BOLÍVAR SIMÓN (1783-1830)

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La vie de Simón Bolívar se confond, pour l'essentiel, avec le combat qu'il a mené pour l'émancipation des colonies américaines de l'Espagne. La séduction du personnage et l'éclat de son rôle historique expliquent la persistance, jusqu'à nos jours, d'un véritable mythe bolivarien en Amérique du Sud.

Simon Bolivar

Simon Bolivar

Photographie

Le chef révolutionnaire sud-américain Simon Bolivar (1783-1830). Lors des combats pour la libération du Venezuela, en 1813, il reçoit le titre de Libertador

Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

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La formation

Simón Bolívar est né à Caracas, d'une riche famille créole qui, originaire de Biscaye, s'était établie en Amérique dès le milieu du xvie siècle. Ses ancêtres avaient possédé des encomiendas, exercé des charges municipales et des emplois de la Couronne et réussi à se constituer de grands domaines fonciers. Cette aristocratie créole, souvent cultivée, sensible aux idées nouvelles venues de France, d'Angleterre et des États-Unis, supporte mal le despotisme, même éclairé, de l'administration espagnole et prétend jouer un rôle plus important dans la gestion des affaires.

En 1799, Simón Bolívar quitte le Venezuela pour l'Espagne, puis la France. De retour à Caracas en 1803, il repart aussitôt pour l'Europe. Il y mène la vie facile d'un riche fils de famille, mais s'intéresse de plus en plus à la politique. Le spectacle des bouleversements révolutionnaires, l'influence de Carreño Rodríguez, son compagnon de voyage et professeur de grammaire, disciple quelque peu extravagant de J.-J. Rousseau, le fortifient dans ses sentiments favorables à la démocratie. Il s'affilie à la franc-maçonnerie et assiste à Paris, en spectateur anonyme, au sacre de Napoléon Ier le 2 décembre 1804. Si la grandiose cérémonie n'influe pas réellement sur sa vocation politique, elle suscite en lui des rêves de gloire qui le conduisent, un an plus tard, à prêter le serment de libérer l'Amérique de la domination espagnole. C'est en août 1805, lors d'un séjour à Rome, qu'il s'exclame du sommet du mont Sacré : « Je jure sur mon honneur que je ne laisserai ni répit à mon bras, ni repos à mon âme, tant que je n'aurai pas brisé les chaînes qui nous oppriment par la volonté du pouvoir espagnol. »


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Écrit par :

  • : maître assistant à l'École pratique des hautes études, directeur du Centre d'études prospectives et d'informations internationales

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Pour citer l’article

Jean-Pierre BERTHE, « BOLÍVAR SIMÓN - (1783-1830) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/simon-bolivar/