GENSCHER HANS-DIETRICH (1927-2016)

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Homme d’État allemand, Hans-Dietrich Genscher fut président (1974-1985) du Parti libéral-démocrate (Freie Demokratische Partei, FDP) et ministre des Affaires étrangères (1974-1992) dans des gouvernements dirigés soit par le Parti social-démocrate (SPD) soit par l’Union chrétienne-démocrate-Union chrétienne-sociale (CDU-CSU) avant et après la réunification de l’Allemagne en 1990.

Hans-Dietrich Genscher naît le 21 mars 1927 à Reideburg, près de Halle (dans l’actuel Land de Saxe-Anhalt). Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé dans les forces armées allemandes ; à la fin du conflit, il se retrouve prisonnier de guerre. Après sa libération, il s’installe dans ce qui deviendra l’Allemagne de l’Est, étudie le droit et l’économie aux universités de Halle et de Leipzig, et devient avocat en 1949. Il passe en Allemagne de l’Ouest en 1952, année où il adhère au FDP. Il ne tarde pas à s’élever dans la hiérarchie du parti à Brême où, après avoir obtenu un examen complémentaire de droit à l’université de Hambourg, il continue à exercer la profession d’avocat.

Il est élu au Bundestag (Parlement fédéral) en 1965, en tant que député de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Quatre ans plus tard, le FDP apporte son soutien à la formation d’un gouvernement de coalition dominé par le SPD de Willy Brandt, dans lequel Hans-Dietrich Genscher se voit attribuer le poste de ministre de l’Intérieur. Il accède à la présidence de son parti en 1974 et, la même année, est nommé ministre des Affaires étrangères, en remplacement de Walter Scheel qui est élu à la présidence de la République. En 1982, le FDP transfère son soutien à la CDU-CSU, qui prend la direction du gouvernement emmené par Helmut Kohl ; Genscher reste aux Affaires étrangères.

À ce poste clé dans le contexte d’une Allemagne divisée, il œuvre activement en faveur d’une amélioration des relations avec l’Union soviétique et le bloc de l’Est et, après l’accession de Mikhaïl Gorbatchev à la présidence de l’URSS, il insiste pour que l’Ouest profite de l’occasion pour imposer la détente dans les relations Est-Ouest. En 1989-1990, il se consacre avec énergie à la réunification allemande ; il devient le premier ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne réunifiée, poste qu’il conserve jusqu’à son départ du gouvernement en 1992. Il continue à siéger au Bundestag jusqu’en 1998.

Par la suite, il est occasionnellement conseiller juridique ou négociateur international. Hans-Dietrich Genscher est mort le 31 mars 2016 à Wachtberg, dans la région de Bonn.

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ALLEMAGNE (Politique et économie depuis 1949) - L'Allemagne unie

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  • Anne-Marie LE GLOANNEC
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Dans le chapitre « La multiplication des engagements à l'Est et à l'Ouest »  : […] En matière de politique étrangère, dans le contexte de la guerre froide, le chancelier Kohl appelle, dès son accession au pouvoir, au stationnement dans son pays de fusées américaines à moyenne portée afin de faire échec au déploiement, par le Kremlin, de fusées qui peuvent atteindre le sol allemand. Son prédécesseur, Helmut Schmidt, l'avait appelé de ses vœux dès 1977, causant sa propre perte fa […] Lire la suite

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Pour citer l’article

« GENSCHER HANS-DIETRICH - (1927-2016) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/hans-dietrich-genscher/