BABINSKI JOSEPH (1857-1932)

Médecin français né à Paris de parents émigrés polonais, connu surtout pour ses travaux sur le système nerveux. Après des études secondaires à l'école polonaise des Batignolles à Paris, Babinski est interne en médecine dans le service de Cornil à l'Hôtel-Dieu (1879), puis chef de clinique de Charcot à la Salpêtrière (1884). Il soutient en 1885 sa thèse de doctorat sur La Sclérose en plaques. Médecin des hôpitaux en 1890, sa carrière se déroule à la Pitié, dont il va faire le centre de la nouvelle neurologie. Dans le service de Charcot, qui soignait ce que l'on rassemblait à l'époque sous le nom d'hystérie, il distingue les paralysies hystériques des paralysies organiques, et à partir de 1893 il recherche les signes objectifs des maladies organiques permettant de les distinguer des névroses (Démembrement de l'hystérie traditionnelle, 1909). En 1896, il découvre le signe universellement connu maintenant sous le nom de signe de Babinski : inversion du réflexe cutané-plantaire en rapport avec une perturbation du faisceau pyramidal, qui se traduit par l'extension du gros orteil. En 1903, il complète ce signe par le signe de l'éventail. D'autres signes deviendront classiques en neurologie, tels que le signe du peaucier, le réflexe achilléen, le réflexe paradoxal du coude. Par ses travaux sur la sémiologie cérébelleuse, il a créé un syndrome clinique et indiqué l'analyse physiologique de l'asynergie, l'adiadococinésie, l'hypermétrie, la catalepsie cérébelleuse. Ses tests par les épreuves du vertige voltaïque et de la désorientation spontanée ou provoquée (épreuve de Babinski-Weill) permettent de déceler les lésions du cervelet ou de l'appareil vestibulaire. Ses recherches sur la pathologie de la moelle épinière l'ont amené à décrire la paraplégie spasmodique en flexion et à en fixer les règles précises de diagnostic. On lui doit la notion de l'exagération des réflexes de défense dans la maladie de Friedreich (ataxie), la première observation typique du syndrome adiposo-génital [...]

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HYSTÉRIE

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  • Thérèse LEMPÉRIÈRE
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Dans le chapitre « Charcot, Babinski, Janet »  : […] Il revenait à J. Babinski son élève, de « dynamiter » l'œuvre du maître. Neurologiste génial, il réussit à délimiter rigoureusement le domaine de la neurologie lésionnelle de celui de l'hystérie, qu'il rapprocha de la suggestion hypnotique. Pour lui l'essence de l'hystérie, c'est l'autosuggestion ; les phénomènes hystériques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hysterie/#i_20825

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Dans le chapitre « Le XIXe siècle et la méthode anatomoclinique »  : […] de même des travaux de Pierre Marie, qui nous est historiquement plus proche, et de ceux, universellement connus, de Joseph Babinski (1857-1932). Toute cette neurologie, qui pousse des ramifications jusqu'à Théophile Alajouanine (1890-1980) et Raymond Garcin (1897-1971), dérive en fait de Broca et de Charcot, les fondateurs de la méthode anatomo- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neurologie/#i_20825

Pour citer l’article

Jacqueline BROSSOLLET, « BABINSKI JOSEPH - (1857-1932) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/joseph-babinski/