GIANNI LAPO (XIIIe-XIVe s.)

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Dante cite le Florentin Lapo Gianni parmi les poètes qui, au même titre que Cavalcanti, Cino da Pistoia et lui-même connurent le mieux « l'excellence du vulgaire », entendons de la langue italienne, préférée au latin.

On ne sait rien de certain sur sa vie. Il reprend les thèmes du dolce stil novo, fixés par Guinizelli, Cavalcanti et Dante : symptômes et effets de l'amour, cause d'angoisse et de douleur, en atténuant leur portée ; l'amour n'a plus le pouvoir de sublimation idéale qu'il avait chez Guinizelli, même s'il reste éloigné de toute sensualité, et la souffrance n'y revêt pas d'aspects dramatiques, comme chez Cavalcanti. Il écrit avec une élégance abstraite et stylisée, assez impersonnelle, sauf lorsqu'il dépasse l'occasion, prétexte à poésie, pour évoquer la beauté de sa dame, la liste de ses désirs, ou encore, tout simplement, sa joie de vivre.

—  Claude MINOT

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  • Paul RENUCCI
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Dans le chapitre « Le « doux style nouveau » »  : […] L'expression dolce stil novo , « doux style nouveau », provient d'un passage de La Divine Comédie (« Purgatoire », xxiv, 49-63) où Dante imagine sa rencontre avec un poète de la génération qui précède la sienne, Bonagiunta de Lucques. Sollicité de dire s'il est bien celui qui donna naissance à la poésie nouvelle par la chanson de la Vita nova dont le vers initial est « Dames qui avez l'intelligen […] Lire la suite

Pour citer l’article

Claude MINOT, « GIANNI LAPO (XIIIe-XIVe s.) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 31 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gianni-lapo/