ANDREOTTI GIULIO (1919-2013)

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Giulio Andreotti est une des grandes figures de la Démocratie chrétienne (D.C.) italienne. Son exceptionnelle longévité politique – il fut sept fois président du Conseil et dix-huit fois ministre – a forcé l’admiration, mais a aussi alimenté la « légende noire » de l’homme impliqué dans les scandales de la République.

Giulio Andreotti

Giulio Andreotti

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Figure emblématique de la démocratie chrétienne devenu maître dans l’art du compromis, l’ « Inoxydable » Giulio Andreotti fut le symbole de la vie politique italienne dans la seconde moitié du xxe siècle. 

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Né à Rome le 19 janvier 1919, Giulio Andreotti fait des études de droit. En 1938, la rencontre avec Alcide De Gasperi, le futur leader de la D.C. (fondée en 1942), change sa destinée et l’oriente vers la politique. Il succède à Aldo Moro à la présidence des étudiants catholiques, puis il est élu en 1945 à la Consulta (l’Assemblée provisoire) puis à l’Assemblée constituante (1946). Jusqu’à sa mort, il siège au Parlement, d’abord en tant que député puis, à partir de 1991, comme sénateur à vie.

En 1947, De Gasperi le nomme sous-secrétaire d’État à la présidence du Conseil, un poste clé qu’il conserve jusqu’en 1954. Dans les années du centrisme, Andreotti déploie ses talents de médiateur, grâce à ses rapports privilégiés avec le Vatican : en 1952, il convainc le pape Pie XII de renoncer à l’alliance entre la D.C. et les néo-fascistes aux municipales à Rome (« opération Sturzo »). Après la chute de De Gasperi, il fonde son propre courant (Primavera) et fédère les adversaires du nouveau secrétaire de la D.C. Amintore Fanfani. En 1955, il joue un rôle important dans l’élection du président Giovanni Gronchi contre le candidat officiel du Parti démocrate-chrétien. Il occupe les ministères des Finances (1955-1957) et du Trésor (1958-1959), où il fait l’objet de soupçons dans plusieurs scandales financiers. Il préside aussi le comité organisateur des jeux Olympiques de Rome (1960).

Dans une époque dominée par la lutte contre le communisme, son action à la tête du ministère de la Défense [...]

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ITALIE - La vie politique depuis 1945

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  • Geneviève BIBES, 
  • Marc LAZAR
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Dans le chapitre « La mafia »  : […] Au milieu des années quatre-vingt, le pool de jeunes magistrats palermitains, autour de Giovanni Falcone, avait obtenu d'importants succès, grâce en particulier aux « repentis ». Le plus important d'entre eux, Tommaso Buscetta, avait ainsi permis non seulement l'arrestation de nombreux mafiosi et la tenue du maxi-procès de Palerme en 1986, mais un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/italie-la-vie-politique-depuis-1945/#i_82907

Les derniers événements

30 octobre 2003 • ItalieGiulio Andreotti définitivement innocenté.

La Cour de cassation innocente définitivement l'ancien président du Conseil démocrate-chrétien et sénateur à vie Giulio Andreotti, condamné en appel à vingt-quatre années de prison en novembre 2002 pour avoir été l'« instigateur » de l'assassinat, en mars 1979, d'un journaliste qui enquêtait sur l'affaire Aldo Moro.  [...] Lire la suite

24 novembre 2002 • ItalieCondamnation de l'ancien président du Conseil Giulio Andreotti.

Le 24, la cour d'appel de Pérouse condamne l'ancien président du Conseil démocrate-chrétien, Giulio Andreotti, à vingt-quatre ans de prison pour avoir commandité l'assassinat, à Rome, en mars 1979, du journaliste Mino Pecorelli, directeur de l'hebdomadaire Osservatorio politico [...] Lire la suite

23 octobre 1999 • ItalieAcquittement de Giulio Andreotti accusé de liens avec la mafia.

Le tribunal de Palerme acquitte le sénateur à vie Giulio Andreotti, qui était inculpé d'association mafieuse. L'affaire avait débuté en mars 1993. L'ancien président du Conseil avait été désigné par de nombreux « repentis » comme l'« homme de référence » de la mafia à Rome, à l'époque [...] Lire la suite

9-28 mai 1993 • ItalieVoyage de Jean-Paul II en Sicile, poursuite de la lutte anti-mafia et intensification du terrorisme.

prendre ses distances avec l'organisation criminelle. Le 13, la levée par le Sénat de l'immunité parlementaire de Giulio Andreotti, ancien président du Conseil, dirigeant historique de la Démocratie chrétienne et sénateur à vie – mesure que l'intéressé à lui-même demandée afin de pouvoir se disculper [...] Lire la suite

18 avril - 12 mai 1993 • ItalieFormation d'un nouveau gouvernement après le référendum institutionnel.

, le 5, l'ancien président du Conseil Giulio Andreotti et l'ancien secrétaire général de la Démocratie chrétienne Arnaldo Forlani ont été inculpés. Le 20, la municipalité socialiste de Rome a voté sa dissolution pour les mêmes raisons. Le 26, après d'infructueuses négociations entre les partis [...] Lire la suite

5-30 mars 1993 • ItaliePoursuite des enquêtes sur la corruption dans les milieux politique et industriel.

des Finances Franco Reviglio, qui est le sixième membre du gouvernement de Giuliano Amato à démissionner en deux mois. Le 27, une enquête judiciaire est ouverte par le tribunal de Palerme contre Giulio Andreotti, ancien président du Conseil, pilier de la Démocratie chrétienne et sénateur à vie, qui est accusé de collusion avec la mafia.  [...] Lire la suite

5-28 avril 1992 • ItalieÉlections législatives et démission du président Francesco Cossiga.

lombarde, mouvement hostile à la « partitocratie » romaine et favorable à la transformation de l'Italie en fédération, qui obtient 8,5 p. 100 des voix (+ 8 p. 100) et cinquante-cinq sièges (+ 54). Le 24, Giulio Andreotti, président du Conseil investi en avril 1991, présente la démission [...] Lire la suite

10-22 mai 1991 • U.R.S.S.Appel de Mikhaïl Gorbatchev à l'aide économique de l'Occident.

« signe d'espoir ». Le 22, fort de ce vote qui était une des conditions de l'aide américaine, Mikhaïl Gorbatchev exprime, à l'occasion de la visite à Moscou du président du Conseil italien Giulio Andreotti, son désir de se rendre à Londres, en juillet, pour demander aux sept pays les plus industrialisés, réunis en sommet, une aide économique substantielle.  [...] Lire la suite

6-15 décembre 1990 • C.E.E.Sommet de Rome sur l'union européenne.

Le 6, François Mitterrand et Helmut Kohl adressent à Giulio Andreotti, président en exercice de la Communauté européenne, une lettre exposant la position franco-allemande sur l'union européenne. Il s'agit, une fois réalisée l'unification allemande et une semaine avant la réunion du Conseil [...] Lire la suite

Pour citer l’article

Alessandro GIACONE, « ANDREOTTI GIULIO - (1919-2013) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/giulio-andreotti/