RACINE, botanique

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Structure

Dans la structure primaire d'une racine on reconnaît une assise pilifère, ou quand celle-ci disparaît une assise subéroïde, limitant une écorce mieux délimitée que dans la tige du fait que l'assise la plus interne ou endoderme est habituellement nettement différenciée. Le cylindre central, ou stèle, entouré à la périphérie par le péricycle, renferme les tissus conducteurs. Contrairement à ce qui a été signalé à propos de la tige, les faisceaux de phloème et de xylème, dont le nombre varie selon les espèces, sont séparés et en alternance, disposés sur un seul cercle, le xylème étant centripète (pôle ligneux à la périphérie).

Si chez les Spermaphytes, les racines apparaissent généralement d'emblée avec leur structure classique, des observations concernant les Ptéridophytes actuels et fossiles montrent qu'il n'y a, dans ce groupe, aucune démarcation anatomique entre la racine et la tige.

Enfin, la structure secondaire, mise en place grâce à l'activité de méristèmes secondaires, estompe les différences existant entre tige et racine.

Au total, on peut dire que la racine est toujours caractérisée par l'absence de feuilles, son origine endogène, la zone d'allongement courte et subterminale.

De même que la feuille, la racine s'est individualisée à partir de la tige dont elle a gardé la symétrie axiale, en acquérant progressivement son indépendance structurale et morphologique. Les feuilles et les racines répondent plus à une distinction d'ordre physiologique que morphologique, ce qui justifie la qualification d'organe qui leur est habituellement attribuée.

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Racines secondaires : croissance centrifuge

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Pour citer l’article

Delphine CARTIER, « RACINE, botanique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 novembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/racine-botanique/