3. Signes de conflits
La croissance rapide de la population aurait provoqué une pénurie des ressources. Cette situation oblige, vers 200 avant J.-C., les dirigeants de Monte Albán à exiger encore plus de tributs des communautés alliées. Des guerres se succèdent, mais la capitale l'emporte et prend le contrôle de la région. Ces conflits se reflètent dans l'effondrement de sites comme Dainzú et par la multiplication des représentations guerrières et sacrificielles. L'exemple le plus significatif se trouve à Monte Albán avec les mal nommés Danzantes (« les danseurs ») : il s'agit de dalles gravées à l'effigie de captifs, vaincus et rituellement sacrifiés. Dans certains cas, la défaite de villages entiers est marquée sur les stèles par la représentation de leur toponyme dessiné à côté de la tête décapitée de leur dirigeant. Le succès de cette expansion est démontré aussi par l'installation de populations zapotèques dans le centre du Mexique : il existait tout un quartier de Zapotèques à Teotihuacán, dans la vallée de Mexico. Elles auraient été incorporées à la cité pour profiter de leurs connaissances techniques et mathématiques (Winter, 1997). Les connaissances scientifiques des Zapotèques leur offraient la possibilité de renforcer leur emprise : ils notaient les mouvements des astres et utilisaient le calendrier. Par ailleurs, l'écriture servait autant comme moyen d'expression et de communication que comme solution de sauvegarde de ce cumul de savoirs (Urcid, 1997).
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