ABRAHAM IBN EZRA (1089-1164)

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Commentateur, grammairien, philosophe et astronome, Abraham ibn Ezra, né à Tudela, est l'une des plus grandes figures de la pensée juive du Moyen Âge. Sa carrière se divise en deux périodes bien distinctes. Pendant la première, jusqu'en 1140, il vit en Espagne, où des liens d'amitié le lient à Juda Halévi, dont il épouse la fille. Des cinq fils issus de cette union, un seul, Isaac, est connu. Selon la légende, celui-ci se convertit à l'islam, ce qui incita le père à quitter son pays pour passer le reste de sa vie à voyager.

C'est pendant ses années de pérégrination qu'Abraham ibn Ezra écrivit tous ses grands ouvrages : à Rome, son traité de grammaire (La Balance de la langue sacrée, Mozney leshon ha-qodesh, Venise, 1546) ; à Lucques, un bref commentaire sur le Pentateuque et un autre sur les livres historiques, qui n'est pas conservé ; à Mantoue, un traité sur le calendrier (Sefer ha-‘Ibbur, 1874) et un ouvrage sur les nombres (Sefer ha-mispar, 1895). En 1147, il quitte l'Italie pour la Provence, puis pour le nord de la France. C'est là qu'il écrit son long commentaire sur le Pentateuque, dont seuls subsistent quelques chapitres sur la Genèse et sur l'Exode (Sefer ha-Shem, 1834), ainsi que des commentaires sur le livre de Daniel, les Psaumes, le livre d'Esther, le Cantique des cantiques, les Douze Prophètes dits mineurs. Il y écrit aussi ses ouvrages astrologiques (Mishpetei ha-Mazzalot, Sefer ha-Moladot, inédits ; Sefer ha-Meorot, 1932 ; Sefer ha-Olam, 1937). Il s'y lie d'amitié avec R. Jacob Tam. En 1158, il est à Londres, où il rédige son ouvrage de philosophie, Yesod Mora (Constantinople, 1530). Suivant la tradition, à la fin de sa vie, il accomplit un voyage en Terre sainte. Étant donné le caractère mouvementé de sa carrière, ses ouvrages ne sont pas organisés d'une manière méthodique et sont en majorité composés de brefs traités.

Dans ses commentaires scripturaires, Abraham ibn Ezra s'efforce d'exposer le sens littéral des termes, faisant un large usage des commentair [...]


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ASTROLOGIE

  • Écrit par 
  • Jacques HALBRONN
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Dans le chapitre « Une image étrangère »  : […] On s'aperçoit, en effet, que le reproche essentiel qu'on fait à l'astrologie est d'être étrangère, en porte à faux, mais c'est aussi ce qui fait son charme. Le processus de traduction des traités et des commentaires arabes relatifs à l'astrologie s'intensifie au xii e  siècle. Il laissera sa marque dans la terminologie technique. Bien que les Arabes aient eux-mêmes emprunté aux auteurs grecs, comm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/astrologie/#i_12113

Pour citer l’article

Gabrielle SED-RAJNA, « ABRAHAM IBN EZRA (1089-1164) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/abraham-ibn-ezra/