FÜSSLI JOHANN HEINRICH, FUSELI ou FUSELY HENRY (1741-1825)

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Les Trois Sorcières de Macbeth, J. H. Füssli

Les Trois Sorcières de Macbeth, J. H. Füssli
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Titania et Bottom, J. H. Füssli

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Vision de Milton de sa seconde femme, J. H. Füssli

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Le Cauchemar, J. H. Füssli

Le Cauchemar, J. H. Füssli
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Deux hommes ont coexisté en bonne intelligence dans la personnalité d'Heinrich Füssli. Descendant d'un graveur zurichois du xviie siècle qui avait imité avec succès Callot, fils d'un érudit qui pratiquait en amateur la peinture et entretint une longue correspondance avec Winckelmann, le jeune Füssli se brouilla cependant très vite avec sa famille. Il visita Berlin et l'Angleterre, puis, après un long et capital séjour à Rome, s'exila en Angleterre (1776). Très cultivé, d'esprit caustique, jugeant sans aménité ses contemporains (à l'exception de Lavater, de Goethe, de Flaxman et de William Blake), il entreprit une carrière des plus officielles de « peintre d'histoire » comme décorateur de musées, carrière couronnée par sa nomination comme professeur à l'Académie royale (1799-1800). Füssli paraissait appelé à faire régner le néo-classicisme. En réalité, cette formule esthétique dissimulait chez lui un romantisme d'une originalité radicale pour l'époque et pour le pays où elle s'exerçait. À la routinière peinture anglaise de son temps, Füssli (qui s'était rebaptisé Fuseli) apportait l'Italie. À Rome, il avait médité sur les antiques : l'un de ses dessins les plus célèbres et les plus révélateurs le représente lui-même comme accablé par le spectacle de deux fragments de la statue colossale de Constantin. Il avait aussi étudié les œuvres de Michel-Ange, et c'est de ce dernier que dérive la peinture de Füssli. Les personnages y sont délibérément jetés hors du temps et de l'espace conventionnels : la science anatomique de l'auteur lui permet de les fixer dans des attitudes souvent inattendues, où un éclairage irréel joue sur les volumes et les draperies (Amanda se jetant du bateau, coll. privée, Zurich ; Les Trois Sorcières de Macbeth, env. 783, Kunsthaus, Zurich ; Titania et Bottom, env. 1795, ibid.). Ce procédé presque sculptural, non dénué d'emphase permet cependant à l'intuition de Füssli de traite [...]

Les Trois Sorcières de Macbeth, J. H. Füssli

Les Trois Sorcières de Macbeth, J. H. Füssli

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Johann Heinrich FÜSSLI, Les Trois Sorcières de Macbeth. Royal Shakespeare Theatre, Royaume-Uni. 

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Titania et Bottom, J. H. Füssli

Titania et Bottom, J. H. Füssli

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Johann Heinrich FÜSSLI, Titania et Bottom, env. 1795, huile sur toile. Kunsthaus, Zurich, Suisse. 

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Gérard LEGRAND, « FÜSSLI JOHANN HEINRICH, FUSELI ou FUSELY HENRY - (1741-1825) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/fussli-fuseli-fusely/