HERNIE DISCALE

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Glissement du noyau gélatineux d'un disque intervertébral à la suite d'un trouble mécanique éventuellement associé à de légères anomalies anatomiques. La masse expulsée hors du disque intervertébral est suffisamment consistante pour exercer une compression sur les tissus mous voisins, et notamment sur les racines nerveuses logées dans le canal rachidien. Les hernies discales se produisent dans le cas d'un effort, surtout lorsqu'il est pratiqué en porte à faux. Dans la région lombaire, où elles sont le plus fréquentes, elles compriment les racines du sciatique (L4, L5 et S1), déterminant la douleur caractéristique de la névralgie sciatique : cette douleur suit le trajet du nerf de la fesse au pied sur la face dorsale du membre inférieur ; elle empêche de mettre le membre à angle droit par rapport au tronc (signe de Lassègue).

Lorsque le diagnostic a été précisé (grâce à la radiculographie si nécessaire, et au moins par scanner), la lésion peut être traitée par des antalgiques et des anti-inflammatoires non stéroïdiens et surtout par le maintien du malade en position allongée pendant plus d'une semaine (trois en moyenne). Dans ces conditions, la douleur s'estompe peu à peu, la récupération fonctionnelle est progressive et la guérison a lieu au bout de deux mois. Les récidives sont malheureusement fréquentes.

Lorsque l'épreuve du repos n'a pas été concluante, on a affaire à une forme non réductible spontanément. L'éventualité d'une intervention pour supprimer la hernie qui comprime le nerf doit alors être discutée afin de recourir soit à la nucléolyse chimique, c'est-à-dire l'injection dans le disque d'une substance qui dissout les tissus devenus nocifs, soit à l'extirpation chirurgicale de ceux-ci.

—  Didier LAVERGNE

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Pour citer l’article

Didier LAVERGNE, « HERNIE DISCALE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/hernie-discale/