MONTMORENCY LES

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Peut-être la plus illustre famille française après la maison royale, les Montmorency sont des seigneurs d'Île-de-France proches du roi dès le xe siècle et ils étaient, à cette époque, descendants de Charlemagne par les femmes. Nombreuses sont les branches de cette famille, l'une étant celle des seigneurs de Montlhéry avec ses sénéchaux de France et ses alliances avec la famille royale. Le chef de famille se titrait premier baron de France (c'est-à-dire de l'Île-de-France) dès la fin du xive siècle et même premier baron chrétien. La baronnie de Montmorency fut érigée en duché-pairie en 1551 et elle appartint à la famille jusqu'en 1632 ; à la suite des malheurs d'un maréchal duc, « la gloire des braves » qui eut la tête tranchée, Montmorency passa comme duché-pairie aux Bourbons-Condé en 1633, mais avec le nom d'Enghien dès 1689. La lignée des Montmorency comporta six connétables de France (dont Anne, le premier duc du nom), onze maréchaux de France (dont Gilles de Rais et le duc de Luxembourg, « tapissier de Notre-Dame »), quatre amiraux et vice-amiraux de France, un grand nombre de grands officiers de la Couronne et des prélats, une maîtresse de Henri IV (« la belle Fosseuse »), le sous-chef de la franc-maçonnerie française en 1789 (le duc de Piney-Luxembourg, administrateur général du Grand-Orient), Jean seigneur de Nivelle en Flandre ; celui-ci, à qui son père demanda de revenir en France, ne répondit pas à son appel et fut ainsi traité de chien par lui (d'où « ce chien de Jean de Nivelle qui s'enfuit quand on l'appelle »). Un pacte de famille du 1er mars 1820 limita les ambitions de diverses familles à se rattacher aux Montmorency ; ne furent reconnues comme vrais Montmorency que les trois branches ducales qui terminèrent la famille : Montmorency (depuis 1767, le chef de famille, marquis de Fosseux, premier baron chrétien, avait hérité du duché de Beaufort et portait officiellement le titre de duc de Montmorency, pair en 1814 et 1815), Beaumont-Luxembourg et Laval. Le dernier duc de Laval mourut en 1851, le dernier duc de Montmorency en 1862 (il est généalogiquement représenté par le duc de Bauffremont, issu de sa sœur aînée) et le dernier Montmorency, duc de Beaumont, prince de Montmorency-Luxembourg, en 1878 ; sa fille, vicomtesse de Durfort-Civrac, morte en 1921, fut la dernière Montmorency. Au grand mécontentement de la famille, Napoléon III attribua le titre de duc de Montmorency en 1864 à un Talleyrand-Périgord, fils de la sœur cadette du dernier duc.

—  Hervé PINOTEAU

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PALISSY BERNARD (1510 env.-1590)

  • Écrit par 
  • Dominique POULAIN
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Céramiste et « philosophe naturel » français. Le caractère romanesque de Bernard Palissy, suscité en partie par sa vie aventureuse et par ses écrits, fut amplifié par le mouvement romantique et laïc du xix e siècle qui en fit une figure quasi mythique. Textes et documents permettent pourtant de retracer sommairement sa vie et sa carrière dans ses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernard-palissy/#i_39652

Pour citer l’article

Hervé PINOTEAU, « MONTMORENCY LES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-montmorency/