COMMUNE DE PARIS, en bref

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En mars 1871, les Allemands vainqueurs de la guerre contre la France, font le siège de Paris. Le second Empire a été renversé et, depuis le 4 septembre 1870, la République a été proclamée. L'Assemblée élue le 8 février 1871 est toutefois à majorité monarchiste ; elle siège dans la ville royale de Versailles. La nouvelle République, dirigée par l'ambigu Adolphe Thiers, semble donc fragile. C'est dans ces conditions qu'éclate, le 18 mars 1871, une insurrection dans la capitale. La « Commune » y est proclamée, mélange d'un républicanisme radical (les communards décrètent par exemple la séparation de l'Église et de l'État, la gratuité de l'enseignement) et des différentes tendances du socialisme français (Karl Marx suit ainsi avec intérêt les événements parisiens). La Commune prend fin brutalement lors de la « semaine sanglante » du 21 au 28 mai 1871, qui voit les troupes « versaillaises » écraser l'insurrection. Le bilan est de 25 000 morts. Le mouvement ouvrier français est décapité. Mais la Commune lui fournira, pour longtemps, une origine mythique, en même temps qu'elle accentuera la méfiance des socialistes envers la République.

Ruines de l'Hôtel de Ville de Paris

Ruines de l'Hôtel de Ville de Paris

photographie

Les ruines de l'ancien Hôtel de Ville de Paris incendié en mai 1871, pendant les derniers jours de la Commune de Paris, mouvement insurrectionnel du peuple parisien. 

Crédits : Alphonse Liebert/ Hulton Archive/ Getty Images

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—  Sylvain VENAYRE

Écrit par :

  • : professeur d'histoire contemporaine à l'université de Grenoble-II

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Pour citer l’article

Sylvain VENAYRE, « COMMUNE DE PARIS, en bref », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 mai 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/commune-de-paris-en-bref/