MÜLLER JOHANNES (1801-1858)

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L'un des plus illustres physiologistes allemands du xixe siècle. Johannes Müller forma les premiers anatomo-pathologistes et physiologistes de l'Allemagne de cette époque : Du Bois-Reymond, Helmholtz, Virchow, Henle, Haeckel, Schwann...

Attiré d'abord par la théologie, il s'oriente ensuite vers la médecine, en reçoit les grades à Bonn en 1823 avec une thèse très importante : De respiratione fetus, puis il enseigne durant dix ans dans cette ville. En 1826, il fait paraître Physiologie des Gesichtssinnes, ouvrage qui reflète l'influence qu'exerce sur le jeune savant la Naturphilosophie de Schelling. Mais bientôt Müller abandonne la spéculation, observe et expérimente. Tirant profit des ressources offertes par le microscope, dédaigné par Bichat, il donne la première description de la structure des glandes endocrines, du cartilage et des organes génitaux. Les résultats de ses recherches sont rassemblés dans De glandularum secernentium structura (1830) et Bildungsgeschichte der Genitalien (1830) où sont décrites les structures de ce qu'on appellera les canaux de Müller. Il confirme en 1831, grâce à des expériences sur la grenouille, les lois de Bell-Magendie ; il s'engage ainsi dans la physiologie expérimentale jusqu'en 1840. Il énonce la loi de la stimulation des organes des sens, loi qu'il développera dans son célèbre Handbuch der Physiologie des Menschen (1838) où, pour la première fois, la physiologie comparée occupe une place importante. En 1833, il est élu à la chaire d'anatomie et de physiologie de l'université de Berlin. Dans son ouvrage sur les tumeurs (Über den feineren Bau und die Formen der krankhaften Geschwülste, 1838), il montre que le cancer est une tumeur affectant la structure des tissus.

C'est en 1840 qu'il s'engage dans une nouvelle période de sa carrière, celle de l'anatomie comparée ; il publiera, en 1845, Vergleichende Anatomie der Myxinoïdien. Esprit encyclopédique, il est attiré par la zoologie (Über die fossilen Reste der Zenglodonten von NordAmerica, 1849 ; Über den Bau des Pentacrinus ceput Medusae), la chimie (il isole un corps des cartilages : la chondrine). Les Archiv für Anatomie, Physiologie und wissenschaftliche Medicin, qu'il fonda en 1834, devinrent célèbres sous le nom de Müller Archiv.

—  Jacqueline BROSSOLLET

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  • Jacqueline BROSSOLLET
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Jacqueline BROSSOLLET, « MÜLLER JOHANNES - (1801-1858) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/johannes-muller/