PARIS DE BOLLARDIÈRE JACQUES (1907-1986)

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Né le 16 décembre 1907 à Châteaubriant (Loire-Atlantique), sorti de Saint-Cyr en 1930, capitaine à la Légion étrangère lors du débarquement de Norvège en mars 1940, Jacques Paris de Bollardière s'évade de France à son retour et gagne l'Angleterre le 21 juin à bord d'un chalutier. Il rejoint à Londres la 13e demi-brigade de la Légion, ralliée au général de Gaulle.

Il est de presque tous les combats de la France libre : expédition manquée de Dakar, ralliement du Gabon, campagne d'Érythrée contre l'Italie, affaire de Syrie ; il est blessé en Libye, contre les forces de Rommel. En 1944, chef de bataillon, il est parachuté en France, deux mois avant le Débarquement, dans le maquis des Ardennes. À la fin de l'année, lieutenant-colonel, il commande le 1er régiment de chasseurs parachutistes qui, le 7 avril 1945, saute sur la Hollande.

L'année suivante, il est envoyé en Indochine à la tête de la demi-brigade de parachutistes S.A.S. À son deuxième séjour en Extrême-Orient, il est commandant supérieur des troupes aéroportées. Breveté de l'École de guerre en 1954, il est détaché en 1956 à la division militaire d'Alger et prend le commandement du secteur est de l'Atlas blidéen. À quarante-neuf ans, il est promu général de brigade.

C'est en 1957 que la vie et les idées de ce Breton profondément croyant prennent un tournant décisif. Après avoir fait part à son chef, le général Massu, de son désaccord avec une directive qui recommande une « accentuation de l'effort policier », il lui demande de le relever d'un commandement qu'il estime, en conscience, ne plus pouvoir exercer. Surtout, il adresse à L'Express, dont le directeur, Jean-Jacques Servan-Schreiber, vient de servir sous ses ordres, une lettre qui est publiée le 27 avril. Il y souligne « les aspects dramatiques de la guerre révolutionnaire à laquelle nous faisons face et l'effroyable danger qu'il y aurait [...] à perdre de vue, sous le fallacieux prétexte d'efficacité immédiate, les valeurs morales qui seules ont fait jusqu'à présent la grandeur de notre civilisation et de notre armée ».

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Dans le chapitre « Dans l'engrenage de la terreur. La « bataille d'Alger » »  : […] « les interrogatoires renforcés », c'est-à-dire la torture. Pour protester contre ces pratiques, le général Paris de Bollardière demande, le 28 mars 1957, à être relevé de ses fonctions. D'autres bombes éclateront en juin, mais, progressivement le F.L.N. perd la partie. Yacef Saadi, le leader de la zone autonome d'Alger du F.L.N., sera arrêté le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/algerie/#i_85559

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Jean PLANCHAIS, « PARIS DE BOLLARDIÈRE JACQUES - (1907-1986) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-paris-de-bollardiere/