CERVEAU ET PRODUCTION ÉCRITE

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L’écriture est à la fois langage et motricité. Langage, car pour exprimer des idées il faut choisir les mots, former des phrases grammaticalement correctes, respecter l’orthographe. Motricité, car il faut coordonner finement les mouvements des doigts et du poignet pour tracer ces mots sur le papier. Écrire implique donc une cascade de processus cognitifs, et la frontière théorique entre ceux qui relèvent du langage et ceux qui relèvent de la motricité n’est pas simple à définir. On considère que l’écriture manuscrite commence quand l’orthographe est fixée : en effet, pour écrire un mot, il est nécessaire de déterminer les lettres qui le composent, et dans quel ordre. À ce stade, on admet que le mot est temporairement stocké dans une mémoire tampon appelée buffer graphémique. Jusqu’à cette étape, les lettres ne seraient représentées que de manière abstraite, et le mot pourrait être aussi bien épelé, frappé au clavier ou écrit à la main. Mais, pour tracer les lettres, il faut faire appel à une mémoire motrice des séquences de mouvements spécifiques à chaque lettre. Lorsque cette mémoire est perturbée, à la suite d'une atteinte cérébrale par exemple, cela entraîne une forme d’agraphie, qui se traduit par des difficultés à former correctement les lettres. Nous ne discuterons ici que de la composante motrice de l’écriture, c'est-à-dire des processus spécifiquement mis en jeu dans l'écriture manuscrite.

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Jean-Luc VELAY, Marieke LONGCAMP, « CERVEAU ET PRODUCTION ÉCRITE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cerveau-et-production-ecrite/