BOCCHERINI LUIGI (1743-1805)

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Né à Lucques d'un père chanteur et contrebassiste, Boccherini est envoyé à Rome dès 1757 pour y étudier le violoncelle (instrument auquel il attachera son renom) et la musique vocale ancienne (Palestrina), dont les traces se retrouveront jusque dans son Stabat Mater de 1801. De retour dans sa ville natale, il y donne deux oratorios, Giuseppe riconosciuto et Gioa, re di Giuda. Puis il se met à voyager, jouant en duo avec le violoniste Manfredi. Il passe d'abord par Vienne, se produit en 1767 aux Concerts spirituels à Paris, où paraissent les premières éditions de ses œuvres, et arrive en 1769 à Madrid, qui deviendra sa cité d'adoption. Nommé « compositore e virtuoso di S.A.R. don Luigi, infante d'Espagna », il servira ce prince (violoniste de talent) jusqu'à la mort de celui-ci en 1785, composant pour lui une grande quantité d'œuvres de musique de chambre. En 1787, il devient « compositeur de la chambre » du roi de Prusse Frédéric-Guillaume II, violoncelliste passionné, à qui il envoie régulièrement, tout en continuant à résider en Espagne, quatuors et quintettes. À la même époque, il échange avec Haydn une correspondance dont malheureusement il ne reste aucune trace. Il bénéficie encore, en Espagne, de la protection du marquis de Bénévent, grand amateur de guitare, puis de celle de Lucien Bonaparte, ambassadeur de France de 1800 à 1802, à qui il dédie deux séries de quintettes. Il témoigne alors de sentiments ouvertement républicains, écrivant au « citoyen » Marie-Joseph Chénier que « la musique privée de sentiments et de passions est insignifiante », dédiant en 1799 six quintettes avec piano à la « République française ». D'où sans doute la disgrâce dans laquelle il tombe après le départ de Lucien Bonaparte : c'est dans la plus extrême misère, et quasi oublié, qu'il s'éteint à Madrid, à un moment où la vente de ses ouvrages a déjà rapporté à ses éditeurs plus de deux millions de francs-or.

Les qualités de Boccherini se manifestent av [...]

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  • Marc PINCHERLE
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Dans le chapitre « Le quatuor classique »  : […] Attribuer à Joseph Haydn, comme le font les manuels élémentaires d'histoire de la musique, la « création » du quatuor à cordes , c'est simplifier les choses à l'excès. Si, pour ce qui est de la sonate, on est d'accord sur l'époque et le lieu d'origine et sur les premiers pionniers (Tarquinio Merula, Salomone Rossi, Biagio Marini, Giovanni Battista […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/quatuor-a-cordes/#i_22116

Pour citer l’article

Marc VIGNAL, « BOCCHERINI LUIGI - (1743-1805) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/luigi-boccherini/