain, Stuart est formé auprès d'un maître écossais, le portraitiste Cosmo Alexander, qu'il accompagne en Écosse en 1772 ; il s'expatrie en Angleterre et en Irlande de 1775 à 1792. Si ses premiers portraits relèvent directement de la tradition archaïque des « primitifs » américains (Mrs. John Bannister et son fils, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gilbert-stuart/#i_12718

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Pour citer l’article

Jacques CARRÉ, « GAINSBOROUGH THOMAS - (1727-1788) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 août 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-gainsborough/