MACHINES À SOUS

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Premiers temps

Les automates de jeu sont nés dans les débits de boissons. Ils ont pour ancêtres, du moins en France, les petites roulettes de comptoir présentes dans les cafés français dans la seconde moitié du xixe siècle. Ces appareils étaient faits d'une roue en laiton avec décor central peint et vitre protectrice dans laquelle une bille circulait sous l'action du joueur ; le socle, en fonte moulée, comprenait le plus souvent un pyrogène ; des manilles, disposées tout autour de la roue, donnaient à l'appareil la forme d'une barre de navire. Des chiffres, généralement de 10 à 25 000, étaient gravés sur le pourtour de la roue.

L'invention du monnayeur paraît remonter au xviiie siècle, mais c'est dans la seconde moitié du xixe qu'il a commencé à se répandre avec les premiers distributeurs automatiques. Son adaptation à des jeux individuels, de hasard ou d'adresse, ne s'est pas fait attendre. À partir de 1880, les inventions se multiplient, en Europe et en Amérique du Nord.

Les premiers automates de jeu sont apparus aux États-Unis en 1891 et sont dus à deux firmes de la côte est. Le marché visé était San Francisco, dernière grande capitale de la ruée vers l'or, à la législation encore incertaine. Ces machines ne rendent pas encore d'argent : c'est le tenancier qui paie, en cigares le plus souvent. Parmi elles, déjà, un poker automatique. Très vite les inventions se succèdent, à San Francisco, avec Gustav Schultze (1892) et August « Charles » Fey (1894), tous deux d'origine allemande. Cascades, roulettes de comptoir à paiement direct et pokers automatiques rivalisent dans les saloons de la cité californienne.

La « cascade » – « tivoli » en Angleterre et en Allemagne – est une boîte verticale pourvue de picots et autres obstacles destinés à gêner la chute d'un objet, ici la pièce de monnaie ou le jeton inséré par le consommateur. Projetée vers le haut par un lanceur actionné par le client et retombant en passant à travers les obstacles, la pièce atterrit dans un compartiment « perdu [...]


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Écrit par :

  • : licencié ès lettres, ingénieur du Conservatoire national des arts et métiers, historien du jeu

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PACHINKO

  • Écrit par 
  • Thierry DEPAULIS
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Pour citer l’article

Thierry DEPAULIS, « MACHINES À SOUS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/machines-a-sous/