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JOACHIM JOSEPH (1831-1907)

Johannes Brahms et Joseph Joachim - crédits : Universal History Archive/ Getty Images

Johannes Brahms et Joseph Joachim

Violoniste, chef d'orchestre et compositeur né à Kittsee (près de Bratislava), Joseph Joachim travaille avec G. Hellmesberger senior à Vienne et F. David à Leipzig (1843) avant de faire ses débuts au Gewandhaus de Leipzig (1843), à Londres (1844), à Dresde, Vienne et Prague (1846). Premier violon en 1849 à Weimar, où il vit dans le cercle de Liszt, il devient directeur des concerts à Hanovre en 1856, puis en 1868 directeur de l'École supérieure de musique de Berlin, dont le très grand essor dans les années suivantes lui sera dû pour l'essentiel. Il sera encore, dans cette même ville, sénateur puis vice-président de l'Académie des arts. Pédagogue actif ayant formé plus de quatre cents élèves, il reste cité comme modèle pour ses interprétations du Concerto pour violon de Beethoven, qu'il imposa définitivement au répertoire, et des œuvres pour violon seul de Bach, que, grâce à la puissance de son jeu, il fut le premier à donner effectivement sans accompagnement. Il avait pris pour devise « Frei, aber einsam » (« Libre, mais seul »). C'est en jouant sur les initiales de cette devise et les notes musicales correspondant à ces initiales, que Schumann et les deux disciples préférés de ce dernier, Brahms et Dietrich, avec lesquels il était intimement lié, lui offrirent en 1853 une œuvre collective, la Sonate F.A.E. pour violon et piano dont le premier mouvement est de Dietrich, le troisième de Brahms, le deuxième et le quatrième de Schumann. Demeuré, après la mort de Schumann, le grand ami de Brahms malgré plusieurs brouilles, Joachim fut le dédicataire et le premier interprète de son Concerto pour violon (ceux de Schumann, Max Bruch et Dvořak furent aussi écrits à son intention). En 1869, Joachim fonda un quatuor à cordes qu'il conduisit jusqu'à sa mort, survenue à Berlin, et dont les concerts sont demeurés légendaires (chacun de ses membres possédait un Stradivarius de la meilleure époque). Comme compositeur, Joachim resta dans la lignée de Schumann et de Brahms. Son œuvre la plus célèbre est le Concerto à la hongroise (Konzert in ungarischer Weise) op. 11, pour violon et orchestre.

— Marc VIGNAL

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Pour citer cet article

Marc VIGNAL. JOACHIM JOSEPH (1831-1907) [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Article mis en ligne le et modifié le 14/03/2009

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Johannes Brahms et Joseph Joachim - crédits : Universal History Archive/ Getty Images

Johannes Brahms et Joseph Joachim

Autres références

  • CONCERTO POUR VIOLON ET ORCHESTRE (J. Brahms)

    • Écrit par
    • 308 mots
    • 1 média

    Le concerto de soliste naît en Italie à la toute fin du xviie siècle, lorsque Giuseppe Torelli publie les six Concerti a quattro de son opus 5 (Bologne, 1692) et, surtout, les douze Concerti musicali a quattro opus 6 (Augsbourg, 1698). Au début du xviiie siècle, dès L'estro armonico...