PORGY AND BESS (G. Gershwin)

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Une popularité aussi universelle que celle de George Gershwin repose sur quelques malentendus et de solides raisons. Autodidacte face à la musique classique dont il adopte les formes – Rhapsody in Blue, Concerto pour piano en fa majeur, Un Américain à Paris, Ouverture cubaine... –, il n'apporte en effet aucune innovation harmonique ni contrapuntique, et, s'il emprunte au jazz son swing, ses carrures rythmiques et l'exotisme de ses couleurs, cette influence n'est que lointaine. Mais Gershwin est un fabuleux homme de scène et l'un des plus irrésistibles mélodistes de l'histoire musicale américaine : une douzaine de comédies musicales et d'innombrables chansons en témoignent. Avec son opéra Porgy and Bess, créé en 1935, il introduit pour la première fois dans le monde fermé de l'opéra « blanc » la vie et le langage du petit peuple noir, avec les rutilances de l'orchestre et la splendeur des voix. Rarement union des musiques savantes et populaires aura été aussi réussie.

Porgy and Bess

Porgy and Bess

Photographie

La soprano américaine Leontyne Price, le chanteur de jazz américain Cab Calloway (1907-1994), en costume blanc, et William Warfield lors d'une représentation à Londres de l'opéra de Gershwin Porgy and Bess, le 10 octobre 1952. 

Crédits : Hulton Getty

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Pierre BRETON, « PORGY AND BESS (G. Gershwin) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/porgy-and-bess/