MANIACO-DÉPRESSIVE PSYCHOSE

PSYCHOSE MANIACO-DÉPRESSIVE (histoire du concept)

  • Écrit par 
  • Maurice BAZOT
  •  • 3 920 mots

Connue depuis l'Antiquité, la survenue chez un même sujet d'états de dépression et d'états d'excitation a inspiré au cours des siècles la veine descriptive et classificatoire des médecins et des psychiatres. En 1899, E. Kraepelin fait la synthèse des travaux consacrés à ce trouble de l'humeur : la psychose maniaco-dépressive est née. Il l'oppose à la […] Lire la suite

CYCLOTHYMIE

  • Écrit par 
  • Georges TORRIS
  •  • 278 mots

Alternance de dépression et d'euphorie. Le terme de cyclothymie a été créé, en 1882, par Karl Ludwig Kahlbaum (1828-1899), à une époque où la psychose maniaco-dépressive s'appelait encore folie « circulaire » (en grec, kuklios ). Emil Kraepelin (1856-1926) l'utilisa un moment pour nommer cette maladie, mais il vaut mieux le réserver à la désignation soit des formes frustes et non évolutives, soit […] Lire la suite

DÉPRESSIFS ÉTATS ou DÉPRESSIONS NERVEUSES

  • Écrit par 
  • Jean GUYOTAT
  •  • 3 159 mots

Dans le chapitre « La dépression mélancolique »  : […] Dans la dépression mélancolique, la douleur morale est très vive, la dévalorisation et la culpabilité sont intenses. Ces sentiments sont parfois si pénibles qu'ils peuvent être à l'origine, d'une part, d'une déformation de la réalité et d'idées délirantes telles que l'auto-accusation (par exemple, on s'accuse d'un crime que l'on n'a pas commis), la négation (de sa propre existence, du monde envir […] Lire la suite

KRAEPELIN EMIL (1856-1926)

  • Écrit par 
  • Jacques POSTEL
  •  • 546 mots

Psychiatre allemand né à Neustrelitz (Mecklembourg), Kraepelin fut élève de Wundt et de Gudden. Professeur de psychiatrie à Dorpat en 1886, puis à Heidelberg en 1890, et enfin en 1903 à Munich, il dirigea pratiquement jusqu'à sa mort la Königlische Psychiatrische Klinik. Dans son enseignement et par les neuf éditions successives de son Traité de psychiatrie ( Psychiatrie : ein Lehrbuch für Studie […] Lire la suite

MANIE

  • Écrit par 
  • Georges TORRIS
  •  • 204 mots

Du mot grec mania , qui signifie « folie furieuse », l'ancienne médecine avait fait le nom technique de la folie en général (les modernes en ont tiré les composés mégalomanie, érotomanie, kleptomanie, etc.). Dans la langue commune, la notion s'atténua considérablement et en vint à désigner de petits travers, des habitudes bizarres, de légères obsessions. Mais les psychiatres modernes n'abandonnère […] Lire la suite

MÉLANCOLIE

  • Écrit par 
  • Marie-Claude LAMBOTTE
  •  • 3 000 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La persistance de la théorie des révulsions »  : […] « Pourquoi, s'interrogent les péripatéticiens au livre XXX des Problèmes attribués à Aristote, tous les hommes qui ont particulièrement brillé en philosophie, en politique, en poésie ou dans les arts sont-ils mélancoliques ? Et certains d'entre eux à tel point qu'ils ont souffert des troubles provenant de la bile noire, ainsi qu'on le dit d'Héraklès parmi les héros ? » Si les écrits hippocratique […] Lire la suite

PSYCHIATRIE COMPARÉE

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 5 771 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Comparaisons nosographiques »  : […] Il est facile d'illustrer par de nombreux exemples la distinction que l'on vient de faire entre comportement et structure, entre trait symptomatique et organisation de la personnalité. On trouve dans les sociétés archaïques un grand nombre de conduites obsessionnelles (telles que les ritualisations phobiques destinées à écarter un danger), alors que les structures névrotiques obsessionnelles sont […] Lire la suite

PSYCHOSE (psychanalyse)

  • Écrit par 
  • Pierre FÉDIDA, 
  • Pierre JUILLET, 
  • Hélène STORK
  •  • 10 030 mots

Dans le chapitre « L'approche clinique des états psychotiques : limites et intérêt »  : […] Pour en rester aux psychoses de l'adulte, la validité de leurs critères cliniques est actuellement mise en question par beaucoup. De plus, au nom d'une perspective générale « athéorique », essentiellement descriptive, qui permette une meilleure communication entre psychiatres, le D.S.M. (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) de l'American Psychiatric Association ne tient plus comp […] Lire la suite