AFTALION ALBERT (1874-1956)

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Né en Bulgarie, mort à Genève, Aftalion a enseigné successivement aux universités de Lille et de Paris. On lui doit une œuvre abondante et plusieurs contributions importantes à la théorie économique moderne. Dans son ouvrage Les Crises périodiques de surproduction (1913), il montre comment celles-ci sont les conséquences non de phénomènes monétaires mais de l'inertie du marché et d'erreurs de prévision des entrepreneurs ; on y trouve un premier énoncé du principe d'accélération. Son ouvrage Monnaie, prix, change (1927), qui est un modèle d'analyse statistique et de recherche économique, critique la théorie quantitative de la monnaie sous ses différentes formes ; l'auteur y propose une théorie psychologique de la monnaie et du change, que d'autres travaux d'inspiration monétaire (L'Or et sa distribution mondiale, 1932 ; Monnaie et économie dirigée, 1948) exploiteront. Par l'accent mis sur le rôle des revenus dans la vie économique, de même que par sa défense d'une économie de marché contrôlée par l'État, Aftalion semble parfois proche de Keynes.

—  Guy CAIRE

Écrit par :

  • : professeur de sciences économiques à l'université de Paris-X-Nanterre

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Pour citer l’article

Guy CAIRE, « AFTALION ALBERT - (1874-1956) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 03 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/albert-aftalion/