ABSTRACTION LYRIQUE, peinture

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Expression d'origine discutée, l'abstraction lyrique apparut en France vers 1947 et sert à désigner toutes les formes d'abstraction qui ne relèvent pas de l'abstraction dite géométrique. C'est ainsi qu'on l'a appliquée à l'action painting de Pollock, de même qu'aux premiers travaux de peinture gestuelle de Mathieu, lui-même tributaire de l'œuvre de Wols. Par la suite, le terme s'est étendu à l'expressionnisme abstrait américain (dont l'histoire propre est assez différente), puis au tachisme. Ces appellations ne sont pas synonymes en fait. Tout au plus pourrait-on dire que les diverses formes d'abstraction lyrique ont en commun une référence (pas toujours avouée) à la peinture de Kandinsky pendant les années 1913 et 1914. L'automatisme pratiqué par certains peintres surréalistes (Masson, plus tard Domínguez, Paalen et Matta, voire parfois Ernst) a influencé quelque peu l'abstraction lyrique. Étendue vers 1960, de manière excessive, à la peinture informelle, la notion d'abstraction lyrique s'est diluée en même temps que la mode passait au nouveau réalisme.

—  Gérard LEGRAND

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Disparu à l'âge de quatre-vingt-dix ans, Gérard Schneider est toujours resté fidèle à l'abstraction lyrique. Éminent représentant de l'école de Paris, il avait reçu, en 1975, le grand prix national des arts, et la médaille de vermeil de la Ville de Paris, en 1983 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gerard-schneider/#i_25367

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Pour citer l’article

Gérard LEGRAND, « ABSTRACTION LYRIQUE, peinture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/abstraction-lyrique-peinture/