LONDON GEORGE (1919-1985)

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De son vrai nom George Burnstein, le baryton-basse américain d’origine canadienne George London naît le 30 mai 1919 à Montréal (Canada) de parents juifs russes. Il travaille tout d'abord à Los Angeles avec Richard Lert, Hugo von Strelitzer et Nathan Stewart. En 1942, il débute à Hollywood sous le pseudonyme de George Burnson dans le rôle du docteur Grenvil (La Traviata). À New York, il poursuit ses études avec Enrico Rosati et Paola Novikova. Il se produit alors dans de nombreuses opérettes et comédies musicales. En 1947, un impresario le remarque et l'engage avec Mario Lanza et Frances Yeend pour constituer le Belcanto-Trio à l'occasion d'une tournée mondiale. En 1949, Karl Böhm l'invite à l'opéra de Vienne. Il y débute dans le rôle d'Amonasro (Aïda), qu'il chante sans avoir participé à aucune répétition ! Le Festival de Glyndebourne l'accueille en 1950, dans le rôle titre des Noces de Figaro. De 1951 à 1964, il triomphe au Festival de Bayreuth, où il s'impose notamment dans les rôles d'Amfortas (Parsifal) et du Hollandais (Le Vaisseau fantôme). Il s'y révèle l'un des meilleurs barytons wagnériens de son époque. Dès 1951, le Metropolitan Opera de New York l'appelle pour chanter Amonasro. Il obtient immédiatement un engagement permanent et il sera, jusqu'en 1960, l'une des plus brillantes vedettes de la troupe. Sur la scène du Met, il sera le premier chanteur américain à incarner Boris Godounov et Don Giovanni. Lors de la première américaine d'Arabella de Richard Strauss, c'est à lui que l'on confie le rôle de Mandryka (1956). Les plus grandes scènes se le disputent : la Scala de Milan, Covent Garden à Londres, Salzbourg... En 1960, il est le premier chanteur américain à se produire au Bolchoï (dans le rôle titulaire de Boris Godounov). Hélas ! victime d'une paralysie des cordes vocales, il interrompt définitivement sa carrière de chanteur en 1967.

Il se consacre alors à l'enseignement et dirige une école de musique à New York. En 1968, il est nommé administrateur et directeur artistique du Kennedy Center de Washington. À partir de 1971, il s'illustre comme metteur en scène : La Flûte enchantée de Mozart (New York), le Ring de Wagner (Seattle et San Diego, 1973-1975). En 1975, il devient directeur général de l'opéra de Washington. Il meurt, le 23 mars 1985, à son domicile de Armonk (État de New York).

Aussi grand comédien que remarquable chanteur, George London donne toute la mesure de son immense talent sur la scène. La chaleur de son timbre, la profondeur de son registre grave et un sens de l'expression rare lui ouvrent un répertoire lyrique des plus vastes. C'est ainsi qu'il triomphe dans Arabella de Richard Strauss, Tosca de Puccini, Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach et La Chauve-Souris de Johann Strauss. Mais, pour beaucoup, il restera l'inégalable interprète de Mozart et de Wagner, compositeurs auxquels il a dédié l'essentiel de sa discographie.

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Pierre BRETON, « LONDON GEORGE - (1919-1985) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 janvier 2023. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/george-london/