GUERICKE OTTO VON (1602-1686)

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Physicien allemand, né à Magdeburg et mort à Hambourg. Otto de Guericke, bourgmestre de Magdeburg, se signale à l'attention du monde savant, peu après 1650, par ses expériences sur le vide et sur l'électricité, bien antérieures à celles de C. Huygens, de D. Papin et de C. F. Du Fay. Dès 1632, il cherche à établir le vide dans un récipient rempli d'eau et dont le liquide est ensuite évacué, mais les résultats sont médiocres. Guericke construit alors la première pompe pneumatique (1650), destinée à aspirer l'air que contient un vase. L'appareil est équipé d'un manomètre qui mesure la raréfaction de l'air et, par conséquent, le vide obtenu. Il permettra de réaliser les fameuses démonstrations relatées, plus tard, dans les Experimenta Magdeburgica de vacuo spatio (1672).

L'une d'elles, présentée à la diète de Ratisbonne (1654), constitue le premier essai d'un moteur à cylindre muni d'un piston, les mouvements de celui-ci étant déterminés par la pression atmosphérique. Dans le cylindre, fixé verticalement le long d'une potence, la tige du piston sort vers le haut pour être attachée à une corde. Cette dernière, passant sur une poulie, se termine par vingt élingues que tiennent vingt hommes. Sous le cylindre, et communiquant avec lui, est disposé un récipient où l'on fait le vide ; l'opération achevée, la pression atmosphérique oblige le piston à redescendre, malgré les efforts des vingt hommes pour le retenir. Des observations, jusqu'alors inédites, complètent les essais de Guericke sur le vide : dans un vase dont l'air est aspiré par la pompe pneumatique une sonnerie ne se fait plus entendre, ou une flamme s'éteint.

Expérimentateur né, Guericke invente encore, à partir des recherches de Torricelli, le premier baromètre (1663). Sur le mercure, dans la plus courte branche du siphon, il dispose un flotteur relié au bras d'une figurine, elle-même fixée au bord du tube. Selon que le mercure enregistre une pression laissant prévoir la pluie ou le beau temps, le flotteur descend ou remonte, entraînant le bras dont il est solidaire.

Parallèlement à ses travaux sur le vide et la pression atmosphérique, Guericke réalise, en 1660, la première machine électrostatique. Une boule de soufre, tournant sur un axe horizontal, est frottée à la main : des crépitements et des étincelles se produisent. Des phénomènes électriques contrôlables sont ainsi révélés pour la première fois (répulsion, attraction, conductibilité). Huygens soulignera l'intérêt de « la boule qui attire les plumes » : elle orientera Du Fay et, plus tard, Benjamin Franklin vers des recherches systématiques sur l'électricité.

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ÉLECTRICITÉ - Histoire

  • Écrit par 
  • Jacques NICOLLE
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Dans le chapitre « Premières machines »  : […] Otto de Guericke (1602-1686), bourgmestre de Magdebourg, généralise le phénomène d'attraction par frottement à un grand nombre de corps (saphir, rubis, améthyste) ; il crée la première machine capable de produire de l'électricité (statique) au moyen d'un globe de soufre que l'on frottait alors qu'il était animé d'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/electricite-histoire/#i_15296

Pour citer l’article

Jacques MÉRAND, « GUERICKE OTTO VON - (1602-1686) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 décembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/otto-von-guericke/