DAVIES TERENCE (1945- )

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Le cinéaste Terence Davies, né en 1945, est une « découverte » des années 1980. Originaire de Liverpool, il a consacré ses premiers films, trois courts-métrages et deux longs-métrages, à un travail de reconstitution autobiographique, un peu comme l'avait fait avant lui l'Écossais Bill Douglas. C'est grâce à la politique d'encouragement à des œuvres originales alors menée par le British Film Institute Production Board qu'il a pu mettre en œuvre ses projets, avec des budgets modestes.

Terence Davies est un explorateur de la mémoire. Mémoire des lieux, mémoire des émotions, mémoire du non-dit, mémoire portée par des images ou par des chansons. Ses films, ses deux premiers longs-métrages surtout, des « recherches du temps perdu ». Ce qui ne veut pas dire que le metteur en scène se perde dans le psychologisme et ignore le contexte social. Tout au contraire. « Le cinéma en général, et le cinéma britannique en particulier, dit-il, est fait par des bourgeois... Les gens originaires du prolétariat, comme moi-même, quand ils veulent travailler dans le cinéma, deviennent acteurs, scénaristes ou techniciens, pratiquement jamais réalisateurs... Les fameux Jeunes Gens en colère du Free Cinema étaient tous des bourgeois !... »

Terence Davies a quitté l'école à l'âge de quinze ans pour gagner sa vie comme employé de bureau. En 1972, il s'inscrit dans un cours d'art dramatique à Coventry. Son premier scénario, Children, est primé par le British Film Institute. Puis Davies suit les cours de la National Film School à Londres, et tourne deux autres films courts, Madonna and Child ainsi que Death and Transfiguration. Il y dévoile une personnalité marquée par son éducation religieuse catholique et par la découverte de son homosexualité. Ces films composent une âpre trilogie qui suscite l'éloge de la critique.

En passant au long métrage (toujours avec l'appui du B.F.I., auquel se joignent deux chaînes de télévision culturelles, la britannique Channel Four et l'allemande Z.D.F.), Terence Davies va toucher un public plus large avec Distant Voices, Still Live [...]

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Écrit par :

  • : réalisateur, fondateur et président de l'Agence du court métrage, Paris

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Pour citer l’article

Philippe PILARD, « DAVIES TERENCE (1945- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/terence-davies/