SCHIELE EGON (1890-1918)

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Autoportrait, E. Schiele

Autoportrait, E. Schiele
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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L'Étreinte, E. Schiele

L'Étreinte, E. Schiele
Crédits : Bridgeman Images

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Nu couché, E. Schiele

Nu couché, E. Schiele
Crédits : AKG

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Femme Assise au genou replié, E. Schiele

Femme Assise au genou replié, E. Schiele
Crédits : Bridgeman Images

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Egon Schiele, disparu tragiquement en 1918 à l'âge de vingt-huit ans, apparaît comme une figure d'exception parmi les artistes du xxe siècle. Considéré comme l'un des artistes majeurs du mouvement expressionniste, il est aujourd'hui, avec Gustav Klimt, le peintre autrichien le plus célèbre. Après une éclipse de près d'un demi-siècle, son œuvre a été redécouverte à la fin des années 1960, puis a été pleinement reconnue à partir des années 1980.

De par sa vie très courte, la fulgurance de son génie, sa liberté d'inspiration où, pour la première fois, s'expriment aussi crûment la sexualité et les tourments de l'âme, Schiele est devenu le symbole de l'artiste maudit, marginal et révolté. Pourtant, cette image trop univoque mérite d'être nuancée. Personnalité complexe, doué d'un immense talent, Schiele était aussi un être naïf, soucieux de reconnaissance, vaniteux même, plus habile qu'on ne le soupçonne d'ordinaire. Si, comme beaucoup de jeunes artistes, il a vécu dans le besoin, il n'a jamais connu la misère et a su s'attirer la protection de Klimt, susciter l'intérêt de collectionneurs et de quelques marchands, et gagner les faveurs d'un critique célèbre.

De même, son œuvre défie les classifications trop rigides. Elle est tour à tour révolutionnaire et traditionnelle, spontanée et sophistiquée, dépouillée et maniérée, en rupture avec les conventions tout en s'inscrivant dans une continuité historique. Introspective et exhibitionniste, elle met en scène le corps dans tous ses états mais s'attache aussi aux paysages et à l'architecture baroque et vernaculaire de Basse-Autriche et de Bohême. En dix ans, son œuvre a connu quatre inflexions. Nul ne peut prédire quel en aurait été le développement ultérieur.

« Une saison en enfer »

Egon Schiele naît le 22 juin 1890 à Tulln, petite ville située sur les bords du Danube à quarante kilomètres de Vienne, dans une famille modeste dont le père est chef de gare. À la mort précoce de ce dernier, en 1905, son oncle [...]

Autoportrait, E. Schiele

Autoportrait, E. Schiele

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Egon Schiele, «Autoportrait», 1912. Huile et gouache sur bois, 32,2 cm × 39,8 cm. Leopold Museum, Vienne. 

Crédits : Erich Lessing/ AKG

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  • Véronique HOTTE
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Dans le chapitre « Le sang des bêtes »  : […] Patrick Grainville est sensible à l’intrication de la vie et de la mort qu’il repère dans l’œuvre du peintre autrichien Egon Schiele (1890-1918), vouée jusqu’à l’excès à la passion des extrêmes. Dans l’ouvrage qu’il lui consacre ( Egon Schiele , 1992, rééd. sous le titre L’Ardent désir , 1996), il souligne son obsession des corps, son intérêt pour la cha […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/patrick-grainville/#i_15655

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Pour citer l’article

Yves KOBRY, « SCHIELE EGON - (1890-1918) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/egon-schiele/