ÉTIENNE DE GARLANDE (mort en 1150)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Sénéchal de Louis VI le Gros, Étienne de Garlande appartient à une famille noble de la Brie. Il succède dans cette charge à deux de ses frères, mais se fait particulièrement remarquer par une ambition effrénée et une absence totale de scrupules qui font de lui, à partir de 1108, le conseiller le plus écouté du roi et parfois le véritable maître du royaume. Cumulant charges et bénéfices, il est à la fois sénéchal et chancelier, c'est-à-dire à la tête de l'armée et des bureaux ; bien que simple diacre, il est aussi archidiacre de Notre-Dame de Paris, chef de la chapelle royale, doyen de plusieurs riches églises. N'ayant pu obtenir l'investiture de Pascal II après son élection frauduleuse au siège épiscopal de Beauvais, il se range parmi les ennemis les plus résolus de la réforme grégorienne que le roi avait d'abord favorisée. Il recourt même à l'assassinat pour se débarrasser de deux prélats réformistes. Bouffi d'orgueil, ayant installé les siens aux postes clés de l'État, Étienne de Garlande s'est attiré la haine de la reine Adélaïde et d'une partie de la Cour, ce qui lui vaut une disgrâce de cinq ans (1127-1132). Faible avec son favori, le monarque lui rend pourtant la chancellerie, et Étienne de Garlande n'est définitivement renvoyé que par Louis VII. La charge de sénéchal fut rendue à la maison de Champagne qui la détenait traditionnellement, mais l'épisode des Garlande avait montré aux Capétiens le danger que pouvaient représenter pour eux les pouvoirs du sénéchal. À la mort de Thibaut V, comte de Blois, cet office de l'hôtel disparut définitivement.

—  Solange MARIN

Écrit par :

Classification


Autres références

«  ÉTIENNE DE GARLANDE (mort en 1150)  » est également traité dans :

SUGER (1081-1151)

  • Écrit par 
  • Philippe VERDIER
  •  • 1 995 mots

Dans le chapitre « « Médiateur et lien de paix » »  : […] Ces termes par lesquels le moine de Saint-Denis, qui fut son premier biographe, résume le caractère de Suger s'appliquent à ses multiples activités. Il a restauré l'ordre avec la justice dans les régions ravagées par les féodaux entre la vallée de Chevreuse et l'Orléanais, n'usant de la force qu'à l'extrême limite de la nécessité. Il opéra une retraite mesurée devant les attaques de saint Bernard […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/suger/#i_41879

Pour citer l’article

Solange MARIN, « ÉTIENNE DE GARLANDE (mort en 1150) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/etienne-de-garlande/