CLARK JIM (1936-1968)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Quand la monoplace de l'Écossais Jim Clark quitte la route et heurte un arbre, le 6 avril 1968, à Hockenheim, lors d'une course de formule 2, c'est le plus talentueux pilote de son temps qui trouve la mort. Juan Manuel Fangio a dit de lui : « Je l'ai vu courir plusieurs fois et je crois pouvoir affirmer qu'il était le meilleur de tous. » L'hommage d'une légende à un mythe.

Jim Clark est né le 4 mars 1936 dans une riche famille d'éleveurs. Malgré les réticences de ses parents, il se prend de passion pour le sport automobile. Sa rencontre avec Colin Chapman va se révéler décisive pour sa carrière. Le patron de l'écurie Lotus lui permet de débuter en formule 1 en 1960. L'entente entre les deux hommes est immédiate. Les premiers succès viennent en 1962 : Jim Clark remporte trois grands prix et se classe deuxième du Championnat du monde. En 1963, au volant de la Lotus 25, il remporte sept des dix grands prix de la saison et est couronné champion du monde. Malgré trois nouveaux succès en 1964, il doit laisser le titre à John Surtees, qui pilote une Ferrari cette année-là.

En 1965, Jim Clark est au sommet de son art et remporte un second titre de champion du monde, assorti de cinq victoires avec sa Lotus 33. La même année, il gagne les 500 Miles d'Indianapolis – il est le premier Européen vainqueur de l'épreuve depuis 1916. Il connaît alors une immense notoriété, même aux États-Unis.

L'année 1966 est plus difficile, sa Lotus vieillissante ne pouvant rivaliser avec les Brabham et les Ferrari ; il remporte néanmoins le Grand Prix des États-Unis. En 1967, l'écurie de Colin Chapman a repris des couleurs avec la performante Lotus 49, et Jim Clark peut de nouveau lutter pour le titre : il remporte quatre grands prix et se classe troisième du Championnat du monde, derrière Dennis Hulme et Jack Brabham, tous deux sur Brabham.

Le 1er janvier 1968, Jim Clark remporte le Grand Prix d'Afrique du Sud ; il s'agit de sa vingt-cinquième victoire, soit une de plus que Fangio. Ce sera malheureusement la dernière, et le titre mondial obtenu par son coéquipier Graham Hill cette année-là ne pourra pas consoler Colin Chapman.

—  Pierre LAGRUE

Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

Classification

Autres références

«  CLARK JIM (1936-1968)  » est également traité dans :

CHAPMAN COLIN (1928-1982)

  • Écrit par 
  • Bernard GAUTIER
  •  • 1 384 mots

Anthony Colin Bruce Chapman, créateur de la marque d'automobiles de sport et de course Lotus, est né le 19 mai 1928 à Richmond dans le Surrey. Son nom restera indissociablement lié au sport automobile, et particulièrement à l'évolution de celui-ci dans la période d'après guerre. Chapman peut être considéré comme le créateur le plus inventif de son époque, pourtant riche en novateurs, dont, en par […] Lire la suite

FORMULE 1

  • Écrit par 
  • Pierre LAGRUE
  •  • 7 472 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre « Nouveaux constructeurs, nouveaux pilotes »  : […] Si le titre mondial échoit à un pilote de Ferrari, le Britannique Mike Hawthorn, en 1958, le titre des constructeurs – créé cette année-là mais qui ne connaîtra jamais le prestige du titre des conducteurs – revient à une écurie britannique, Vanwall. Les constructeurs britanniques vont dès lors dominer le Championnat, même si Ferrari leur tient la dragée haute. L'ingénieur britannique John Cooper […] Lire la suite

Les derniers événements

Nouvelle-Zélande. Victoire travailliste aux élections législatives. 27 novembre 1999

Le Parti travailliste de Helen Clark remporte les élections législatives avec 39 p. 100 des suffrages et 52 sièges sur 120, contre 30,6 p. 100 des voix et 41 élus pour le Parti national (libéral) du Premier ministre sortant, Jenny Shipley. La gauche revient au pouvoir pour la première […] Lire la suite

Nouvelle-Zélande. Aucune majorité à l'issue des élections législatives. 12 octobre 1996

Les élections législatives aboutissent à un morcellement de l'échiquier politique. Le Parti national (conservateur) du Premier ministre Jim Bolger, au pouvoir depuis octobre 1990, remporte 44 sièges sur 120 au Parlement (contre 50 sur 99 en novembre 1993). L'apport des 8 sièges obtenus […] Lire la suite

Pour citer l’article

Pierre LAGRUE, « CLARK JIM - (1936-1968) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 janvier 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/jim-clark/