Claude MINOT

professeur agrégé

BARBERINO ANDREA DI JACOPO DE MANGABOTTI dit ANDREA DA (1370 env.-apr. 1431)

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  • Claude MINOT
  •  • 187 mots

« Chanteur des rues », Barberino traduit et élabore de nouveau en prose italienne des histoires du cycle carolingien. Faisant remonter au fils de l'empereur Constantin l'origine des paladins, il apporte à la matière épique un fonds classique et italien. Dans Les Royaux de France (I Reali di Francia, 1491) et ses autres ouvrages, il raconte les aventures de s […] Lire la suite

CAVALCANTI GUIDO (1255 env.-1300)

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  • Claude MINOT
  •  • 515 mots

Poète du dolce stil novo appelé par Dante « le premier de mes amis », Cavalcanti naît à Florence d'une noble famille guelfe. Il se mêle aux luttes politiques qui divisent alors la ville, prenant le parti des blancs ; il est exilé à Sarzana en 1300. Malade, on l'autorise à revenir à Florence où il meurt presque aussitôt.Il a dominé la jeunesse intellectuelle de son temps : […] Lire la suite

CINO DA PISTOIA (1270-1336)

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  • Claude MINOT
  •  • 347 mots

Né à Pistoia, de famille noble, après des études de droit à Bologne et à Orléans, Guittoncino de' Sighibuldi da Pistoia devient juge à Pistoia et enseigne (le droit) dans plusieurs universités : Sienne, Pérouse et Naples. Gibelin, il est exilé dans sa jeunesse pour des raisons politiques, mais il réussit à rentrer à Pistoia et collabore au gouvernement de la ville. Il représente en quelque sorte l […] Lire la suite

FOSCOLO UGO (1778-1827)

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  • Claude MINOT
  •  • 779 mots

Né d'une mère grecque et d'un père italien, Ugo Foscolo se déclare vénitien de cœur. À Venise, il fréquente les milieux intellectuels, éprouve ses premières émotions sentimentales. De 1796 à 1806, il se bat pour la « liberté » : enthousiasmé par les idées démocratiques, il écrit une Ode à Bonaparte libérateur et milite dans l'armée républicaine ; déçu par le traité de Campoform […] Lire la suite

FRESCOBALDI DINO (1271-1316)

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  • Claude MINOT
  •  • 130 mots

On rattache traditionnellement le poète florentin au dolce stil novo dont il reprend en effet les thèmes (la doctrine d'amour) et le langage poétique (fidèle à la dictée de l'amour) dans ses vingt-deux compositions. Le processus de l'amour demeure conventionnel : ce dernier apparaît avec la dame qui blesse le poète, lui apporte d'abord la douceur (comme chez Guinizelli), mais s […] Lire la suite

GIANNI LAPO (XIIIe-XIVe s.)

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  • Claude MINOT
  •  • 158 mots

Dante cite le Florentin Lapo Gianni parmi les poètes qui, au même titre que Cavalcanti, Cino da Pistoia et lui-même connurent le mieux « l'excellence du vulgaire », entendons de la langue italienne, préférée au latin.On ne sait rien de certain sur sa vie. Il reprend les thèmes du dolce stil novo, fixés par Guinizelli, Cavalcanti e […] Lire la suite

GUINIZELLI GUIDO (1230 env.-1276)

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  • Claude MINOT
  •  • 333 mots

Dante considérait déjà Guinizelli comme le père du dolce stil novo dont il fut aussi le théoricien. Il accomplit ses études à Bologne, dans un milieu ouvert, et devint juge. Gibelin, il participa à la vie politique et fut exilé. La politique n'intervient cependant pas dans ses vers (environ vingt textes). Guinizelli travaille sur une matière « douce », l'amour. Après avoir imit […] Lire la suite

GUITTONE D'AREZZO (1230?-1294)

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  • Claude MINOT
  •  • 329 mots

En le critiquant, Dante a paradoxalement reconnu l'importance de cet auteur, parfois considéré comme un poète de transition, qui fait le lien entre la poésie lyrique provençale ou sicilienne, de type aristocratique, et les milieux bourgeois des villes du Moyen Âge. C'est, en effet, un homme engagé : lié à la vie de sa commune, il s'exile volontairement pour raisons politiques ; mais, vers trente-c […] Lire la suite

PALMIERI MATTEO (1406-1475)

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  • Claude MINOT
  •  • 302 mots

D'origine populaire, Matteo Palmieri fit des études humanistes à Florence et participa à la vie publique. Il écrit en latin des textes de caractères historique et biographique, méditant sur l'histoire qu'il considère comme une discipline formatrice, permettant d'acquérir la sagesse propre à l'action. On le connaît surtout aujourd'hui pour son œuvre en italien, cette langue « vulgaire » qu'il réhab […] Lire la suite