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GIGLI BENIAMINO (1890-1957)

Caruso, seul, pourrait disputer à Beniamino Gigli la palme de ténor italien emblématique du xxe siècle. Ce chanteur-né, au timbre melliflu, aura, durant quarante ans, tenu sous son charme spontané l'Ancien et le Nouveau Monde. Son domaine d'élection se confond avec la mouvance puccinienne et vériste, de La Bohème et de Tosca de Puccini à Andrea Chénier d'Umberto Giordano ou à Mefistofele d'Arrigo Boito et aux autres productions de Pietro Mascagni, Ruggero Leoncavallo ou Francesco Cilea. Son répertoire incluait aussi bien Donizetti que Verdi, et s'étendait aux emplois français comme au Lohengrin de Wagner. Ses disques innombrables laissent entendre un timbre solaire et une santé vocale de jeune premier qu'il réussira à préserver durant toute sa carrière. Un tel bonheur de chanter, une émission d'un équilibre si parfait, une fraîcheur de timbre si constante font de Gigli un véritable miracle vocal. L'artiste n'écoute certes que son instinct, mais l'intégrité de ses moyens purement vocaux rachète par avance ce sentimentalisme auquel l'époque l'incite souvent à se laisser aller et qui ne contribua pas peu à sa popularité. Né à Recanati, près d'Ancône, le 20 mars 1890, Beniamino Gigli est mort à Rome, le 30 novembre 1957.

— Jean CABOURG

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Écrit par

  • : critique musical, agrégé de lettres modernes

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )