ARDANT FANNY (1950- )

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Née en 1950, Fanny Ardant passe son enfance et son adolescence à Monaco, étudie à Aix-en-Provence, avant de prendre des cours de comédie. Avec de beaux textes de tragédienne, elle débute au théâtre en 1974. On la voit dans Polyeucte, Esther, Le Maître de Santiago, Electre, Tête d'or... Mais c'est le feuilleton télévisé de Nina Companeez Les Dames de la Côte qui la révèle en 1979. Dès lors, sans pour autant renoncer au grand répertoire de la scène (Les Bons Bourgeois, Obaldia, 1980 ; Mademoiselle Julie, Strindberg, 1983), elle aborde le cinéma par la grande porte, François Truffaut en faisant coup sur coup une héroïne passionnée dans un drame puissant (La Femme d'à côté, 1981) et une petite secrétaire amoureuse de son patron dans une comédie policière légère (Vivement dimanche, 1983). En même temps, Alain Resnais commence à constituer une manière de troupe à partir de La vie est un roman (1983). Elle en fait partie, avec André Dussollier, Pierre Arditi et Sabine Azéma. Mais, si le quatuor s'affirme dans L'Amour à mort (1984), Fanny Ardant n'est plus qu'une silhouette dans Mélo (1986). Qu'importe, car elle incarne alors la brûlante Benvenuta (André Delvaux, 1983), la duchesse de Guermantes (Un amour de Swann, Volker Schlöndorff, 1984), l'épouse d'un cambrioleur (interprété par Johnny Hallyday) dans une comédie de mœurs de Costa Gavras (Conseil de famille, 1986), et incarne tour à tour la femme fatale et frivole du Paltoquet (Michel Deville, 1986), une des Trois Sœurs de Margarethe Von Trotta (1988) et, comme toujours, une amoureuse dans La Famille (Ettore Scola, 1987).

Les années 1990/2000 seront moins brillantes. Fanny Ardant sembleenfermée dans une image de grande dame à la Edwige Feuillère ou à la Marlène Dietrich. Pourtant ses apparitions restent toujours très fortes (Roman de gare, Claude Lelouch, 2007) et sortent certains films en costume de la convention (Le Colonel Chabert, [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages




Écrit par :

  • : professeur honoraire d'histoire et esthétique du cinéma, département des arts du spectacle de l'université de Caen

Classification


Autres références

«  ARDANT FANNY (1950- )  » est également traité dans :

DEPARDIEU GÉRARD (1948- )

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 2 430 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L’art de l’excès »  : […] Gérard Depardieu est par essence un homme de la démesure. Il n'a plus rien à prouver, et rien ne semble l'arrêter. Cet aspect l’a beaucoup desservi. Petit à petit, les médias, plus que ses films, ont pris l’habitude d’évoquer ses frasques (alcoolisées), ses multiples activités extracinématographiques et ses protestations d’amitié à l’égard de Fidel Castro, du président tchétchène Ramzan Kadyrov, e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gerard-depardieu/#i_49922

Pour citer l’article

René PRÉDAL, « ARDANT FANNY (1950- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/fanny-ardant/