GUERRES DE RELIGION EN FRANCE, en bref

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L'essor du calvinisme durant le règne de Henri II aboutit à une crise pour la monarchie, dès lors qu'une large part de la noblesse rejoint le camp réformé et que la politique d'apaisement et de compromis religieux menée par la reine mère Catherine de Médicis et le chancelier Michel de L'Hospital échoue, au concile national de Poissy (1561). Après le massacre de villageois protestants à Wassy en 1562, la guerre civile éclate entre le camp ultra-catholique et pro-espagnol et les réformés, vite dirigés par Henri de Navarre, tandis que les monarques valois cherchent une réconciliation autour de la figure sacrée du roi. Mais le massacre de la Saint-Barthélemy (1572) ruine tout loyalisme protestant et livre la monarchie à l'influence des Guise, qu'Henri III doit bientôt éliminer, avant d'être poignardé par un moine (1589). Contesté, le principe monarchique ne doit son relèvement qu'à l'opportunisme d'Henri IV qui, par sa conversion au catholicisme, rassure les tenants des trois camps. L'édit de Nantes (avril 1598) donne des garanties religieuses et militaires aux protestants, tout en posant la vocation catholique du royaume, mais, surtout, il place l'État au-dessus des clivages confessionnels.

Saint-Barthélemy, 24 août 1572

Saint-Barthélemy, 24 août 1572

photographie

François Dubois (1790-1871), Le Massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572). Détail. Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne. 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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—  Vincent GOURDON

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Vincent GOURDON, « GUERRES DE RELIGION EN FRANCE, en bref », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 01 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/guerres-de-religion-en-france-en-bref/