DIALYSE

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La dialyse thérapeutique, dont il est ici question, est une technique d'épuration, fondée sur le principe des échanges entre le sang (à épurer) et un liquide d'épuration (liquide de dialyse) séparés par une membrane semi-perméable.

Dans la dialyse péritonéale (D.P.), les échanges se font entre le sang de la circulation intra-abdominale et le liquide de dialyse introduit à cet effet dans la cavité abdominale. Ils ont lieu à travers le péritoine, qui se comporte donc comme une membrane semi-perméable physiologique. Dans l'hémodialyse la circulation du sang est dérivée pour permettre, à l'extérieur du corps, l'épuration plasmatique au sein d'un appareil appelé dialyseur.

Dialyseur

Photographie : Dialyseur

La nouvelle génération des dialyseurs permet de procurer aux malades qui ont besoin d'une épuration sanguine un confort relativement satisfaisant. 

Crédits : Jeff Overs/ BBC News & Current Affairs/ Getty Images

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Dialyse péritonéale

La dialyse péritonéale a été initialement utilisée vers 1945-1946 comme traitement de l'insuffisance rénale aiguë, et, pendant plus d'une décennie, elle resta le procédé d'épuration le plus utilisé ; l'apparition d'une nouvelle génération de reins artificiels plus performants contribua à la rendre moins intéressante que l'hémodialyse.

La technique consiste à introduire le liquide de dialyse dans la cavité péritonéale par l'intermédiaire d'un cathéter, lequel est ensuite raccordé à une tubulure de perfusion permettant l'écoulement du liquide contenu dans des flacons.

Le premier temps est celui de la mise en place du cathéter, qui se fait soit par une pose non chirurgicale chez un patient conscient, soit plus rarement par pose chirurgicale sous anesthésie générale. Les techniques de pose ont pour but d'assurer la mise en place correcte du cathéter pour obtenir un débit de dialyse satisfaisant et d'éviter les accidents immédiats d'ordre mécanique tels que perforation d'une anse intestinale.

Le second temps est représenté par le déroulement de la dialyse. Initialement, l'introduction du soluté de dialyse (préalablement réchauffé à 37 0C) se faisait par simple gravité, et la récupération par siphonnage, en plaçant le flacon plus bas que le patient ; le temps de passage comme celui de la vidange dépendaient à la fois de la taille du cathéter, de sa bonne mise en place, de la hauteur des flacons de perfusion ; elle nécessitait de ce fait une surveillance étroite. Actuellement, l'existence de générateurs de dialyse a simplifié les procédures ; qu'il s'agisse d'appareils semi-automatiques ou automatiques, ils ont tous des possibilités communes qui facilitent la dialyse et sa surveillance (affichage des paramètres de dialyse, pompe d'injection, alarme de débit, réceptacle de recueil du dialysat...).

Les matériels comprennent les cathéters, les appareils d'administration et les solutés de dialyse.

Les cathéters utilisés dépendent surtout du type de dialyse mis en œuvre : les cathéters simples, avec ou sans mandrin métallique, sont surtout employés pour les dialyses intermittentes ; les cathéters spéciaux, dont les plus connus sont ceux de Tenckhoff, d'Oreopoulos, sont surtout employés pour la dialyse chronique.

Les générateurs de dialyse sont de deux types :

– les appareils semi-automatiques qui injectent une solution de dialyse préparée à l'avance ; de fonctionnement simple, mobiles, peu encombrants, ils présentent cependant deux inconvénients, l'un est d'ordre clinique – les manipulations successives augmentent le risque d'infection – l'autre, d'ordre économique, est lié au prix relativement élevé du liquide de dialysat ;

– les appareils automatiques qui préparent le liquide de dialysat à partir d'une eau osmosée et de solutions concentrées contenant les différents produits de constitution en proportions bien définies ; parmi ces derniers, il faut citer les générateurs à osmose inverse de plus en plus utilisés, de manipulation un peu plus complexe que les précédents ; ils offrent l'avantage d'une plus grande sécurité sur le plan du risque infectieux.

Le dialysat est constitué pour une solution standard préparée industriellement et livrée en conteneurs de un à plusieurs litres ; elle contient en concentrations bien définies du sodium, du lactate, du glucose, du calcium, du magnésium. Il existe plusieurs types de solutés qui diffèrent par leur teneur en lactate et en glucose ; les taux de ce produit permettent de distinguer les solutés isotoniques et les solutés hypertoniques. Cette solution standard peut être modifiée au gré de la thérapeutique en changeant les concentrations et en rajoutant d'autres substances.

Les indications sont relativement diversifiées.

– L'insuffisance rénale aiguë n'est plus l'indication principale de la D.P. en raison du nombre de [...]

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Écrit par :

  • : docteur en médecine
  • : médecin-colonel, anesthésiste-réanimateur, chargé de l'enseignement de la médecine d'urgence et de la médecine de catastrophe au service de santé des armées

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Pour citer l’article

François BOURNÉRIAS, René NOTO, « DIALYSE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 janvier 2023. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/dialyse/