AD ASTRA (J. Gray)

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Dans le premier long-métrage de James Gray, Little Odessa (1994), Joshua Shapira (Tim Roth), tueur sans envergure, revenait dans le quartier de son enfance et, de petit frère admiratif en mère mourante et aimante, allait jusqu’à contraindre à s’agenouiller son père démissionnaire et haï (Maximilian Schell) pour un meurtre symbolique. Un quart de siècle et sept longs-métrages plus tard, dans Ad Astra, James Gray met en scène un astronaute envoyé en mission dans l’espace à la recherche de son père (Tommy Lee Jones), lui-même astronaute, qui a négligé son épouse et son fils et exerce sa folie incontrôlée et dangereuse aux confins du système solaire. Contrairement à Joshua Shapira, Roy McBride (Brad Pitt) ira au bout de sa mission dans son affrontement avec son père et reviendra sain et sauf, mais plus marqué que jamais. De l’espace clos du quartier de Little Odessa, à Brooklyn, où règne la mafia ukrainienne, nous sommes passés, dans Ad Astra, aux profondeurs infinies et à l’immensité obscure, tant spatiale que philosophique. Peu de choses ont changé : les figures du passé surgissent (Donald Sutherland) et les voyous sont maintenant remplacés par des singes devenus fous de rage. Toutefois, la quête reste la même, nécessaire mais jamais apaisante.


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Écrit par :

  • : historien du cinéma, maître de conférences à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne, membre du comité de rédaction de la revue Positif

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Pour citer l’article

Christian VIVIANI, « AD ASTRA (J. Gray) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ad-astra-j-gray/