HANDISPORT

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Esther Vergeer, championne de tennis en fauteuil roulant

Esther Vergeer, championne de tennis en fauteuil roulant
Crédits : Julian Finney/ Getty Images

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Oscar Pistorius

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Crédits : Julian Finney/ Getty Images

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La classification fonctionnelle des sportifs

Les jeux Paralympiques sont ouverts aux sportifs présentant un handicap physique : amputés, myopathes, personnes souffrant de séquelles neurologiques, se déplaçant en fauteuil électrique, paraplégiques, tétraplégiques et assimilés, infirmes moteurs cérébraux, déficients visuels.

Bien sûr, tous les sportifs paralympiques ne peuvent pas concourir ensemble. Ils sont soumis à des évaluations à l'issue desquelles ils se voient répartis en « catégories sportives » en fonction de leurs aptitudes physiques et sensorielles. Ce système de classification est déterminé par les conséquences du handicap sur la performance, et non par le handicap lui-même. De ce fait, des athlètes présentant des handicaps différents peuvent concourir ensemble s'ils présentent un degré égal d'aptitude fonctionnelle. La classification est propre à chaque sport et le système est conçu afin de minimiser l'impact du handicap sur le résultat. Ainsi, les qualités athlétiques de base et, surtout, l'entraînement déterminent le succès, lequel ne résulte nullement du degré d'infirmité. Un tel système de « classification » pourrait heurter certains esprits, mais une démarche similaire existe en fait chez les « valides », avec les catégories de poids dans divers sports (boxe, judo, lutte, haltérophilie, catégorie « poids légers » en aviron...).

Cette répartition conduit à un grand nombre d'épreuves, mais permet une lisibilité satisfaisante : pour chaque sport (représenté par son initiale en anglais), un « coefficient » est attribué à l'épreuve ; plus le chiffre est petit, plus le handicap est important. À titre d'exemple, en ce qui concerne la natation (S pour swimming), toutes les « nages » sont au programme : la nage libre, le dos et le papillon (toutes désignées par la seule lettre S, car le B de butterfly [papillon] et de backstroke [dos] est réservé à la brasse), la brasse (SB, B donc pour breaststroke), les « quatre nages » (SM, M pour medley). Les handicapés moteurs sont répartis dans des catégories allant de S1 à S10, de SB2 à SB9, de SM3 à SM10 ; les déficie [...]

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Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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SPORT (Histoire et société) - Sociologie

  • Écrit par 
  • Christian POCIELLO
  • , Universalis
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Dans le chapitre «  Le sport, vecteur d'intégration et de socialisation ? »  : […] Dans cette société où la peur de l'autre et l'exclusion sont des thèmes récurrents, le sport serait, selon divers analystes, l'un des meilleurs – l'un des derniers ? – vecteurs d'intégration. Ainsi, à l'issue de la victoire des Bleus lors de la Coupe du monde de football 1998, la liesse s'empara de la France entière. Médias et politiques commentèrent et récupérèrent ce triomphe pour parler de « F […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sport-histoire-et-societe-sociologie/#i_54005

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Pour citer l’article

Pierre LAGRUE, « HANDISPORT », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/handisport/