PSYCHOLOGIE DU MENSONGE

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Mensonge et fonctions exécutives

Un courant de recherche récent a porté sur la surcharge cognitive qui accompagne le fait d’avoir à mentir. En effet, si le mensonge active des émotions, il contraint également l’émetteur à un effort cognitif intense. Celui qui ment doit rester concentré sur le mensonge qu’il profère, ne pas se trahir non verbalement, surveiller les réactions de son interlocuteur… Des techniques d’interrogatoire permettant d’augmenter la charge cognitive ont été créées par certains chercheurs dans le but d’aider les services d’investigation criminelle. On demande, par exemple, aux sujets expérimentaux d’effectuer un récit dans un ordre chronologique inversé, ou l’on exige d'eux qu’ils maintiennent un contact visuel avec l’interviewer durant tout l’entretien. Ces sollicitations ont pour effet de compliquer la tâche du sujet en augmentant la charge cognitive. Une seconde technique d’interrogatoire consiste à poser aux sujets expérimentaux une question tout à fait inattendue au cours de l’entretien ou encore à leur demander d’établir un croquis d’une scène prétendument vue alors qu'ils ne s'y attendent pas. Ces méthodes sont encourageantes : elles facilitent la détection du mensonge en maximisant les différences de réponses entre menteurs et personnes sincères. Toutefois, les données empiriques restent à ce jour insuffisantes en nombre pour en tirer des conclusions définitives.

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Pour citer l’article

Claudine BILAND, Jacques PY, « PSYCHOLOGIE DU MENSONGE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-du-mensonge/