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PROPAGATION ET IMPULSION EN ÉCONOMIE DYNAMIQUE, Ragnar Frisch Fiche de lecture

Dans son article intitulé « Propagation problems and impulse problems in dynamic economics » (« Propagation et impulsion en économie dynamique »), le Norvégien Ragnar Frisch (1895-1973, Prix Nobel d'économie en 1969) construit un modèle visant à rendre compte des cycles économiques. Ce modèle, baptisé « cheval à bascule » en raison de sa filiation avec une intuition de Knut Wicksell (« si l'on frappe un cheval à bascule avec un bâton, le mouvement du cheval sera très différent de celui du bâton »), occupe une place centrale dans l'histoire de l'analyse économique, comme en atteste sa postérité polymorphe : il contribue dans les années 1930 au développement de la macroéconomie du cycle, constitue l'une des origines de la « révolution probabiliste » menée en économétrie, et reçoit une reconnaissance inattendue dans les années 1980, avec l'essor de la théorie des cycles réels qui s'intéresse aux incidences de perturbations non monétaires.

Chocs exogènes et structure économique

L'introduction présente la perspective retenue par l'auteur, une perspective à la fois macroéconomique et dynamique donc « macro-dynamique », le terme étant ici inauguré par Frisch. La section 2 décrit la structure d'une économie de marché simplifiée. La section suivante permet alors de raffiner ce travail : un modèle mathématique représentant cette économie simplifiée est construit ; son caractère dynamique provient d'un décalage entre les commandes et les livraisons d'investissement – une idée auparavant avancée par l'économiste français Albert Aftalion. Dans la section 4, Frisch montre sous quelles conditions ce modèle produit des cycles amortis, c'est-à-dire des cycles qui s'estompent naturellement. Dans la section 5, il doit donc résoudre une énigme : « dans la réalité, les cycles que nous observons ne sont pas amortis ». La solution repose sur une distinction entre les impulsions (des chocs exogènes et aléatoires) et la structure de l'économie (le mécanisme de propagation de ces chocs) : ces chocs constituent une « source d'énergie » qui se propage dans la structure économique, entretient les cycles et produit des mouvements non amortis. Enfin, dans la section 6, Frisch esquisse une interprétation de ces chocs, en termes d'innovations telles que Joseph Schumpeter les définit.

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. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

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