CHEVARDNADZE EDOUARD (1928-2014)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Homme de la transition gorbatchévienne, Edouard Chevardnadze fut président de la République (1992-2003) d’une Géorgie indépendante, avant d’être chassé par la révolution des roses.

Edouard Chevardnadze

Edouard Chevardnadze

photographie

Avant d'être président d'une Géorgie indépendante de l'U.R.S.S., Edouard Chevardnadze avait été le ministre des Affaires étrangères de l'Union soviétique, contribuant grandement à son ouverture vers l'Ouest. 

Crédits : R. D. Ward/ Department of Defense

Afficher

Edouard Chevardnadze est né le 25 janvier 1928 dans le village de Mamati en Géorgie occidentale. À vingt ans, il adhère au Parti communiste de l’Union soviétique (P.C.U.S.) et obtient en 1959 un diplôme d’historien politologue à l’institut pédagogique de Koutaïssi.

Apparatchik modèle, il est nommé ministre de l’Intérieur de la République socialiste soviétique de Géorgie en 1968, et donc chef du K.G.B. local. Apprécié par Moscou, il est nommé premier secrétaire du comité central du P.C. géorgien en 1972, devenant ainsi le patron du pays. Il combat alors les premiers dissidents (Merab Kostava et Zviad Gamsakhourdia) qu’il croisera sur son chemin lors de l’indépendance du pays. Dès 1976, il entre au comité central du P.C.U.S. puis, deux ans plus tard, au bureau politique, sous Leonid Brejnev.

Avec l’arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev en 1985, il est appelé par ce dernier au poste de ministre des Affaires étrangères, en remplacement du vieux brejnévien Andreï Gromyko. Edouard Chevardnadze est un fervent partisan de la perestroïka. Il sera avec le secrétaire général l’un des artisans de la reprise du dialogue avec les États-Unis, des négociations sur le désarmement et du retrait d’Afghanistan. En décembre 1990, il démissionne, anticipant la chute de l’U.R.S.S. et du gorbatchévisme. Durant le coup d’État conservateur de Moscou, en août 1991, il apporte son soutien à Boris Eltsine et, avec son ami Alexandre Iakovlev, lance des appels à l’Occident pour demander la constitution de comités de soutien.

C’est aussi l’époque de la dislocation de l’U.R.S.S. En Géorgie, les premières élections législatives libres ont lieu en octobre 1990 dans un climat de divisions politiques et ethniques et de violence. C’est l’ancien dissident Zviad Gamsakhourdia, arrêté par Chevardnadze en 1977, qui l’emporte avec plus de 60 p. 100 des suffrages et devient président du Parlement. En mai 1991, ce dernier est élu (87 p. 100) au suffrage u [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages




Écrit par :

  • : docteur en histoire du xxe siècle de l'Institut d'études politiques, Paris, journaliste, membre du comité de rédaction de la revue Confluences Méditerranée

Classification


Autres références

«  CHEVARDNADZE EDOUARD (1928-2014)  » est également traité dans :

GAMSAKHOURDIA ZVIAD (1939-1994)

  • Écrit par 
  • Christophe CHICLET
  •  • 704 mots

La vie et la disparition de celui qui fut le premier président démocratiquement élu d'une des républiques de l'ex-U.R.S.S. reflètent parfaitement la très difficile transition démocratique en Géorgie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zviad-gamsakhourdia/#i_11172

GÉORGIE

  • Écrit par 
  • Christophe CHICLET, 
  • Régis GAYRAUD, 
  • David Marshall LANG, 
  • Kalistrat SALIA
  • , Universalis
  •  • 15 748 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « La Géorgie indépendante »  : […] Après une vaine tentative de retour en force, il s'exile en Tchétchénie. Deux mois plus tard, l'ancien communiste Edouard Chevardnadze devient le président du nouveau Conseil d'État, sorte de gouvernement provisoire dirigé par les démocrates vainqueurs de la guerre civile de l'hiver. Mais les combats continuent en Ossétie et en Abkhazie. Les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georgie/#i_11172

U.R.S.S. - Histoire

  • Écrit par 
  • Nicolas WERTH
  •  • 22 676 mots
  •  • 55 médias

Dans le chapitre « De la perestroïka à la fin de l'U.R.S.S. (1985-1991) »  : […] Gorbatchev définit rapidement trois principaux axes pour la diplomatie soviétique, dirigée par Edouard Chevardnadze, qui a remplacé Andreï Gromyko comme ministre des Affaires étrangères : l'atténuation des tensions Est-Ouest par un désarmement négocié avec les États-Unis et par le règlement des conflits régionaux ; l'intensification des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/u-r-s-s/#i_11172

Pour citer l’article

Christophe CHICLET, « CHEVARDNADZE EDOUARD - (1928-2014) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/edouard-chevardnadze/