AIMER, BOIRE ET CHANTER (A. Resnais)

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Si, jusqu’à Mélo (1986, d’après Henry Bernstein), Alain Resnais n’avait jamais réalisé d’adaptations littéraires (d’Hiroshima mon amour à L’Amour à mort, dix longs-métrages en vingt-six ans), la seconde partie de sa filmographie (neuf longs-métrages en vingt-huit ans) ne comporte plus que deux scénarios originaux. En revanche, on y trouve l’adaptation d’un roman (Les Herbes folles, 2009, d’après L’Incident de Christian Gailly) et de six pièces de théâtre. Pourtant l’idée, trop souvent émise, que le cinéma de Resnais aurait radicalement changé de nature au mitan de sa carrière, ne saurait prévaloir. Car le réalisateur n’a jamais écrit tout seul ses scénarios originaux, dus souvent à des écrivains à forte personnalité stylistique (Marguerite Duras, Jean Cayrol ou Alain Robbe-Grillet), et il a toujours choisi ses comédiens dans le monde du théâtre dont il fut toute sa vie un spectateur assidu. C’est donc tout naturellement que la direction de sa troupe d’acteurs, son goût du décor construit, du jeu des éclairages en huis clos et de la structure du récit l’ont amené à se confronter à l’adaptation théâtrale.


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Écrit par :

  • : professeur honoraire d'histoire et esthétique du cinéma, département des arts du spectacle de l'université de Caen

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René PRÉDAL, « AIMER, BOIRE ET CHANTER (A. Resnais) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/aimer-boire-et-chanter/