CONFORMISME (psychologie)

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Une emprise variable

Deux facteurs principaux sont susceptibles de moduler la tendance à l'alignement conformiste. Tout d'abord, la sensibilité à la pression majoritaire diffère grandement selon les personnalités. Le spectre est large, allant d'individus foncièrement respectueux des conventions sociales à ceux qui ont la volonté de préserver le sentiment d'être uniques et indépendants. Ces derniers seront ainsi plus enclins à refuser les pratiques qu'ils jugent trop moutonnières.

Ensuite, la conformité s'avère diversement encouragée selon les cultures. Si elle est fortement recommandée dans de nombreuses cultures où traditionnellement la collectivité prime sur les aspirations et les intérêts individuels, elle apparaît bien moins désirable dans la société occidentale contemporaine. Elle y contrevient en effet à l'individualisme ambiant et à la promotion d'un idéal d'indépendance et d'autonomie. Composer avec un tel contexte culturel pousse parfois les individus au déni de leur conformité même la plus flagrante. Cela les contraint surtout, en fonction des situations, à devoir évaluer coûts et bénéfices de leur conduite et à arbitrer en faveur du conformisme ou de l'originalité.

Enfin, si le ralliement à la tendance générale peut résulter d'une stratégie volontaire et réfléchie, la recherche actuelle s'attache désormais à montrer combien de simples signaux présents dans notre environnement, tout comme nos croyances préalables sur ce que sont censés faire ou penser nos congénères, sont à même de favoriser subtilement notre alignement conformiste sans que nous en ayons véritablement conscience.


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Pour citer l’article

Michaël DAMBRUN, Michel CHAMBON, « CONFORMISME (psychologie) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/conformisme-psychologie/