LI TANG (XIe-XIIe s.) ET MA YUAN (XIIe-XIIIe s.)

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Destin de l'œuvre

Les facilités spectaculaires auxquelles ce genre de peinture tend à sacrifier lui valurent une immense popularité même la condamna aux yeux des lettrés qui, dès l'époque Yuan, élaborèrent une esthétique aristocratique faite de détachement et d'orgueilleuse réserve et qu'ils refusèrent de compromettre avec les « vulgarités » de la dextérité professionnelle. Comme les lettrés détenaient le monopole du bon goût, leur opinion prévalut. L'influence de l'école Ma-Xia ne survécut guère que jusqu'au début de l'époque Ming dans l'art des peintres de métier (l'école du Zhejiang avec Dai Jin et Wu Wei, mais ce courant, pourtant plein de verve et de vitalité, fut jugé inférieur et finit par être totalement éclipsé par la peinture lettrée. Celle-ci revendiquait pour seuls modèles les grands maîtres Yuan d'une part, et d'autre part les ancêtres classiques des Song du Nord et des Cinq Dynasties, mettant définitivement entre parenthèses toute la floraison académique des Song du Sud. L'école Ma-Xia eut cependant une postérité inattendue au Japon : elle joua en fait pour la peinture japonaise le rôle normatif et inspirateur qui, en Chine même, fut dévolu aux quatre grands maîtres des Yuan.


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Écrit par :

  • : reader, Department of Chinese, Australian National University

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Pour citer l’article

Pierre RYCKMANS, « LI TANG (XIe-XIIe s.) ET MA YUAN (XIIe-XIIIe s.) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-ma/