ULLRICH JAN (1973- )

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Coureur cycliste allemand né le 2 décembre 1973 à Rostock. L'année 1996 marque la fin de l'hégémonie de Miguel Indurain sur le Tour de France : le Danois Bjarne Riis remporte la Grande Boucle. Mais, dans son sillage, les observateurs ont noté la présence d'un jeune Allemand, son coéquipier de la formation Deutsche Telekom Jan Ullrich, qui se classe deuxième après avoir largement remporté l'étape contre la montre Bordeaux-Saint-Émilion. Formé à la rude école est-allemande du Dynamo Berlin par Peter Becker, Jan Ullrich s'impose dès 1997. Dominateur contre la montre, résistant aux attaques incessantes de Richard Virenque épaulé par ses coéquipiers de chez Festina, il remporte nettement le Tour et devient une idole dans son pays, reléguant dans l'oubli ses aînés Rudi Altig ou Dietrich Thurau. Lors du Tour 1998, victime d'une défaillance dans les Alpes, il doit laisser la victoire au grimpeur italien Marco Pantani et se classe deuxième. En 1999, après un début de saison perturbé par des blessures, ce qui le contraint à renoncer au Tour de France, Jan Ullrich remporte le Tour d'Espagne. En 2000, Jan Ullrich se classe deuxième du Tour de France derrière Lance Armstrong, et devient champion olympique sur route à Sydney. En 2001, Jan Ullrich prend de nouveau la deuxième place de la Grande Boucle, toujours derrière Lance Armstrong. En 2002, une blessure le contraint à renoncer au Tour. Par ailleurs, il fait l'objet d'un contrôle positif aux amphétamines.

En 2003, après quelque quinze mois d'absence, Jan Ullrich renoue avec la compétition. Il se présente au départ du Tour de France sans afficher de grandes ambitions et va surprendre tous les observateurs. Notamment, il domine Lance Armstrong lors du premier grand contre la montre (Gaillac-Cap Découverte), devançant l'Américain d'1 min 39 s. La veille de l'arrivée, il ne compte qu'1 min 5 s de retard sur Lance Armstrong et est le favori de l'étape Pornic-Nantes (49 km contre la montre). Malheureusement, victime d'une chute sous la pluie, il voit ses espoirs de victoire dans la Grande Boucle s'évanouir. Néanmoins, cette deuxième place dans le Tour de France (à 1 min 1 s de Lance Armstrong) matérialise son retour au plus haut niveau et lui autorise les plus grandes ambitions.

Mais Jan Ullrich ne se montre à la hauteur de ses ambitions ni en 2004 ni en 2005. En 2004, il ne se classe que quatrième du Tour de France, devancé par Lance Armstrong, l'Allemand Andreas Klöden et l'Italien Ivan Basso ; en 2005, il prend la troisième place de la Grande Boucle, derrière Lance Armstrong et Ivan Basso.

Avec la retraite de Lance Armstrong, Jan Ullrich ambitionne légitimement de remporter une seconde fois le Tour de France, dont il fait figure de favori avec l’Italien Ivan Basso. Mais, à la veille du départ de la Grande Boucle, le 30 juin 2006, la justice espagnole lève le secret de l’instruction en ce qui concerne l’opération Puerto (une affaire de dopage sanguin impliquant cinquante personnes). Le nom de Jan Ullrich figure sur la liste communiquée par la justice espagnole, tout comme celui d’Ivan Basso. Conformément à ce qu’ils avaient indiqué, les groupes sportifs excluent eux-mêmes les coureurs cités. Jan Ullrich ne prend donc pas le départ du Tour. Quelques jours plus tard, il est licencié par son équipe, la T-Mobile.

En février 2007, Jan Ullrich annonce sa retraite sportive. En juin 2013, il finit par avouer qu’il se dopait durant sa carrière.

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Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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SPORT - L'année 2003

  • Écrit par 
  • Pierre LAGRUE
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Dans le chapitre « Cyclisme : le Tour de France, un centenaire en pleine forme »  : […] Le Tour de France cycliste célébrait en cette année 2003 le centenaire de sa création. C'était l'occasion de réaffirmer le dynamisme d'une épreuve dont le prestige avait été entamé, en 1998, par l'affaire Festina. Les organisateurs ont choisi de s'inscrire entre histoire et avenir. Ils ont tracé un parcours empruntant les villes-étapes de la première édition (Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bor […] Lire la suite

Pour citer l’article

Pierre LAGRUE, « ULLRICH JAN (1973- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 mai 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/jan-ullrich/