PSYCHOLOGIE DU MENSONGE

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Indicateurs physiologiques du mensonge

La technologie a toujours cherché à se mettre au service de la recherche de la vérité. Le premier outil à l'avoir fait – de loin le plus utilisé à travers le monde – est le polygraphe, plus connu sous le terme « détecteur de mensonge ». Son fonctionnement repose sur l’enregistrement d’un certain nombre de réponses physiologiques émises par une personne soumise à des questions par un interviewer. Un individu ressentant une émotion ne peut empêcher la mise en route de manifestations physiologiques telles que l’accélération du rythme cardiaque, la dilatation des bronchioles et donc l’augmentation de la respiration, l’élévation de la pression artérielle, la dilatation ou la rétractation des pupilles… Toutefois, toutes les émotions, la joie et l’excitation comme la peur d’être découvert, provoquent ces manifestations pour peu qu’elles soient assez fortes. Par conséquent, si le polygraphe mesure les effets des émotions en termes de sudation, de pression sanguine et de rythme cardiaque, il convient ensuite de réaliser une interprétation pour considérer que l’émotion mesurée dans le cadre de l’interrogatoire traduit un mensonge.

Le plus récent courant de recherche à propos du mensonge profite lui aussi des progrès technologiques, en particulier de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Observer un menteur en action grâce à l’imagerie cérébrale suscite de grands espoirs. Les observations du cerveau d’un menteur montrent une activation plus importante des régions du cortex préfrontal impliquées dans les processus de contrôle cognitif et d’inhibition. Cependant, des études cherchent à tester cette manière de détecter le mensonge qui pourrait sembler imparable grâce à la commercialisation depuis quelques années, par des sociétés américaines, d’appareils de neuro-imagerie fonctionnelle destinés à la détection du mensonge. Or, une expérimentation met en évidence la possibilité de tromper ce nouveau détecteur de mensonge, cérébral celui-là. Il est demandé aux participants de dire la vérité (pour les sujets d’un groupe expér [...]


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Claudine BILAND, Jacques PY, « PSYCHOLOGIE DU MENSONGE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-du-mensonge/